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Message Il n'y a rien d'impossible quand on s'aime [PV Mathias] › Sam 4 Juil - 19:51
- A bientôt, Love...


Les paupières s'abaissent, le corps gracile se détend dans l'eau et remonte jusqu'à la surface pour y flotter tel une feuille au vent. "A bientôt, Love" Trois mots murmurés par une voix de velours dans le combiné du téléphone. Trois mots attendus depuis sept longues années. Lovely lâche un léger soupir, attentive au moindre bruissement des arbres que provoque la brise d'été.

Mathias revient. Son frère, sa moitié d'âme, son unique amour sera bientôt ici. A l'extase succède le sentiment familier de l'insécurité. Au téléphone, il a parlé d'une femme. Succinctement. Quelques mots lâchés au hasard de la conversation, comme si il voulait lui avouer sa faute du bout des lèvres. Le corps de Lovely pivote et elle appuie son petit menton sur le rebord de la piscine, les yeux dans le vague. Son frère a parlé de fiançailles. Il revient après sept années de silence et il lui parle d'une autre ! Elle voudrait le détester, lui claquer la porte, lui agiter son bonheur sous le nez. Appeler l'un de ces médecins qui la couve du regard au travail et parader à son bras. Son amour est si beau quand il est jaloux... Ses émeraudes s'assombrissent, un pli déforme ses lèvres charnues... Toute jeune, déjà, Love aimait provoquer ce rictus chez son jumeau, et les rares relations amicales qu'elle avait entretenue n'avaient, finalement, jamais eu vocation qu'à raffermir la possessivité de Mathias à son égard. Lovely n'était pas de ces femmes avides de mot doux et de reconnaissance. Elle ne réclamait jamais. Même quand Math l'avait abandonné, elle s'était effacée et murée dans sa douleur.

Le souvenir de son départ en appel un autre. Une route glissante, un bruit sourd, une lueur de vie qui vacille... Le petit minois se secoue comme pour chasser ces images et sa propriétaire se dirige vers les marches de marbres qui jaillissent de la piscine et rejoignent la terrasse ombragée. Elle est belle, dans l'éclat solaire de Marple Spring. Une peau un peu trop pâle qui rehaussé ses immenses yeux de biches, une taille de guêpe, un ventre plat  et des hanches gracieuses sous son sage maillot de bain deux pièces noir.


- Reviens moi... Math... ou es tu?


Croyant que sa patronne lui parle, la domestique se retourne pour lui proposer une boisson fraîche, mais Love la congédie d'un sourire poli et passe une serviette sur son visage avant de rejeter en arrière ses longues boucles humides. Math... Math... La journée ne touchera t'elle jamais à sa fin? Seras tu la ce soir? Et tes lèvres, ont elles toujours ce gout de fruit bien mure?


Dernière édition par Lovely M Sherwood le Sam 4 Juil - 22:00, édité 4 fois
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Message Il n'y a rien d'impossible quand on s'aime [PV Mathias] › Sam 4 Juil - 20:25

Juste un amour profondément inscrit dans nos vies.

Lovely & Mathias


"A bientôt, love"

Je raccroche doucement alors que la route allait être bien longue jusqu'à elle... Mon coeur ne cessa de battre face à cette voix que j'aimais tant. Une voix douce, cristalline, une voix merveilleuse que je ne cessais d'apprécier. J'allais la revoir, je rentrais à la maison après sept ans d'absences, sept ans où ma vie avait bien changé. J'étais fiancé à une femme, que j'aimais certes, mais que je faisais sans cesse souffrir. Avec Lovely c'était autre chose. Un amour plus puissant qui durait depuis plusieurs années, depuis notre naissance et qui je ne doutais pas avait prit lieu dans le ventre de notre mère. Une relation malsaine que beaucoup ne voyaient pas d'un très bon oeil. Les mains sur le volant, je pris une gorgée d'eau alors que la chaleur ne cessait de me taper dans les yeux. Heureusement que j'avais mes lunettes. Voilà des heures que je conduisais sans m'arrêter, alors que l'impatience de l'approche de Cougartown se faisait ressentir. Avait-elle changé. Sûrement, elle devait avoir grandit. M'aimait-elle encore? Bien sûr, même fiancé je l'aimais toujours autant qu'il y a sept ans. Les kilomètres commencent à s'estomper, je dépasse la frontière annonçant mon arrivée. Je suis enfin de retour.

Une pointe de nostalgie me prend aux tripes. Mon dieu, son sourire me manque tellement. Sa peau si douce, ses yeux de biche, son regard enchanteur...Je tourne rapidement dans l'allée qui mène à notre maison, habitation hérité de nos parents que nous avions décidés de garder. Nous avions tant de souvenirs entre ses mûrs, de beaux rires, de merveilleuses nuits. Je gare mon automobile assez humble pour mes revenus plus que élevés. Un homme en costume sort pour m'accueillir, sûrement un "serviteur" enfin, je n'aimais pas trop ce nom. Majordome? Non plus...Disons qu'il bossait pour la maison, point. Il me sourit et me propose de prendre mes valises, sachant apparemment qui j'étais. Je le remercie simplement et j'entre en silence, discrètement dans la grande maison de campagne. Nos parents avaient toujours aimés les belles et grandes choses, inutile de dire que la maison ressemblait à un véritable château.

Enlevant mes lunettes de soleil la bonne vient à ma rencontre et m'annonce que ma soeur est dehors. Je la remercie de nouveau, me dirigeant en silence vers les lieux. Déjà, je pouvais admirer ses cheveux brillants alors qu'elle était en maillot. Une splendeur...Je m'arrête quelques instants pour la contempler de dos, le coeur battant, la gorge serrée. Un sourire taquin s'affiche sur mon visage et je bondis en avant, la soulevant brusquement et l'envoyant valser dans la piscine... Ce que je n'avais pas prévu c'est de trébucher et de la suivre dans l'eau! Remontant à la surface, je secoue la tête.

"Et merde, j'étais pas censé plonger avec toi!"

Un sourire amusé s'affiche, se changeant directement en un sourire tendre et doux. Elle avait changé mais restait foutrement belle. Comme jamais effacés, mes sentiments remontèrent à la surface, me brûlant de l'intérieur avec un douceur calme et charmeuse. Je ne savais pas trop comment agir face à elle. Après tout, elle avait peut-être changé quelque chose dans sa vie...Peut-être qu'elle ne m'aimait plus assez....





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Message Il n'y a rien d'impossible quand on s'aime [PV Mathias] › Sam 4 Juil - 22:25
Tout d'abord ce parfum. Chaque être humain a sa propre odeur, un mélange de savon, de sueur, de sucre et de lait. Mathias embaume la crème et le sel depuis toujours. Lorsqu'ils étaient enfants, les jumeaux échangeaient leurs coussins pour savourer un peu de l'autre. Ensuite, le contact de ces bras puissants. La, c'est une nouveauté. Math n'a jamais été maigre, mais les muscles qui jouent sous sa peau surprennent Love et lui échauffent les sens. Son corps crève la surface de l'eau et elle se laisse aller jusqu'au fond de la piscine, les yeux grands ouverts. Dans les miasmes aqueux, on devine les longues jambes gainées dans un jean. Les cuisses musclés tendent le tissu. Le ressac de l'eau soulève le tee shirt et dévoile un ventre plat et dessiné.

Lovely remonte à la surface. Le visage émerge, les cheveux plaqués en arrière, quelques gouttes qui s'accrochent sur ses longs cils. Son reflet à changé. Le visage délicat de Mathias s'est sculpté avec les années. Les joues sont plus creuses, une barbe ombre sa peau cuivrée. Mais ses yeux... Ses yeux sont les mêmes qu'autrefois. Ourlés d'interminables cils, ils posent sur elle un regard... Craintif? Interrogatif? 

- Oh Math...

La suite de la phrase se perd dans le néant. "Je te déteste"? "Tu m'appartiens?" Qu'importe ce qui aurait pu suivre. Les bras minces de Lovely glissent autour de la nuque de son jumeau, ses jambes s'enroulent sur ses hanches et son souffle vient se perdre dans le creux de son cou. Le coeur de la jeune femme bat si fort, si terriblement fort qu'il semble vouloir crever son derme et venir se nicher dans la gorge de Mathias. Il doit le sentir contre ses pectoraux musculeux, à travers le fin tissu du maillot de bain et de son tee shirt. L'attraction qui les pousse l'un contre l'autre est tellement puissante que rien ne compte, pas même l’œil des employés de maison. la première fois, c'est ainsi qu'ils se sont trahi. C'est ainsi qu'ils en sont venus à être arraché l'un à l'autre. Alors Love résiste à l'attrait des lèvres pleines qui frôlent les siennes. Elle ne cède pas non plus au désir de lui faire payer son abandon, son absence. Sait il à quel point elle a souffert? Sait il à quel point il la brisera lorsqu'il repartira? Probablement pas. Il n'est pas dans la nature de sa jumelle de se plaindre ou de formuler les reproches.

Impulsivement, le bassin de Lovely se ressert contre celui de son frère et elle souffle, juste pour lui, juste pour eux deux. Juste parce-qu’elle veut chasser la doute qu'elle devine dans les émeraudes qui lui font face.

- J'ai tellement rêvé cet instant.
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Message Il n'y a rien d'impossible quand on s'aime [PV Mathias] › Sam 4 Juil - 22:48

Juste un amour profondément inscrit dans nos vies.

Lovely & Mathias

Elle est si belle. Elle a grandit, plus femme que enfant, ses traits sont devenus fins et angélique, pourtant, je sens encore sa douceur qui lui collait typiquement à la peau. Quand son visage émerge de l'eau, les cheveux en arrière, je ne peux que admirer cette aisance, ce bout de femme...enfin, non cette femme en face de moi. Autant mon corps avait changé, autant le sien c'était cruellement bien formé. Un ventre plat, des hanches dont je pouvais admirer la douceur. Son regard identique au miens, plus doux néanmoins, alors que le mien reflétait plus de dureté. Deux opposés, deux âmes qui ne cesseraient de se compléter, ainsi va la vie. Elle prononce mon nom, j'ai l'impression qu'il sonne merveilleusement bien entre ses lèvres. Les domestiques nous observent, néanmoins, nous ne sommes plus des enfants et le regard des autres ne m'atteins plus, en tout cas pas sous notre toit. Je souris tendrement, calmement alors qu'elle vient se nicher contre moi. Mes bras enroulent son corps si frêle comparé au mien, plus svelte, plus doux. Je peux enfin respirer son odeur. Comment ais-je fais pour me passer de Lovely si longtemps. Mon coeur bat cruellement dans ma poitrine, alors que je sens le sien battre aussi fort contre mon torse. Je ferme les yeux durant quelques secondes, alors que j'écoute ses paroles qui me rassurèrent sur ses sentiments.

"Moi aussi. Tu m'as tellement manqué Love."

Je passe une main dans ses cheveux mouillés alors que je pose un baiser sur son épaule. Son bassin se resserre contre le mien. Je souris tendrement alors que je recule mon visage, frôlant sa joue de mes lèvres, plongeant mon regard dans le sien pendant que mon front se colle au mien. Mes mains se posent sur ses joues. Je sais que nous sommes espionnés, qu'importe, qu'ils jugent en silence nous sommes les patrons, nous sommes chez nous! Doucement, délicatement, je viens déposer mes lèvres sur les siennes. Un baiser doux, passionné, tellement de sentiment en même temps. Cela aurait pu paraitre normal, sauf que pour nous cela ne l'était pas. Un baiser qui dura quelques secondes avant que j'y mette fin, un sourire aux lèvres. Je l'entoure de mes bras, reculant légèrement mon visage.

"Et bien madame vous êtes ravissante. Navré mais j'ai le jeans qui me colle aux fesses, alors si tu permet je sors de la piscine."

Je souris tendrement avant de lui voler un baiser et de la lâcher pour m'éloigner, sortant agilement de la piscine, un domestique me tend une serviette. Je le remercie du regard et prend celle-ci, alors que, malheureusement, je sors mon iphone de ma poche...Foutu...Tant pis j'irais m'en chercher un autre. Enlevant mon tee-shirt et mon pantalon, me retrouvant en boxer, je laisse mes vêtements tomber sur le sol. La serviette autour du cou, je tourne les yeux vers ma soeur.

" Racontes-moi tout... Tu es toujours Infirmière?"


Essuyant quelques goutes qui c'étaient mises à rouler devant mes yeux, je me pose sur un chaise tout en regardant ma soeur, ne la quittant pas des yeux. Mes vêtements avaient disparus, emporté par la bonne qui étaient allé les sécher sûrement.
.





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Message Il n'y a rien d'impossible quand on s'aime [PV Mathias] › Sam 4 Juil - 23:23
Ces lèvres. Ces lèvres!

Lovely est incapable de réfléchir. Dans les méandres de son esprit, elle capte vaguement un avertissement. La discrétion. Ne pas refaire les mêmes erreurs. Mais ce gout de fruit, sucré, velouté, soyeux contre sa langue... Des frissons prennent naissances dans ses reins et s'étendent doucement le long de ses membres jusqu'à mourir dans le bout de ses doigts. Et pire encore, l'exultation de son coeur quand elle comprend que Mathias est toujours sien, qu'il l'aime, comme avant. Que les années n'ont en rien affadies leur passion. Pendant un instant d'éternité, plus rien de compte. Il lui appartient corps et âme, et personne ne peut comprendre ça, ou pire, s'interposer. Pas même via une alliance, n'en déplaise à l'anneau d'or qui brille au doigt de son frère. Love voudrait la lui arracher et embrasser chaque millimètre de sa peau jusqu'à lui faire oublier même le nom de sa rivale. Mais là encore elle ne pipe mot et lorsqu'il s'écarte, ne fait aucun geste pour le retenir.

Mathias semble avoir doublé de volume durant ces sept années. Son corps nerveux de grand colérique est sculpté dans le marbre. Chaque muscle se dessine sous la peau et ses épaules sont si larges qu'elle se prend à désirer le suivre immédiatement pour s'y accrocher, comme autrefois, quand ils étaient passé maître dans l'art de faire l'amour entre deux portes. Le minois s'abaisse pour échapper à cette vue trop attirante, pour ne pas s'attarder sur le dessin des abdominaux qui se perdent à la lisière du boxer, sur les fesses musclés et les longues jambes nerveuses... Reprends toi Love!

- Toujours. Je me suis spécialisée en Pédiatrie, mais j’exercerais en oncologie jusqu'à l'année dernière.

Une courte pause durant laquelle la jeune femme pose un regard nostalgique sur son frère. A le voir ainsi, souriant, rieur, installé à son aise sur le transat, qui aurait pu imaginer quelles horreurs ils avaient traversés ensemble, combien d'années ils avaient endurés sans se revoir? Son Math avait toujours été ainsi avec elle. Colérique, violent, impatient avec le reste du monde, mais doux, sensuel, dominateur, tendre avec sa sœur. Comme deux pièces s’emboîtant parfaitement.

- C'était trop difficile moralement.

La pédiaterie aussi. Mais c'est pour Lovely une façon d'expier ses fautes. Se consacrer aux services les plus difficiles pour se punir et obtenir sa rédemption. Travailler à en devenir folle pour ne pas hurler de chagrin, seule dans cette grande maison qui toute entière lui jette au visage les souvenirs de sa vie d'avant. Une vie ou la présence de Math était devenue une habitude, un élément d'équilibre. Lentement elle sort de l'eau à son tour et s'approche de son frère de cette démarche légèrement ondulante dont il raffole. Love le sait sensible à son corps. Et c'est en jouant de cette pulsion là qu'elle entame, secrètement, sa reconquête. Il est à elle. A jamais. Une question ensuite, faussement désinvolte.

- Combien de temps restes tu?
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Message Il n'y a rien d'impossible quand on s'aime [PV Mathias] › Dim 5 Juil - 0:25

Juste un amour profondément inscrit dans nos vies.

Lovely & Mathias

J'observe ma soeur avec une attention particulière, alors que celle-ci m'explique la situation actuelle. Ainsi elle c'était spécialisée en Puériculture. Pourquoi cela ne m'étonnais pas? Elle avait toujours été d'une grande douceur avec les enfants, enfin, même avec les autres. Disons qu'alors que j'étais la tempête, elle, elle était la douce brise qui nous refroidit lors des vives chaleurs. Je n'avais jamais ignoré les regards qu'elle lançait aux enfants dans le parc, alors que ses yeux pétillaient d'envies, alors que sa main attrapait la mienne...Je m'étais toujours refusé à cette idée, j'étais certes instable mentalement mais pas complètement stupide. J'avais étudie la psychologie et donc, l'anatomie, le consanguinité je connaissais. Jamais je n'admettrais cette erreur...Nous avions bien trop en commun niveau génétique pour risquer une telle chose. Puis, je ne me voyais pas vraiment père, même si cela venait de me tomber dessus avec April. Passant une main sur mon visage, je ne cesse d'observer les courbes fines et féminine de celle que j'aime plus que ma vie.

"Tu as toujours aimé les enfants, tu as la patience pour et surtout la bonté d'âme pour exercer dans ce domaine."


Un doux sourire s'affiche sur mon visage, alors que je penche légèrement la tête sur le côté, le corps allongé dans un transat. Je la voyait bien dans sa blouse blanche, s'occupant de ses patients, se plongeant corps et âme dans ce travaille qui lui allait si bien. Elle sorti alors de l'eau et prit une démarche qi fit apparaître un sourire en coin sur mes lèvres. Je bouge légèrement dans mon transat, alors que mes yeux semblent absorbé par sa contemplation. Je ne pouvais détacher mon regard d'elle, alors que l'eau coulait le long de son corps, un corps enroulé d'une serviette. Je sens ma gorge se serrer alors que j'entends à peine sa question, les yeux un peux trop baladeurs si vous voulez mon avis... Je me redresse légèrement, prenant une position assise, plus confortement. Quand je commençais à ressentir une quelconque envie ou excitation je me mettais à bouger dans tout les sens. Je fais genre de m'essuyer alors que mon regard se détourne durement de ce si beau spectacle.

"Je compte reste ici quelques temps...Je ne sais pas encore combien exactement, mais disons que j'ai quelques affaires à ici."

Je relève les yeux vers la jeune femme, alors qu'elle ne cesse son jeu de séduction qui a le don de me rendre dingue. Je me tourne vers les domestiques et simplement leurs fait signe de partir. Une fois ceux-ci disparus, je me lève et je m'approche dangereusement de Lovely, passant une main dans sa nuque. Elle était plus petite que moi, plus menue, mais si belle. De la fragilité elle avait devant elle la tempête. Je serais son pilier porteur, elle sera ma douceur quotidienne. Je plonge alors mon regard dans le sien, gardant quelques instants le silence.

"Je déteste quand tu joues ainsi avec mes pauvres nerfs..."

Avec elle j'avais toujours été d'une tendresse étrange, d'une grande douceur que beaucoup ne me connaissaient pas. Je ne m'étais jamais réellement énervé sur elle, sauf quand elle tentait de me rendre jaloux...là, je devenais vraiment dangereux. Hors, avec les autres, j'étais carrément instable et imprévisible. Ma soeur avait le don de faire ressortir le meilleure de moi même. Je laisse ma main glisser le long de son dos, faisant en sorte de faire tomber sa serviette, un sourire aux lèvres.

"Je ne comptes pas repartir de si vite ma belle. D'ailleurs j'ai trouvé un travaille à l'université, tu as le nouveau professeur en psychologie devant toi..."

L'anneau à mon doigt semblait si léger à ce moment que j'en oubliais son existence..






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Message Il n'y a rien d'impossible quand on s'aime [PV Mathias] › Dim 5 Juil - 12:09
Lovely y avait songé, en effet. Porter un enfant du seul homme qu'elle puisse jamais aimer. Fonder une famille avec lui et porter ses enfants. Un petit garçon aux yeux d'émeraude et aux boucles noirs... Elle ferme les yeux un instant pour étouffer la pique de douleur qui lui traverse le coeur, ce chagrin familier qui l'étreint à chaque fois qu'un enfant lui ressemble un peu. A cela aussi, Love avait renoncé. Ni famille, ni enfant, ni mariage, ni amour. Pouvait il imaginer, son prince sanguin, qu'elle n'avait eu aucun amant en dehors de lui? Sept années passées dans la solitude, enivrée de travail et de fatigue. Les regards des hommes qui ne l’intéressent que parcequ'ils l'aurait rendu jaloux lui, son Mathias si possessif.


- Tu détestes bien plus encore quand je ne joue pas...


Il enveloppe sa nuque gracile de sa grande main puissante et Love étire le cou, les paupières à demi close, frissonnante quand la serviette glisse le long de son corps jusqu'à finir à ses pieds. Cela éveille les souvenirs de leur adolescence. Les regards brulant de désir échangés quand personne ne s'attardait sur eux. Les gestes esquissés pour attiser la flamme qu'ils comblaient le soir venu parfois, dans le premier recoin ombreux le plus souvent. Math est ainsi. Il prend ce qu'il désire, et à cet instant il veut sa soeur, sa moitié, son âme. En dépit des années qui se sont écoulées les gestes sont naturels, tendres, assurés. 


- Je suis fière de toi Math... Quand commences tu à travailler? Est ce que... Tu reviens à la maison?


Ne pas formuler à voix haute le bonheur de savoir qu'il reste. Ne pas parler de "cette fille" qui a envahie leur espace vital. Son frère est un electron libre, un chat sauvage qu'il ne faut pas même songer à dompter. Elle l'aime ainsi, libre, farouche, impulsif... Trop intelligent pour son propre bien, sous l'épaisse couche de pulsion et de colère. Ses longs doigts fins courent le long des muscles de son torse, et chaque excroissance sous la pulpe échauffe son ventre éteint depuis des années. Lovely ne peut vivre sans son frère. Elle survit.
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Message Il n'y a rien d'impossible quand on s'aime [PV Mathias] › Dim 5 Juil - 16:40

Juste un amour profondément inscrit dans nos vies.

Lovely & Mathias

Cette fille me rendait dingue, non, elle m'avait sans cesse rendu fou. Un contraste évident entre Cathleen et ma soeur jumelle. Un amour comparable et pourtant pas tant que ça. Cathleen...Je l'aimais plus que le monde entier, d'une manière effroyablement cruelle, d'une manière que je ne comprenais pas. Avec elle je me voyais avoir un avenir, je me voyais jongler entre une vie de famille et de nombreuses années côtes à côtes. Pourtant, mes envies étaient si bien enfouies en moi que j'en arrivais à être cruel avec ma fiancée. Je la trompais encore et toujours, hurlant ma peine, prenant la porte pour fuir nos disputes quotidiennes. Que fais-tu encore là me disais-je le soir...Que fait-elle encore près de moi, me demandais-je quand elle était étendue dans le canapé, buvant son café matinal.

J'ai essayé de comprendre, pourtant malgré ma grande intelligence je n'avais pas encore trouvé de solution à cette situation. Je l'aimais, c'était certain, mais malheureusement pour Cathleen elle était destiné à me partager éternellement avec celle qui partage mon âme. Lovely. Avec elle c'était un amour plus calme, sans complications, sans peine en tout cas de mon côté. Je me savais sienne, elle se savait mienne néanmoins je m'accordais l'infidélité alors que je refusais qu'elle me le fasse subir. Égoïste...Oui, mais surtout possessif. Je jongle entre deux histoires, bien triste situation.

"C'est exacte, je te trouve charmante quand tu joues et sage quand tu ne joues pas..."

Mes mains réapprennent à connaître les courbes de son corps, alors que mes doigts frôlent sa peau d'où perles quelques gouttes d'eau. Je la regarda d'un air légèrement absent, étrangement calme, voir même lunatique. Posé dans une rêverie charmante, je laisse la serviette s'écrouler lourdement sur le sol, dévoilant ce corps devenu celui d'une femme. Quelques frissons s'emparent de mon corps alors que ses caresses se font sentir, pourtant, mon visage reste neutre, arborant un simple sourire en coin. Je n'ai jamais été quelqu'un de très expressif, sauf à certain moment, hors, je devais réapprendre à connaître ma soeur. Car oui, sept ans de silence, de distance c'est loin d'être négligeable. Après tout, j'avais appris à connaître un autre corps, hors je celui de ma soeur restait si parfait. Elle me pose alors une question critique. Vais-je revenir à la maison? Je soupire en baissant légèrement les yeux.

"Love...tu sais que je ne peux pas rester éternellement...Mais je suis au moins là pour quelques temps, pour le reste de l'année scolaire en tout cas."

Je suis un homme naturellement franc avec les gens qui m'entourent...Hors je ne pouvais mentir à ma soeur. Elle connaissait la situation, elle sait qu'une fiancée m'attend au Texas, qu'un mariage est programmé. Elle sait tout ça, elle sait également que si j'ai pris soin de la prévenir c'est que cela va se faire un jour ou l'autre. Je pose délicatement mes mains sur le visage de la jeune femme, plongeant de nouveau mon regard dans le sien.

"N'y pense pas pour le moment...je suis là c'est le principale non?"





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Message Il n'y a rien d'impossible quand on s'aime [PV Mathias] › Dim 5 Juil - 17:46
N'y pense pas... C'est si typiquement lui de parler ainsi. Et si typique de sa sœur d'opiner sagement au lieu de lui hurler au visage qu'il n'a pas le droit de revenir à elle pour quelques semaines, quelques mois tout au plus, avant de l'abandonner à nouveau. Mathias se pense fou, probablement l'est il. Mais nul ne soupçonne que sa jumelle patauge dans une démence plus profonde encore. Incapable de vivre sans lui et éternellement dévouée à l'attendre, seule dans sa maison trop grande et engluée de souvenir.


Au lieu de parler, elle se hisse sur la pointe de ses pieds pour atteindre ses lèvres. Qui croirait qu'elle est l'ainée, le bébé en pleine santé quand son frère était né malingre et avait frolé la mort? Peutêtre elle est la plus forte des deux, au fond, puisant son courage dans l'inaliénable folie d'un amour interdit. C'est d'un baiser qu'elle le fait taire et ses lèvres sont plus douces que de la soie sur les siennes. C'est un plaisir malsain que d'échanger ainsi un baiser si profondément interdit. La chaire et les âmes qui s’entremêlent. Leur intimité est la plus profonde qu'on puisse envisager, la langue de Love cherche celle de son frère, un frisson lui brule les reins, un soupir lui échappe.


Dans le secret de son coeur, elle sait qu'elle ne le laissera pas partir cette fois. Dusse t'elle détruire sa rivale, dusse t'elle dévoiler les pans les plus noirs de sa psychée, rien ne les séparera cette fois. Cette rivale fantomatique, Love la méprise avec autant de force qu'elle aime le reste du monde. Les mains à plat sur le torse de Mathias, elle fait basculer sur le transat d'une poussée et le chevauche pour rompre un jeun de sept ans à même leur terrasse, comme lorsqu'ils étaient gamins.


- Tu es à moi.


Une phrase qu'elle laisse échapper en souriant contre ses lèvres. Cesse de penser à elle, cesse de penser à demain. Tu m'appartiens. 
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Message Il n'y a rien d'impossible quand on s'aime [PV Mathias] › Dim 5 Juil - 22:04

Juste un amour profondément inscrit dans nos vies.

Lovely & Mathias

Je n'ai pas conscience du mal que je fais autour de moi, aussi bien à ma soeur cas ma fiancée. Pour moi j'agis sereinement, égoïstement, je suis mes propres envies, mes propres idées. Je ne fais pas la différence entre amour et pur passion, alors que je jongle entre les deux femmes, les voulant pour moi et moi seul. Je ne supporterais pas de perdre une ou l'autre, il est vrai que cela me parais étrangement douloureux. Qu'un autre touche Lovely me rendrais fou de jalousie, en devenant dangereux aussi bien pour elle que pour lui...surtout pour lui. Ma soeur savait parfaitement bien de quoi j'étais capable, encore maintenant, mon corps aillant nettement évolué je pouvais faire bien plus de dégâts. Qu'importe, aussi bien elle que Cathleen m'appartenaient. Malheureusement, ce que je ne comprenais pas, c'est que ce jeu ne pourrait pas durer éternellement... Enfin, plus longtemps il durera plus longtemps je serais heureux. Pour me faire taire, Love vient poser ses lèvres sur les miennes pour un doux baiser. Mes lèvres semblent faites pour les siennes, elles se complètent, elles se ressemblent. Comme si nos corps étaient fais l'un pour l'autre et ce depuis toujours. Je profite de cette douceur, de cette avidité alors que mon corps se rapproche du sien, comme aimanté par ma jumelle.

Douce retrouvaille. Je recule de quelques pas avant de me laisser aller dans le transat sur lequel Lovely venait de me pousser, me chevauchant à présent. Je souris alors que mes mains étaient posés sur ses hanches, que mon regard plongé dans le sien exprimait milles et une émotions. Je suis à elle, je l'ai toujours été d'une certaine manière. Nous avons tellement en commun, nous partageons tellement de choses, tellement de souvenirs, tellement d'amour que cela en était déroutant, étrange. Je passe mon pouce sur ses lèvres, frôlant celles-ci avec une envie montante, un sourire aux lèvres. Je dis alors sans la quitter des yeux, des paroles sincères, des paroles qui me semblaient d'une logiques étonnantes.

"Je l'ai toujours été."


Je viens reprendre ses lèvres alors que mes bras l'entourèrent. Inutile de rentrer dans les détails, inutile de vous faire un dessin. Nos corps réapprirent à se connaitre dans ses lieux non couverts. Sans honte, sans gêne, sans contrefaçon. Mes mains reprirent le terrain de son corps, alors que mes lèvres passèrent leurs temps à gouter sa peau ici et là, savourant chaque parcelle. Sa peau m'avait tellement manqué, elle avait toujours le même gout alors que effectivement il avait autant changé que le mien. Un moment de tendresse, d'avidité. Un moment de plaisir, un moment d'interdit. Le temps sembla s'arrêter alors que nos corps ne faisaient plus qu'un, partageant la même âme. Je ne sais combien de temps cela dura et sincèrement je m'en contre fichais. Tout ce que je sais c'est que au final nous étions sur le sol et non plus sur le transat qui aurait sûrement fléchit sous nos ébats des plus sordides. Collé contre Lovely, je jouais calmement avec ses cheveux alors que mon corps reflétait une couche de sueur perlant au soleil.

"Tu crois que les domestiques ont foutus le camp ou qu'ils se sont rincés l'oeil?"

Dis-je avec un petit sourire narquois, aillant pris soin de couvrir nos corps d'une grande serviette.






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Message Il n'y a rien d'impossible quand on s'aime [PV Mathias] › Dim 5 Juil - 23:03
- Rincé l'oeil, surement? As tu vu la taille de tes biceps? Maria va en faire une attaque...


Love tourne le visage sur son frère, émerveillée par son excessive beauté, par la largeur de ses épaules, par la puissance de ses mains qui pouvaient pourtant se montrer si délicates quand elles glissaient sur son corps ou dans la masse soyeuse de ses cheveux... Oh Mathias... Comment vivre sans lui? Comment supporter de le partager avec une étrangère? C'était l'eternel questionnement, l'insupportable malediction de Lovely qui était à la fois la personne la plus apte à le rendre heureux et la seule dans ce bas monde qui n'ai pas droit au plaisir dans ses bras. Ils en connaissaient le prix... Ils l'avaient cher payé... Hélas, triple fois hélas, les années avaient peu à peu émoussées leur discrétion et ils s'étaient fait surprendre de plus en plus souvent.


Les premières fois, et bien que son frère n'en ai jamais parlé, Love s'était toujours douté qu'il avait intimidé les indiscrets. Déjà à l'époque, il faisait peur à tout le monde, avec ses prunelles de glace et ses poings serrés... Mais l'ère de l'internet, la multiplication des témoins... La rumeur avait enflée jusqu'à les plonger dans la tourmente et les pousser sur la route, mortifiés, incapables de regarder leurs parents adoptifs dans les yeux.


Cet accident avait tout gâché. Dans l'intimité, Love se prenait parfois à en vouloir à cette malheureuse petite fille qui avait payé de sa vie le prix de les séparer. Math avait continué sa route, l'abandonnant seule, la condamnant à affronter le raz de maré de mépris et de haine. Les deux premières années avaient été atroces. Puis, petit à petit, le scandale s'était essoufflé. Lovely n'en savait rien, mais sa fragilité avait été sa défense. On la croyait manipulée par son frère à demi fou -tout le monde le considérait comme une grenade dégoupillé, prompt aux bagarres et aux mauvais coups- et le mépris s'était mu en pitié. Puis la fille de maire était tombée enceinte à l'âge de quinze ans, un professeur avait été surprit avec un homme, et peu à peu l'histoire des Sherwood avait perdu de sa saveur jusqu'à tomber dans un semi oubli...


Love bascule sur le coté et pose la plat de la main sur la mâchoire sculptée de Math. Son frère adoré, son ame soeur... Sait il qu'ici, on mettra à rude épreuve ses nerfs d'homme volcanique? Que sa présence donnera un souffle nouveau aux mauvaises langues? Personnellement, elle s'en fiche. Elle se métamorphose, ses yeux brillent, ses pommettes délicates s'enflamment de bonheur. Le monde pourrait s'effondrer qu'elle ne détournerait pas le visage de celui qu'elle a attendu mille ans, au moins.


- Ils vont à nouveau nous regarder de travers tu sais? Ils n'ont pas vraiment oubliés.
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Invité

Message Il n'y a rien d'impossible quand on s'aime [PV Mathias] › Lun 6 Juil - 20:50

Juste un amour profondément inscrit dans nos vies.

Lovely & Mathias

Je jouais délicatement avec ses cheveux, si doux, si soyeux. Etrangement elle les avait plus claire que les miens, néanmoins, ils n'en restaient pas moins merveilleux. Je souris à ses paroles, alors qu'elle disait que Maria allait faire une attaque. Que cela soit ainsi, je n'en avais que faire. Puis c'est qui Maria? La bonne? Je ne connaissais même pas le prénom des domestiques. Enfin, en même temps je venais de revenir, je n'avais pas eu le temps d'apprendre à connaître mon personnel, non, notre personnel.

"C'est qui Maria? La bonne? Parce que si c'est elle je ne fais pas dans les vieilles marmites..."

Je fais un petit clin d'oeil à ma soeur, alors que celle-ci semblait se perdre dans ses pensées. Elle avait le même air que moi quand je réfléchissais, comme si elle partait dans un monde autre que le nôtre. J'appuie légèrement ma joue contre sa main, alors qu'elle laissait ses paroles m'atteindre avec légerté. Mon regard s'assombri légèrement à ses souvenirs. Ils n'avaient jamais osés réellement me défier ou alors, les mots étaient souvent suivis d'une bagarre que je remportait régulièrement. Du sang avait souvent coulé, mais ça c'était avant. Déjà à l'époque j'étais d'un naturel très instable, considéré comme mentalement perturbé....Ils n'avaient pas réellement tore.

"Lovely, nous n'avons plus seize ans...On fais ce que l'on veux. Je n'en ai que faire de leurs regards, de toute façon le premier qui fait une réflexion il le payera chère."

J'avais dis cela avec un peux de brusquerie, alors que rapidement, je me levais pour attraper mon boxer que j'enfilais. Tous ses souvenirs me rendais clairement de mauvaises humeur. J'étais loin d'aimer parler de mon passé, même avec elle, me braquant directement. Le souvenir de cette fillette morte devant moi me hantait toujours, me réveillant en sueur en plein milieu de la nuit, le coeur battant, les larmes aux yeux. Je revivais cette scène encore et encore, sans cesse à l'infini, non, je n'avais pas oublier, je n'oublierais jamais. Je tourne le visage vers ma soeur.

"Je vais me faire du café..."

Comme toujours je fuis la discussion quand celle-ci se tourne vers des souvenirs trop douloureux. Je me dirige donc vers la cuisine sous le regard d'une des membres du personnel, un regard que j'ignore totalement.







love.disaster
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Invité

Message Il n'y a rien d'impossible quand on s'aime [PV Mathias] › Mar 7 Juil - 14:17
Lovely n'insiste pas. Elle se lève à son tour, attrape les pièces de son maillot de bain et se rhabille, non sans attarder un instant son petit nez retroussé sur sa peau et ses cheveux imprégnés du parfum musqué de Mathias. Cette odeur, autrefois, lui était devenue si familière qu'elle se confondait avec la sienne. La jeune fille soupire en suivant son frère sans un mot. Comme il était aisé de se tromper sur lui. De s'arrêter à son impressionnante masse, à l'éclat malicieux de ses yeux, au pli de ses lèvres quand il se mettait en colère... Personne au monde, probablement, ne pouvait imaginer la fragilité qui suintait sous le masque de marbre. La profonde sensibilité d'un homme trop intelligent pour son propre bien, engoncé dans sa fierté, terrifié à l'idée de faiblire...


- Laisse, je m'en occupe.


Love le dépasse et s'approche de la cafetière, comme autrefois, quand ils se réveillaient ensemble et descendaient prendre leur petit déjeuner. L'odeur alléchante s'élève dans la cuisine, et le silence n'est interrompu que par le léger gargouillis du liquide ambré. Math a changé. Elle le regarde en oblique et étouffe un léger hoquet douloureux en constatant qu'il semble plongé dans ses pensées. Est ce qu'il pense à "Elle"? Cette rivale venue d'ailleurs? Est ce qu'il lui a déjà parlé de leurs relations? Est ce qu'il va l'aimer de moins en moins, quand cette femme aura prit son nom, quand elle lui aura donné une descendance? La main de Love tremble légèrement quand elle lui sert une tasse à ras bord avant de laisser tomber un carré de sucre dans le liquide fumant, pile comme il aime.


Un bruit d'aspirateur retenti à l'étage et la jeune maîtresse de maison songe qu'il lui faudra prévoir une grosse rallonge sur les salaires de ses employées si elle voulait s'assurer leur discrétion. On n'est pas héritière d'une fortune sans comprendre que tout à un prix, tout ou presque. Mathias n'en a jamais eu, lui. Il a ses propres envies, sa propre réalité. Son envie du moment était d'épouser une étrangère, une femme qui jamais ne pourrait l'aimer comme elle, elle l'aimait. Une femme dont le ventre allait s'arrondir... Mettre au monde une autre créature juste vouée à lui prendre un peu plus de son frère. Lovely repose sa tasse et pose ses prunelles de velours sur lui. Prise d'une impulsion, d'un besoin de se rassurer, de voir si la jalousie de Math serait toujours aussi ardente... Elle lui ment pour la première fois de sa vie.


- Je ne serais pas là, ce soir. J'ai un rendez vous.
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