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Membrichou
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Message L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre. - Oskar › Mer 15 Nov - 20:26




Talya & Oskar
L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre.


« Oui papa, c’est promis, j’embrasserai ton petit-fils de ta part. Quand est-ce que tu viens ? … Hum, tu sais bien que je ne veux pas que tu débourses un centime pour venir. Tu sais, la boutique marche bien, j’ai mis de l’argent de côté pour ça…. Oui d’accord…. Je t’aime aussi, bye. » Talya posa son petit doigt enfariné sur l’écran de son portable posé sur le plan de travail pour raccrocher, avant de repousser une mèche de cheveux de son visage avec son poignet. Elle était en pleine inspiration depuis le début de l’après-midi, et travaillait à de nouvelles créations. Des muffins de toutes tailles et de toutes les couleurs s’étalaient sur toutes les surfaces disponibles de sa cuisine. Pour échapper à sa folie créatrice, son fils avait filé, et ne reviendrait que le lendemain matin, passant la nuit chez un ami. L’écossaise avait eu un soupir en entendant la porte claquer. Elle regrettait le temps où il voulait à tout prix l’aider. Elle avait dû exiger un baiser avant qu’il parte, sans quoi il n’aurait pas pris la peine. Mais bon, elle savait qu’il fallait lui laisser de l’espace pour qu’il grandisse. Il était en plein dans l’âge où l’on aime qu’on nous fiche la paix. Tout ce que Talya espérait, c’était qu’il ne lui cacherait pas plus que le strict minimum. La jeune femme s’estimait être une « maman cool », mais elle ne supporterait pas les gros mensonges.

Bien vite la pâtissière avait repris le cours de son activité. Il commençait à se faire tard, son père venait de l’appeler et elle était seule. Elle décida de s’accorder une pause. Après s’être lavée les mains, Talya sortit une bouteille de vin blanc du frigo, un verre à pied du placard juste à côté, puis se servit une quantité raisonnable du doux breuvage, prenant quelques secondes pour admirer son travail. Que faire de tout ça ? Avant de les vendre à ses clients, il fallait que quelqu’un les goûte ! Le reste irait aux soupes populaires qui en voudraient afin qu’ils ne soient pas perdus. Peut-être qu’Oskar était libre, ce soir, à défaut de son goûteur attitré, il pourrait lui donner son avis… La sonnerie de son téléphone coupa Talya dans ses pensées alors qu’elle s’apprêtait à boire une gorgée de vin. Un sourire étira ses lèvres quand elle vit que le numéro de son meilleur ami s’affichait. Quand on parle du loup… « Hòigh ! » Lança-t-elle après avoir décroché. Mais le bruit de fond, qui ressemblait à de la musique assez forte, et la voix agacée qui lui répondit, lui laissa penser que quelque chose n’allait pas. « Vous êtes ‘’Talya’’ ? J’ai un certain… Wesley Hopkins sur les bras. Il vient de péter le nez d’un mec, je crois. Il est intenable, il nous faut quelqu’un pour le calmer, et votre numéro est le dernier qu’il a contacté. Si vous ne venez pas le chercher, j’appelle les flics ! » Talya posa son verre et se pinça l’arrête du nez en inspirant profondément. Bien sûr, comme si elle avait besoin d’un autre gosse. Elle connaissait le penchant d’Oskar pour les défoulades sur autrui, mais c’était la première fois qu’on l’appelait pour y mettre un terme. Elle savait aussi qu’il était suffisamment doué pour ne pas prendre trop cher, mais elle s’inquiétait toujours un peu. Après un soupir, la jeune femme demanda simplement l’adresse.

Le trajet avait été court, et l’écossaise bondit littéralement de sa voiture, à moitié garée sur le trottoir, devant la porte d’entrée du bar. Le gorille qui gardait celle-ci s’avança vers elle pour lui faire comprendre qu’elle devait aller ailleurs, ce qui eut le don d’irriter Talya. « Écoute chéri, on m’a appelé pour venir chercher quelqu’un qui apparemment fait un carnage là-dedans, alors tu me laisses entrer ou ça va chauffer. » l’homme, qui faisait bien deux têtes de plus qu’elle, sembla comprendre et s’empressa de la précéder pour lui montrer le chemin. Il faisait sombre là dedans, mais ils n’eurent pas de mal à trouver Oskar, entouré de gens complètement saoûls qui criaient tout et n’importe quoi. Elle repéra également quelques victimes, sur le côté, avec le patron. Deux vigiles tentaient de séparer Oskar des autres. Un joyeux bordel, en somme. Talya se rua vers son meilleur ami et l’empoigna par le bras un peu plus fort qu’elle ne l’aurait voulu. « C’est quoi ton problème, cette fois ? » siffla-t-elle entre ses dents sur le coup, le fixant malgré, lui aussi, sa grande taille. Elle se dirigea vers le patron, tendant sa main pour récupérer le téléphone, soufflant de vagues excuses, puis se dirigea à toute vitesse vers la sortie sans avoir lâché Oskar. La colère et l’inquiétude donnent une sacrée force, parfois. Ou alors le musicien se laissait simplement faire, ce qui était bien moins glorieux. Les vigiles essayaient de contrôler la foule qu’ils laissaient derrière eux.

Une fois dans la voiture, Talya démarra en trombe sans un mot. Il lui fallut quelques secondes pour se calmer et regretter la façon dont elle s’était adressée à lui. Elle poussa un nouveau soupir, puis tourna les yeux vers lui une fois arrêtée à un feu rouge. « Désolée. » Tu m’as fait peur, abruti. pensa-t-elle sans le dire. Il la connaissait par cœur, il le savait sûrement. Elle n’agissait jamais de cette manière, hormis quand son fils ou lui la faisaient tourner en bourrique.
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Message L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre. - Oskar › Dim 19 Nov - 15:54

Talya A. Matheson & W. Oskar Hopkins
Oskar n'avait pas pour habitude de venir dans les bars de la petite ville. Mais ce soir faisait exception dirons-nous. Voilà des jours qu'il n'était pas sortie de son taudis de maison, des jours qu'il n'avait pas mis ne serait-ce que le nez dehors. Il n'avait pas travaillé si ce n'était chez lui, ses seules conversations se limitaient à des politesses avec sa colocataire qu'il ne voyait qu'en coup de vent. S'était Oskar, il était comme ça, il avait ses périodes, ses mauvais moments où il ne faisait que broyer du noir, cela durait quelques jours, parfois quelques semaines maximum. À vrai dire, ce qui l'avait mis dans un tel état était ce coup de fil à Glasgow, à l'institué où sa mère était. Il appelait chaque semaine, chaque semaine, il prenait de ses nouvelles et c'étaient bien souvent les mêmes. Mais cette fois-ci elle avait semblé retrouver un vague instant ses esprits, elle avait souhaité lui parler. Mais la voix de son fils, l'avait replongé dans sa folie. L'ex-militaire savait que ce n'était pas une bonne idée de lui parler, mais elle avait insisté et les infirmières avaient semblé dire que cela lui serait bénéfique, peut-être. Et bah non, louper. La maladie de sa mère était juste dû à l'horreur de sa vie, ses pertes qui ne cessaient de s'enchaîner. Oskar l'avait lui-même abandonné pour son métier, ça elle ne lui avait jamais pardonné. Il le savait au fond et parfois, il regrettait d'avoir tant admiré son père, tellement qu'il ne s'était pas rendu compte qu'il abandonnait sa famille lui aussi pour suivre le chemin d'un père déjà parti.

Alors oui ce soir après des jours tournant volontairement dans sa cage à la fois dorée et délabrée, il avait décidé de sortir sur un coup de tête. Ce n'était peut-être pas la meilleure des idées, surtout le connaissant. Mais il avait besoin d'un verre, de juste sortir s'aérer et il avait envie d'une bonne bière, juste une. Le musicien avait d'ailleurs choisi avec soin le bar brasserie où il avait trouvé une petite table. Il connaissait le lieu de réputation, les meilleures bières de la ville. En même temps, c'était assez peu compliquer, il n'y avait pas 50 bars et encore moins spécialiser en brasserie. Il avait commandé un demi et s'était posé à la table libre prête du billard. Il y était resté de longues minutes sirotant sa bière citronné, spécialité de la maison avec un plaisir certain. Il ne buvait jamais beaucoup, jamais plus d'un verre d'alcool en tout cas. Ici, il se sentit un peu libéré de cette pression qui l'avait rongé ses jours-ci. Il était encore sur les nerfs, fatigué de ces dernières très courtes nuits de sommeil, mais l'environnement l’apaisait un peu. Une grosse voix le sortit de ses pensées. Il releva un peu la tête alors qu'un homme un peu imposant se posa sur la chaise face à lui. Deux copains à lui sur le côté de la table, tête haute et bras croiser. Il n'était pas venu là pour faire un rami, c'était certain. Oskar ne dit rien, laissant l'autre commencer son speech... Leur table... Ah ? Oskar fit mine de chercher une étiquette avec des noms dessus. Rien. L'homme assit, le chef de la petite bande appartement commença à devenir moins sympa, limite insultant. Il restait à peine une gorgée dans le verre du musicien, l'autre lui demandait de dégager et fissa. Oskar prit tout son temps pour terminer sa dernière gorgée. Sous l’œil à demi amusé à demi agacer de l'autre, s’impatientait. Dégustant sa dernière gorgée Oskar jeta littéralement son verre en direction de l'autre faux motard face à lui, le manquant de peu. Voulut... On dira que oui. Le verre s'éclata contre le mur non loin derrière. La surprise laissa le temps à Oskar de bondir de sa chaise et d'empoigner son interlocuteur violemment. Renversant la chaise et la table à la fois. Oskar menant l'autre par le col jusqu'au mur derrière eux. Il lui décocha rapidement une droite pour se défaire de son étreinte. Oskar Accusa, le coup sans lâcher l'autre. Alors les deux copains qui avaient mis le temps pour réagir empoignèrent le militaire qui non sans mal s'en était également défait.

La suite ? Évidemment cela avait dégénéré pour le plus grand plaisir de l'ex-militaire. Il préférait les bars de detroit pour cela en général. Mais puisqu'on l'avait cherché. Oskar se transforma très vite en machine de guerre, même s'il retenait toujours ses coups pour ne tuer personne, juste faire mal. On arriva à le séparer des trois zigotos qui n'en menaient pas large, mais qui continuaient leurs provocations, facile quand 4 types tien le Ga qui vient de vous démolir. Mais une pression sur son bras fut différente, comme trop familière. Et cette voix. Oskar changea alors du tout au tout. Son visage de tueur disparut en une éclaire, laissant place à son visage plus habituel. Talya, que faisait-elle ici ? À vrai dire, il n'en menait soudain pas large. Se laissant guider tel un petit chiot, il passa devant le patron, regardant Talya récupérer son téléphone. C'était donc ça... Arrf... Il allait lui devoir une explication et il n'en avait pas vraiment envie. Talya était sa meilleure amie et bien plus que tout cela en fait. Mais il n'aimait pas qu'elle le voie dans des états pas possibles. Tel un adolescent prit sur le fait par sa mère, il monta dans la voiture mal garée de son amie. Le crissement des pneus et la vitesse que son amie avait mis à démarrer lui faisaient plus peur que ses grands gaillards dans le bar qui s'éloignait dans le rétroviseur de la voiture qui filait déjà. Mais la voix de Talya qui avait été sévère se radoucit, s'excusant même. Oskar n'avait trop osé ne bouger depuis qu'il s'était assis à côté d'elle. Pourtant, ce n'était pas à elle de s'excuser.

« C'est à moi de m'excuser... »

Oskar savait bien qu'elle serait morte d'inquiétude. Et Oskar n'avait jamais été ainsi auparavant. Il avait changé depuis... Depuis qu'il avait presque tout perdu et ses petits moments de chaos étaient un défouloir qu'il appréciait malgré tout, peut-être même un peu trop. Il tenta un sourire en remerciant Talya, mais sa lèvre lui fit mal. Il grimaça alors, mais son visage lui faisait mal. S'il avait mal mené trois hommes sans trop de difficulté, lui aussi avait pris quelques coups. Mais ses douleurs lui rappelaient qu'il était en vie et cette sensation qui le quittait petit à petit, cette adrénaline qui doucement s'évaporait, elle était si vivifiante. Elle ne pouvait pas comprendre, lui-même ne le comprenait pas alors...

« Je suis vraiment désolé. Je ne voulais pas t'impliquer... C'est... »

Compliquer... Il n'y avait aucune excuse à chercher, aucune excuse à lui trouver. Il aimait ça, se faire tabasser et tabasser en retour comme un manque du champ de bataille inavouée. Oui, mais il avait tout quitté et ne voulait plus repartir. À présent que Talya et Aaron l'avaient rejoint, à présent que Kayleigh était aussi à ses côtés. Sa vie avait un semblant de renouveau. Mais il avait encore du mal à totalement accepter tout cela. Il souffla alors, un "désolé" s'échappant de ses lèvres avant de retourner son regard sur la route. Attendant qu'elle décide ce son sors.

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Message L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre. - Oskar › Lun 27 Nov - 1:09




Talya & Oskar
L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre.

« C'est à moi de m'excuser... » Et pas qu’un peu. railla l’écossaise intérieurement en redémarrant lorsque le feu devint vert, plus doucement cette fois-ci. Elle ne savait pas encore de quelle façon elle allait lui faire payer cet affront, mais une idée se frayait lentement dans son esprit. Talya s’efforça de ne pas regarder Oskar. Elle savait que si leurs regards se croisaient elle céderait. Il avait toujours eu le don de faire en sorte qu’elle arrête de le détester pour les actes qu’il commettait et avec lesquels elle n’était pas d’accord. Et il était hors de question qu’elle ne fonde sous son air de chiot battu pour le moment. « Je suis vraiment désolé. Je ne voulais pas t'impliquer... C'est... » Talya poussa un soupir. « Je sais. » Elle savait quoi ? Qu’elle avait l’impression de ne servir à rien ? Que tous les efforts qu’elle fournissait ne portaient pas leurs fruits ? Qu’il lui échappait petit à petit ? Son cœur se serra tandis que ces pensées, qui entâchaient de plus en plus sa bonne humeur habituelle dernièrement, revenaient la hanter. Elle ne s’attendait évidemment pas à ce que tout redevienne comme avant lorsqu’elle était venue pour le retrouver, mais elle ne s’attendait pas non plus à ce que tout soit si difficile. Elle souffrait de le voir souffrir, ça avait toujours été comme ça. Si elle pouvait absorber toute sa peine et porter son fardeau à sa place, elle le ferait. Mais c’était impossible, voilà pourquoi elle se sentait si impuissante. Inutile. « Je t’emmène à la maison. Tu veux te faire pardonner ? J’ai des tests à te faire goûter. » Lança-t-elle d’une voix qu’elle voulut neutre. Quelle punition. Enfin, au moins elle pourrait garder un œil sur lui ce soir. Peut-être même pourrait-elle essayer de le raisonner… En tous cas elle n’aurait pas à remettre les pieds dans sa maison à lui, qui lui donnait la chair de poule, son état qu’elle jugeait délabré révulsant son obsession pour le rangement et la propreté.

Talya ne parla pas beaucoup durant les quelques minutes qui restèrent du trajet. Une fois garée, elle sortit sans un mot de la voiture. L’idée de passer une soirée avec son meilleur ami ne parvenait pas à lui réchauffer le cœur ; celle du mal qu’elle avait à le sauver prenait le dessus. Elle ouvrit la porte, qu’elle n’avait pas pris le temps de fermer à clé lorsqu’elle était partie telle une furie, et invita Oskar à entrer derrière elle. Elle leva ses yeux tristes vers lui pour enfin le regarder, dans la lumière qu’elle n’avait pas non plus eu le temps d’éteindre, et ne put que constater les rougeurs qui enlaidissaient son visage fin. Sa mâchoire se serra, et elle ne sut trop si elle voulait le frapper lui, ou ceux qui lui avaient fait ça. « Regarde-toi… » souffla-t-elle avant de se diriger vers la cuisine en lui indiquant de la suivre, retirant sa veste qu’elle posa sur une chaise au passage. Elle ignora ses muffins qui se trouvaient un peu partout, mais remarqua en revanche son verre de vin qui l’attendait sagement là où elle l’avait posé. La jeune femme s’en empara et le vida d’une traite, espérant que sa frustration s’amenuise avec l’alcool. Puis elle ouvrit le placard sous l’évier pour en sortir un torchon méthodiquement plié et repassé, avant d’ouvrir le congélateur pour en sortir des glaçons qu’elle emballa dans le torchon en question. Elle fit un nœud puis revint vers Oskar, levant le bras pour apposer avec douceur le paquet de glace sur son arcade sourcilière, qui était légèrement plus gonflée que le reste.  Un nouveau soupir franchit ses lèvres. « Ma question était sérieuse tout à l’heure… Qu’est-ce qui se passe, Oskar ? » demanda-t-elle dans un murmure, son regard ancré dans le sien.
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TalyaMielle

Message L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre. - Oskar › Dim 17 Déc - 13:26

Talya A. Matheson & W. Oskar Hopkins
« Je sais. »

Ses quelques petits mots résonnaient dans son esprit en continue alors que le seul bruit qui lui parvenait aux oreilles était le ronronnement de la voiture. Elle ne savait pas, lui-même ne savait pas ce qui se passait. Il savait juste que taper sur des abrutis lui faisait un bien fou. Tellement du bien l'espace d'un instant qu'il renouvelait l'expérience régulièrement. Peut-être était-ce parce que chaque fois qu'il tabassait un mec, il s'imaginait tabasser celui qui avait tué sa sœur. Qui d'ailleurs courant toujours dans la nature quelque part... Oui, parfois, cet éclair de conscience lui venait. Talya avait ralenti un peu, sortant Oskar de ses pensées, elle semblait se calmer. Sa voix s'était adoucie et il esquissa un sourire très rapide alors qu'elle lui fit part de la punition qu'il allait subir. Talya essayait de se contenir, d'une manière ou d'une autre d'un sentiment ou d'un autre. Oskar la connaissait bien, trop bien, peut-être. Voilà un an qu'elle l'avait rejoint ici, un an où il lui cachait ce mal-être profond qui l'avait finalement poussé à tout quitter deux ans plus tôt. Cette cassure qui avait brisé son âme et qu'il n'arrivait plus à recoller. Il s'en voulait qu'elle est été mêler à cette part sombre de lui. Non pas qu'elles ne les connaissaient pas... Non leur passé, leur adolescence... Ils en avaient fait des conneries. Mais l'adolescence, l'âge de la rébellion, l'âge des conneries était passé depuis longtemps. Talya avait déjà assez à faire avec son fils... Et d'ailleurs, quel exemple donnait-il à ce dernier, qui le considérait presque comme un père... Il n'y avait jamais pensé jusque-là. Le visage de l'homme s'abaissa alors que la voiture se gara devant l'immeuble de son amie. Il mit un petit temps à sortir du véhicule, comme attendant un ordre qui ne venue pas.

Oskar suivit la brune jusqu'à la porte de chez elle, dans un silence lourd,. Elle n'avait apparemment pas pris le temps de fermer. Était-elle donc partie si vite que cela ? Cela n'aidait pas Oskar à se sentir mieux. Mais au fond le devait-il ? Entrant à peine derrière elle, la porte se ferma derrière lui, ne la lâchant pas du regard, elle leva enfin son visage vers lui. Il cessa alors de respirer une seconde, comme si soudain, il passait un jugement. Comme si croiser le regard de Talya, enfin étaient pires que toutes les peines du monde. Et effectivement cela l'était. Ses yeux bruns, pétillants d'une colère retenue et d'un sentiment de peur intense. Il s'en voulait de voir cela au fond de ses si belles pupilles, qui ne méritait que de transparaître joies et bonheurs. Aux quelques mots qu'elle prononça avant de se diriger vers la cuisine, il se tourna et fit face au miroir de l'entrée. Il faisait peur à voir... Les trois zigotos n'y avaient pas été de mainmorte. Lui non plus, c'était vrai, mais à trois contre un... Son soi-disant beau visage était à moitié bleu-violet. Sans bouger du lieu où elle l'avait laissé, proche de l'entrée donc, il se retourna la regarda vider son verre de vin alors qu'il jeta un œil vers la cuisine. L'appartement, il le connaissait bien, si bien qu'il s'y était toujours senti comme chez lui et en un sens, c'était presque tout comme. Mais ce soir, c'était différent. Il se sentait de trop.

Baissant le regard alors qu'elle revenue vers lui, ses mains ayant trouvé refuge dans ses poches de jeans, ne sachant quoi en faire. Il se laissa faire sans même une grimace, malgré la douleur, que lui avait infligée la glace précieusement posée contre son arcade. Relevant un peu ses yeux océan alors qu'elle demanda sérieusement ce qui lui arrivait. Son regard se mêlant au sien. Il ne savait pas quoi répondre et resta un instant muet. Sa main gauche quittant la chaleur de sa poche de jean pour s'apposer sur la main fraîche de Talya, contre son visage et le torchon qui se glaçait doucement.

« Je ne sais pas. »

Avoua alors le plus sincèrement du monde Oskar, démunie soudainement face au regard de son amie, inquiète. Son regard se rebaissa alors. Peut-être était-il temps de parler un peu, de s'ouvrir un peu. Talya était la meilleure pour l'écouter, elle avait toujours su le faire avec patience et sincérité. Elle avait toujours été de bons conseils, comme lui l'était parfois à son égard. Depuis deux ans, il était aussi muet qu'une tombe sur ce qui se passait là, à l'intérieur de son cœur, de cette cassure qui l'avait fait tout quitter. N'arrivant pas à mettre de mot de sentiment même si tout ce qui s'était brisée ce jour-là alors qu'il avait trouvé sa sœur étendue sur le sol de son petit appartement. Abandonner à sa mort... Abandonner à son sort, par tous. Même part lui.

Il recula d'un pas, tout en gardant la main de son amie dans la sienne. Sans un mot, il l'invita alors à le suivre jusqu'au canapé dans le salon. Il s’assit alors, laissant Talya faire de même, quittant sa main. Son regard n'osant se poser de nouveau, concentré sur ce qu'il voulait alors dire. Son regard perdu dans le vague.

« Depuis... Je ne sais pas, sincèrement Talya. J'ai juste besoin... Je me sens justes vivants quand. »

Ses mots étaient décousus, ses phrases incomplètes. Mais rien n'arrivait à se mettre en ordre dans sa tête qui commençait à cogner.

« Je crois que j'ai besoin de ça. Pour oublier, pour évacuer... »

"En plus, le plus souvent, ce n'est pas moi qui commence." Manqua t-il alors d'ajouter. Mais c'était puéril, et ce n'était qu'une excuse débile parmi tant d'autres. Il le savait...

« Je suis désolé. Vraiment. Je... Aaron, je ne lui donne pas un bon exemple, je sais... J'essaie de faire au mieux. »

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Message L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre. - Oskar › Sam 6 Jan - 2:09




Talya & Oskar
L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre.

Les yeux si limpides d’Oskar noyaient l’écossaise qui se laissait bien souvent faire ; mais cette fois-ci, elle ne perdait pas de vue son objectif. Elle sentit sa main se poser sur la sienne tandis qu’elle tenait toujours la poche de glace improvisée contre son doux visage, et elle cligna des yeux. « Je ne sais pas. » Elle voulait comprendre, vraiment. Elle pensait pouvoir comprendre ce que son meilleur ami ressentait, même si elle ne se sentait absolument pas légitime de le lui dire. Elle n’avait pas le droit. Tant qu’on n’a pas vécu pareil drame que celui qu’avait vécu Oskar, on ne peut pas se permettre de dire, ‘je comprends’. Talya vit le regard d’Oskar quitter le sien pour fixer le sol. Une nouvelle fois, le cœur de la brune se déchira un peu plus. Elle avait envie de se donner des gifles pour ne pas être capable de faire disparaître sa douleur, ou même de l’absorber. Le silence se fit, épais, empli de tristesse, de rage et de désespoir. C’était si prenant que Talya eut la sensation qu’elle allait étouffer. Jusqu’au moment où Oskar recula d’un pas, s’éloignant d’elle, sans lâcher sa main. Il ne dit rien mais l’entraîna avec douceur jusqu’au salon, où il s’assit sur le canapé. La brune l’imita, le cœur battant si fort qu’elle pouvait sentir les pulsations contre ses tempes. Il semblait sur le point de s’ouvrir, comme rarement il l’avait fait. Talya sentit une certaine angoisse l’envahir. Et si elle ne savait pas s’y prendre ? Comment ne pas lui faire davantage de mal ? Leurs mains se séparèrent, et la jeune femme croisa les siennes, tortillant ses doigts nerveusement. Jamais encore depuis ce terrible soir, ils n’avaient eu ce genre de discussion. Le genre qui fait un peu avancer, ou qui au contraire, détruit bien davantage. Et il ne la regardait toujours pas. Lorsqu’enfin, quelques mots sortirent de sa bouche, aucun ne sembla faire sens avec les suivants. Pourtant elle saisit parfaitement le fond de sa pensée. Elle savait qu’il était complètement perdu depuis la mort de Maisie et le sombrage de leur mère, qu’il cherchait un moyen de faire sortir ce qui le dévorait de l’intérieur. Si Talya avait beaucoup souffert de ces deux événements, elle ne pouvait qu’essayer d’imaginer la souffrance d’Oskar. Elle tenait beaucoup à sa jeune sœur même si il y avait eu des hauts et des bas. Ses yeux s’embuèrent en repensant à la terrible nouvelle. Mais Oskar reprit la parole, plus clairement cette fois-ci. Talya ne put qu’hocher la tête alors qu’il confirmait ce qu’elle savait déjà. Il y eut un nouveau silence, plus court cette fois-ci. Puis « Je suis désolé. Vraiment. Je... Aaron, je ne lui donne pas un bon exemple, je sais... J'essaie de faire au mieux. » Talya l’interrompit à peine sa phrase terminée, se redressant, secouant la tête. « Shhh… non, ne dis pas n’importe quoi. Je te l’interdis. Et puis Aaron ne sait rien de tout ça. » Elle ne voulait surtout pas laisser Oskar penser ce qu’il venait de dire. Et puis, ça n’était pas le sujet principal. Talya voulait briser la glace, peut-être pas une bonne fois pour toutes, mais il fallait commencer quelque part. Elle inspira longuement, s’apprêtant à prononcer ce prénom si difficile à entendre. « Maisie… »

L’écossaise ferma les yeux un instant, mordillant l’intérieur de sa joue, sale habitude qu’elle avait toujours eue dans ces situations. Puis, elle se lança. « Trésor, que dirait-elle si elle te voyait comme ça… Tout ce qui est arrivé n’est la faute que d’une seule et unique personne, et ce n’est pas toi. Tu ne peux pas porter le fardeau de sa disparition et celui de la culpabilité. Tu as fait absolument tout ce que tu as pu. Ce n’est peut-être pas ce que tu as envie d’entendre, mais, Oskar… » La voix de Talya se brisa sur ses derniers mots tandis qu’elle sentait un nœud se former dans sa gorge, prémices d’un flot de larmes imminent. « Il faut que tu reviennes. Bien sûr quand je suis venue, je me doutais bien que je te trouverais changé... Tu sais bien que je suis prête à te porter à bouts de bras jusqu’à mon dernier souffle, à faire tout ce qui est en mon pouvoir, mais malgré tout ça… J’ai l’impression que je continue de te perdre… Et ça, vraiment, je ne peux pas, tu le sais ? Une fois c’était déjà bien trop. » Une première larme roula sur sa joue sans prévenir, et Talya s’en rendit à peine compte. Elle fixait le visage d’Oskar dans la lumière douce et tamisée de la pièce. Elle risquait bien de finir comme lui si cette situation durait. Malgré sa bonne humeur et son caractère jovial habituels, elle se sentait au bord du gouffre. « Elle est partout… ici… - la brune effleura le fin bracelet qui ornait son bras, offert par Maisie lors d’un après-midi où elles étaient sorties toutes les deux, pour se réconforter de l’absence d’Oskar. Talya lui avait offert exactement le même, ce même après-midi, pour qu’elles se ressemblent. – ici… - elle désigna un album photo qui trônait sur une étagère – et surtout là… - elle posa sa main sur le cœur d’Oskar - Elle est plus que jamais avec nous. » On pouvait la traiter de rêveuse, certes, et ça ne comptait toujours pas pour une Maisie en chair et en os, mais Talya pensait ce qu’elle disait. « Mais nous sommes là aussi. De ce côté-ci. Et je te le demande, il faut que tu te raccroches à ça… » la brune secoua la tête, se sentant obligée d’ajouter un « … et à un autre moyen de te défouler. » dans un murmure tandis qu’elle détournait les yeux de son meilleur ami.

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Message L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre. - Oskar › Mer 10 Jan - 16:32

Talya A. Matheson & W. Oskar Hopkins
Oskar... Oskar n'avait jamais été bien doué avec les mots, il ne l'avait jamais été avec les gestes, avec rien. Il n'était doué de rien. Surtout, quand cela le concernait lui-même. La seule chose qu'il avait su faire parfaitement ? Prendre la fuite, s'envoler aux USA dans un trou paumé, fuir sa vie, ses responsabilités et le chaos qu'il avait laissées. Car oui, il s'estimait responsable de tout ce qui s'était passé. Sa sœur, sa mère... Tout était sa faute. Il avait même abandonné Talya et Aaron, fuyant tel le lâche qu'il était au fond. Il s'était engagé dans l'armée pour faire comme papa, pour être courageux, pour être un héros... Il n'était qu'un raté. Si Talya lui hurlait le contraire alors. Il ne pouvait s'empêcher de penser cela, à cet instant plus que n'importe qui d'autre. Ainsi assit sur le canapé de sa meilleure amie. Attendant de pleurer sur son pauvre sors qui n'était pas... Qu'un tragique destin comme des milliers d'autres vivait chaque jour. Tirailler entre son envie de parler, et ce, cœur endurci de militaire et d'homme fière qu'il avait apprise à être. Il n'osait plus parler, il n'y arrivait pas. Jusqu'à ce nom. Le visage du musicien, qui s'était fermé, concentré, trop peut-être dans une lutte émotionnelle et intime, laissa soudainement sortir une émotion. Son regard posé sur Talya qui venait de prononcer ce nom. Ses yeux clairs embuée, cette envie de vomir, cette rage qui triturait ses tripes, cette tristesse qui lui rongeait le cerveau et dévorait son cœur. Tout cela en même temps. Il ne put rien dire pourtant. Les yeux clos de son amie, sa joue creuse, qu'elle se mordait sûrement intérieurement. Ses mâchoires serrées, il ne pouvait rien dire si ce n'était retenir davantage ses émotions qu'il se refusait encore et toujours à laisser sortir.

La rage de l'homme ne fit que grandir à ses mots. "Pas sa faute. Pas sa faute..." On le lui rabattait les oreilles avec ça. Mais lui savait, il savait que tout était sa faute. Il était sur le point d'exploser, de hurler de lui cracher à la figure tout ce qui le rongeait depuis deux ans. Tout ce que tournait en boucle dans son esprit torturé. Il se retenait encore, il savait que c'était mal, mais elle l'avait cherché. Mordant sa lèvre inférieure, ses yeux clos un instant, il n'écouta pas vraiment la suite de ses mots. Cherchant à se concentrer pour ne pas exploser. Pas devant elle, elle ne le méritait pas. Puis ses yeux s'étaient de nouveau ouverts... La vision qu'il eut, cette larme sur sa joue... Elle calma sans plus de peine toute cette rage qu'il avait au bord des lèvres alors. Ses yeux cristal ne quittaient plus cette larme qui avait roulé sans obstacle jusqu'à son menton pour s'écraser sur son vêtement plus bas. Puis ils s'étaient posé sur cette main qu'elle avait posée contre sa poitrine, terminant d'apaiser cette douleur qui brûlait encore. Il ferma un instant ses yeux. Il rouvre les yeux alors qu'elle semble se détourner de lui. Il retient sa main. Prêt à son confier, prêt à sagement se confier.

« Je n'étais pas là... Je n'étais pas là quand elle avait besoin de moi Talya. Quand elles avaient besoin de moi. Je suis partie dès que j'ai pu, j'étais à peine majeur, j'ai fui la mission que mon père m'avait laissée. Veiller sur elles. Et je n'ai rien vu, je n'ai rien voulut voir. J'ai écouté ses mots, j'ai laissé faire alors que je savais, parce qu'elle me le demandait. Mais ce n'est pas ça être un grand frère. J'aurais dû lui péter les deux jambes quand j'en ai eu l'occasion, j'aurais dû l'éloigner la protégée. C'était à moi de le faire, à personne d'autre ! »

Oskar marqua une pause alors que sa gorge s’asséchait de ses mots difficiles à sortir. Il avala une salive quasiment inexistante et reprit.

« Je sais que c'est mal tout ça. Mais je ne sais pas... Je sais plus faire autrement. J'ai l'impression de n'être qu'une coquille vide. Talya, j'ai l'impression de sombrer dans un puits sans fond... Ta venue ici à été comme une corde de secours à laquelle je me raccroche et avec laquelle j'arrête de tomber. Mais je suis encore loin de la sortie. Je suis désolé, tellement désolé de tout cela. Je sais que... »

L'émotion le gagnait, si bien qu'il n'arrivait plus à finir, à parler. Il baissa le visage sur la main de son amie qu'il avait serrée contre son cœur, comme un besoin de s'accrocher encore et toujours à elle.

« Je sais que tu n'as pas tort. Que ce n'est pas moi qui l'ai tué... Mais c'est tout comme. J'aurais dû mettre fin à tout cela bien avant. Je savais au fond de moi que cela finirait par un drame. Je savais qu'il lui faisait du mal, mais j'essayais de me convaincre qu'elle était heureuse comme elle le disait à tout le monde. Je ne voulais pas être ce grand frère trop protecteur... J'aurais dû. »

L'homme releva le visage alors qu'il inspira profondément. Ses yeux étaient embués, il avait pleuré lui aussi. Dissimulant cela à son ami, il ne relevait que des yeux embrumés. Son visage qui avait été jusque-là si serrer, si dure se détendit un peu. On pouvait presque distinguer un léger, très léger sourire.

« Je ne suis qu'un idiot, hein ? »

Laissa alors entendre le musicien, desserrant sa main sur le poignet de son ami. Jusqu'à enfin libérer sa main.

« Tu me montres cet autre moyen de se défouler. »

Oskar fut alors plus léger. Un regard par-dessus l'épaule de Talya, il ne pouvait que constater les diverses pâtisseries qui trônaient déjà ici et là. Si la faim ne le rongeait pas encore, il était sûr pourtant qu'une bouchée de ses délicieuses gourmandises lui ferait un bien fou. Préfèrent passer rapidement à un autre chapitre. Il se promettait intérieurement de faire des efforts, il lui devait bien ça.

.1088 mots. Fiche créée par Rinema




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Message L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre. - Oskar › Jeu 15 Fév - 20:47




Talya & Oskar
L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre.

Talya regrettait presque chacun des mots qui sortaient de sa bouche. Elle savait qu’elle retournait le couteau dans la plaie, mais elle libérait le poids qui pesait sur son cœur, celui de sa culpabilité à ne pas pouvoir aider Oskar comme elle le voulait. Au moins, elle  essayait, même si elle ne faisait que répéter ce que des tas de gens avaient déjà dû lui dire. Elle aurait aimé avoir les mots qu’il fallait pour libérer sa conscience, comme cette personne dans les films qui parvient à guérir un être cher de ses maux rien qu’avec un beau discours sur la vie et combien elle vaut la peine d’être vécue. Mais ils n’étaient pas dans un film. Elle avait beau vouloir l’empêcher de s’en vouloir plus que tout au monde, elle ne pouvait rien faire si il n’y mettait pas du sien. Lorsqu’elle eut fini, elle détourna le regard, s’apprêtant à récupérer sa main, mais celle d’Oskar la recouvrit de ses longs doigts effilés. Comme s’il voulait la retenir, comme tout à l’heure, dans la cuisine, avant qu’il ne l’entraîne dans le salon. Elle pouvait sentir la chaleur irradier à travers sa peau. Mais les paroles qu’il prononça ne firent que fermer les yeux à l’Écossaise, qui secoua la tête. C’était exactement ce qu’elle redoutait. Ça lui brisait le cœur de le voir se flageller ainsi. Ses doigts se refermèrent sous la main de son meilleur ami en un poing qu’elle aurait presque aimé lui coller dans la figure pour lui remettre les idées en place. Si elle avait été capable de violence contre lui. Il y eut un court silence ensuite, et lorsqu’elle le vit ouvrir à nouveau la bouche, elle manqua de lui dire qu’elle ne voulait pas en entendre davantage. Mais elle se ravisa en l’entendant. Ces mots qui lui firent du bien autant qu’ils l’achevèrent. Même s’il trahissait sa détresse, Oskar, semblait montrer une minuscule once d’espoir pour Talya. Il lui montrait au moins qu’elle n’avait pas tout quitté pour rien, qu’elle pouvait l’aider, servir à quelque chose. Et c’était le plus important pour elle. Comme elle le lui avait si bien dit, elle était prête à tout pour l’aider, mais encore fallait-il qu’elle batte pour quelque chose. La brune ne pouvait pas se permettre de brasser de l’air, pour elle, pour Eliott. Elle ouvrit les yeux lorsqu’il s’arrêta de nouveau, probablement pour cacher les trémolos de sa voix, qu’elle avait à peine pu percevoir. Elle le vit baisser les yeux sur leurs mains. Il avait resserré son étreinte, ce qui réchauffa un peu le cœur de Talya. Ses doigts de détendirent. C’était un sentiment qu’elle n’avait pas ressenti depuis un moment avec lui. Elle avait l’impression de vraiment le retrouver, maintenant que la glace avait été brisée. C’était comme si ils revenaient à l’adolescence, quand ils étaient seuls contre le reste du monde. Quand il n’y avait pas de secrets, pas de drames insurmontables, quand la présence de l’un suffisait à guérir l’autre. Ce temps là paraissait si loin aux yeux de Talya. « Je sais que tu n'as pas tort. Que ce n'est pas moi qui l'ai tué... Mais c'est tout comme. J'aurais dû mettre fin à tout cela bien avant. Je savais au fond de moi que cela finirait par un drame. Je savais qu'il lui faisait du mal, mais j'essayais de me convaincre qu'elle était heureuse comme elle le disait à tout le monde. Je ne voulais pas être ce grand frère trop protecteur... J'aurais dû. » La jeune femme hocha la tête, elle comprenait parce qu’elle s’était fait les mêmes reproches, à l’époque. Elle adorait Maisie, même si elle n’en était pas aussi proche qu’elle l’était d’Oskar. « On est tous coupables, de n’avoir rien vu ou de n’avoir rien fait. On aurait tous pu faire quelque chose, membres de sa famille ou non… Tu n’as pas à te sentir seul coupable de l’histoire. » murmura-t-elle dans un souffle. Que serait-il arrivé si Oskar avait forcé sa sœur à quitter son mari ? Personne ne pouvait savoir de quoi cet homme aurait été capable. Et Dieu seul savait aussi comment aurait réagi Maisie.

Elle observa Oskar relever les yeux vers elle, et elle lui offrit un regard empli de tendresse. Puis il son expression changea légèrement. S’il était un idiot ? « On va dire que ça arrive. » rétorqua-t-elle en penchant la tête sur le côté et faisant la moue, retirant doucement sa main de sa poitrine. Alors, comme pour clore ce moment de tristesse, il lui demanda de lui montrer un moyen de se défouler, en jetant un coup d’œil derrière elle. En effet la vue sur la cuisine pouvait paraître alléchante. Déterminée à continuer cette soirée de manière plus positive, Talya se leva du canapé, un léger sourire sur les lèvres, et se dirigea vers la cuisine, attrappant au passage la télécommande de la chaîne Hi-Fi posée sur le bar, et appuya sur le bouton rouge pour l’allumer. Les premiers airs de jazz de firent entendre, mais la jeune femme lança la télécommande en direction d’Oskar pour qu’il l’attrape au vol, avant de lui adresser un clin d’œil pour lui indiquer qu’il pouvait changer s’il le souhaitait. Puis elle sortit un plateau d’un des placards, avant d’y placer minutieusement un muffin de chaque saveur qu’elle avait fabriqués. Si certains goûts étaient plutôt classiques, d’autres sortaient plus de l’ordinaire, et si elle n’avait probablement pas inventé ces recettes, elle n’en avait encore jamais goûté. Une fois son plateau bien garni de jolies couleurs, Talya le prit à deux mains et retourna dans le salon en se déhanchant sur la musique. « Monsieur est servi. J’espère que tu es prêt pour l’overdose de sucre. » murmura-t-elle avec un sourire en déposant le plateau sur la table basse face à son meilleur ami. « Il nous faut aussi de quoi faire couler tout ça ! » s’exclama-t-elle dans un éclair de génie avant de retourner à la cuisine pour sortir du frigo une bouteille d’eau citronnée qu’elle faisait elle-même. Elle en avait toujours une bouteille toute prête. L’écossaise prit également deux verres propres, et revint avec tout son attirail au salon, s’asseyant sur le canapé aux côtés d’Oskar. « Alors avant tout, je veux que tu lèves la main droite et que tu jures solennellement de tout goûter, parce que je te rappelle que c’est à cause de toi que je me suis lancée dans cette histoire de salon de thé, tu me dois bien ça. » lanca-t-elle avec un léger rire, avant de présenter ses créations, en les pointant du doigt une à une. « Banane-chocolat… Chocolat blanc et cœur confiture de framboise… Poudre de noisette et sirop d’érable… Pomme-noix… Beurre de cacahuète, cœur chocolat… Ici c’est un coco-framboise, que j’ai aussi fait en remplaçant la framboise avec du chocolat ici… » Elle avait du mal à contenir sa passion pour la pâtisserie en décrivant ses muffins, et elle avait parfois peur d’ennuyer les gens à qui elle en parlait. Alors elle se tut en se mordillant la lèvre, laissant Oskar choisir le premier muffin qu’il voudrait goûter, s’occupant de remplir les deux verres d’eau citronnée.

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Message L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre. - Oskar › Lun 12 Mar - 14:34

Talya A. Matheson & W. Oskar Hopkins
L'ex-militaire avait eu besoin de s'accrocher à quelque chose, à quelqu'un plutôt alors qu'il avait laissé son coeur s’exprimer. C'était la première fois qu'il mettait des mots sur sa douleur, cette douleur qu'il ne comprenait qu'à moitié au fond. Une douleur indolore pour son corps, mais marquante pour son esprit. Si son visage à présent était abîmé, il avait plus mal à l'intérieur. Talya, c'était elle son pilier depuis déjà de trop nombreuse années. Toujours présente, toujours partante pour le relever quand il s’effondrait. La preuve était encore là, évidente, puisqu'elle avait crevé l'abcès de ce mal qui le rongeait. Il fallait avouer qu'il se sentait mieux. Parler lui avait fait du bien. Si cela n'allait pas se résoudre d'un claquement de doigts, confier sa douleur sa peine à celle qui a toujours eu sa plus profonde confiance et son plus sincère respect fut important. L'émotion était palpable, et il savait au travers de ses mots durs aussi bien pour lui-même que pour elle que cette étape était nécessaire. Pour lui surtout, mais aussi pour elle quelque part. Elle avait tout quitté, elle avait pris son fils sous le bras alors que le vit à Glasgow était stable, elle avait tout quitté pour le rejoindre lui. Cet homme qui perdait presque l'esprit à son sens. Mais sa venue avait été nécessaire. Depuis qu'elle était là, la savoir proche de lui, il se sentait mieux, chaque jour un peu plus. Si jamais cela ne sera comme avant si Oskar est à présent un homme brisé par la vie et cette culpabilité qui le ronge. Il veut à présent faire son possible pour se reconstruire. La vie continue, n'est-ce pas . S'il ne l'admet qu'à demi-mot encore. Au moins il en est conscient à présent. Et cela, il le doit à Talya. Mais aussi et surtout à Elliott. Ce pauvre gamin qui a dû quitter sa vie du jour au lendemain. Qu'Oskar, qui autrefois était comme un père l'a abandonné. Aujourd'hui, leurs relations sont bancale, pour ne pas dire froide. Oskar comprend le gamin. Mais pourra-t-il lui le comprendre ? Au travers du regard noir que le gamin lui a lancé lors des retrouvai, Oskar à compris qu'il était temps qu'il remonte la pente, qu'il sorte la tête de l'eau. Qu'il redevienne cet homme qu'autrefois le garçon admirait. Oui, Oskar aimerait tant pouvoir redevenir cet homme. Pour Elliott, pour Talya, mais aussi pour lui-même.

Les yeux de l'homme s'abaissèrent alors qu'il avoua se sentir coupable de n'avoir rien fait. La réponse de Talya lui brisa le cœur. Comme si jamais il n'avait pris conscience qu'il n'avait pas été le seul à souffrir de ce qui était arrivé à sa sœur. Comme si Talya n'avait pas été touché par cela. Aveuglé par sa peine, il n'avait su le voir. Mais ses mots lui faisaient mal. Si son visage s'était détendu dans un léger sourire pour changer de sujet. Il regarda droit dans les yeux la femme et s'excusa d'un doux regard de n'avoir su gérer mieux cela. D'avoir fui plutôt que de la soutenir plutôt que de rester afin que comme la famille qu'ils sont se soutienne. Elle retira la main qu'il avait jusque-là jalousement gardée contre lui. Mettant fin à ce moment émotion, nécessaire pour pouvoir repartir sur de meilleures bases.

Lui ne bougea pas se faisant servir tel un pacha ce soir. Ramenant le chiffon frais de glaçon qui commençait à fondre contre son œil blessé et son arcade qui le lançait quelque peu. Il ne perdit pas une miette de ce que faisait son amie de toujours. De son œil sain, il attrapa dans un réflexe la télécommande qu'elle lui balança. Il changea la station de radio et mit une station plus rock alternatif, quelque chose qui aurait pu passer pour plus romantique dans d'autres circonstances selon la musique qui passait. Déposant la télécommande sur la table base, il reposa son attention sur Talya et ses pâtisseries. Une farandole de couleurs alors venues jusqu'au canapé présenté joliment sur un beau plateau d'argent ou d'imitation argent. Talya déposa le tout sous les yeux écarquillés du musicien qui se sentait déjà gonflé rien qu'à la vue de tous ses muffins.

« Tu veux me faire prendre 10 kilos, c'est ça ! »

Plaisant alors l'homme laissant le chiffon froid qui commençait à dégouliner des glaçons fondus. Se levant la main sous le chiffon pour ne pas trop laisser de trace au sol, il déposa sans plus de précautions le chiffon et les quelques maigres glaçons encore en formes dans l'évier avant de revenir vers Talya. À peine rassit Talya fit elle aussi un aller-retour à la cuisine pour chercher de quoi boire. Un sourire s'afficha sur le visage violacé de l'homme alors que Talya lui demanda de jurer de tous goûters mais se prêtant avec humour au jeu il leva la main droite et prêta serment. Ce qu'elle disait n'était pas faux. Il l'avait poussé à faire de son talent et passion son métier. Jeune femme qui n'avait que trop rarement été stable dans son travail, et même sa vie de tous les jours, volage et rêveuse, aventurière et libre comme l'air elle avait toujours vogué au gré du vent. Mais Marple Spring semblait être l'occasion d'un renouveau pour tous les deux. Peut-être qu'e un sens Oskar avait retranscrit son envie d'avancer au travers Talya quand elle arriva en ville. La poussant à créer son entreprise à être plus stable dans son travail, sans pour autant dépendre de quelqu'un. Être son propre patron à ses avantages comme ses inconvénients. Oskar le sait que trop bien. Lui qui a été conditionné pour obéir aux ordres aujourd'hui, il mène sa vie comme on fait avancer sa petite barque.

Oskar ouvre de grands yeux alors qu'elle lui présente les différents goûts de ses gourmandises. Il les oublie presque aussi vite qu'elle les énonce. Mais à peine eut-elle terminé son énoncé qu'il saisit une des pâtisseries, Pomme-Noix, si sa mémoire n'avait pas encore été trop amocher par les coups qu'il avait reçus plutôt. Sans attendre, il mordit dedans. Le goût était un peu étrange à la première bouchée, mais pas de cet étrange dégueulasse, non, tout au contraire. Surprenant, mais dans le bon sens du terme. Il prit même une seconde bouchée à peine eut-il terminé la première. Il regarda Talya de ses grands yeux claire expressif. Se régalant. Mais s'il voulait goûter à tout, il ne devait pas manger les muffins en entier. Mâchant un peu, il ne tarda pas à complimenter sa merveilleuse pâtissière personnelle !

« Il est surprenant celui-ci, mais il est très bon. Le mélange est subtil et la pomme va très bien avec la noix. J'avoue que je n'aurais jamais associé ses deux parfums ensemble, mais... ça vaut le coût. Tu les as goûtés déjà toi ? »

Il tend sa main vers Talya, présentant le gâteau déjà mâché en sa direction. Ils ne se craignent pas, ou plus. Leur passé commun passe bien au-dessus de cela. De sa main libre et d'un léger regard, il saisit le verre qu'elle vient de remplir. Son breuvage favori y étant versé, depuis gamin, il adore la citronnade et cela n'a fait qu'empirer depuis qu'il est musicien puisque ce breuvage aux citrons à certaines propriétaires pour sa gorge fortement sollicite. Talya le connaissent bien si bien qu'elle a toujours ce breuvage dans son frigo pour lui. Pour elle aussi, sûrement. Mais il apprécie l'attention même si il reste silencieux et se contente d'un sourire alors qu'il porte le verre à ses lèvres. Si la soirée à mal commencer, pour sûr, elle se terminera sur une note positive et quelques kilos en plus !

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PS : navrée du retard, IRL chargée et motive et moral pas au plus haut, mais je reprends doucement le dessus !




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Message L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre. - Oskar › Mar 10 Avr - 13:36




Talya & Oskar
L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre.

« Tu veux me faire prendre 10 kilos, c'est ça ! » Lança Oskar en voyant arriver le plateau couvert de tout un tas de douceurs. Talya eut un rire léger et haussa un sourcil avec un regard moqueur. « C’est ça, plains-toi monsieur je-reste-beau-et-svelte-en-toutes-circonstances ! » Vu la façon dont il était taillé, ce n’était certainement pas quelques malheureuses pâtisseries qui le déformeront. Bon, elle avait aussi cette chance de pouvoir manger à peu près tout ce qu’elle voulait sans prendre un gramme, certes. Pourvu que ça reste comme ça, parce qu’avec son métier et sa gourmandise sans limite, elle était mal fichue sinon. Elle l’observa jeter le reste de glaçons dans l’évier, elle en avait d’autres qu’elle lui donnerait un peu plus tard. Il ne fallait pas garder de la glace contre la peau plus d’une demi-heure, lui avait-on appris quand Eliott s’était fait retirer les dents de sagesse. Elle imaginait que c’était pareil pour les hommes qui récoltaient des bleus au visage à force de vouloir jouer les gros durs… Puis une fois qu’ils furent assis tous les deux sur le canapé, Talya présenta ses petites créations avant de se taire, pour laisser goûter son meilleur ami. Ouah, pourquoi sentait-elle une pointe de stress l’envahir comme ça ? A croire que si l’un de ces muffins n’était pas au goût d’Oskar, il ne le serait au goût de personne. Ou peut-être était-ce le fait que l’une des personnes les plus importantes de sa vie juge son travail. Pourtant depuis qu’ils étaient gosses, elle lui faisait goûter toutes sortes de créations farfelues, dont certaines auraient pu causer la fin de leur amitié tellement elle avait poussé les limites de l’incongru. On aurait pu croire qu’elle avait essayé de l’empoisonner, à l’époque. Les yeux d’Oskar étaient posés sur Talya, tandis qu’il mâchait pensivement. En tous cas, ça n’avait pas l’air de lui déplaire, et il n’avait rien recraché… « Il est surprenant celui-ci, mais il est très bon. Le mélange est subtil et la pomme va très bien avec la noix. J'avoue que je n'aurais jamais associé ses deux parfums ensemble, mais... ça vaut le coût. Tu les as goûtés déjà toi ? » Talya poussa un soupir de soulagement avant de secouer la tête en réponse à sa question : « A part lécher la pâte qui restait dans le plat… » Puis elle pencha la tête pour croquer dans le muffin que lui tendait Oskar, s’en emparant en même temps pour ne pas en faire tomber partout – ça avait beau être une soirée un peu spéciale, ce n’était pas une raison pour laisser tomber des miettes sur le tapis, ça non ! Effectivement, c’était pas mal, mais l’écossaise trouvait déjà des choses à modifier pour améliorer davantage le goût. Elle hocha la tête, lâchant un « pas mal » la bouche pleine. Elle prit le temps de finir sa bouchée avant de lui donner un coup d’épaule, doucement. « Dis donc, tu les décris tellement bien que je pourrais presque t’engager à la boutique. » lança-t-elle pour le taquiner, avec un petit sourire. « Je suis sûre que le tablier rose pâle t’irait à mer-veille. » Elle l’imaginait bien avec un petit tablier, à décrire les pâtisseries aux clients pour essayer d’attiser leur gourmandise, puis circuler entre les tables, un plateau dans chaque main, pour distribuer les boissons.

La jeune femme imita Oskar et s’empara de son verre pour prendre une gorgée de citronnade, reposant le muffin à moitié mangé sur le plateau. La fraîcheur du breuvage coula dans sa gorge, c’est vrai qu’ils risquaient d’en avoir besoin s’ils voulaient pouvoir goûter à tout. La jeune femme reposa son verre, puis laissa ses yeux planer au-dessus de ses pâtisseries, à la recherche de la prochaine qu’elle goûterait. Elle jeta finalement son dévolu sur celui au beurre de cacahuète et cœur coulant chocolat, celui qu’elle avait le plus envie de goûter depuis le début. Le beurre de cacahuète, une de ses nombreuses faiblesses, si ce n’était la pire… Elle ouvrit délicatement le petit gâteau en deux, puis récolta un peu de chocolat du bout de son index. « J’ai choisi du chocolat noir, histoire qu’on culpabilise un peu moins. C’est très bon pour la santé… Et aussi pour la peau. » Un sourire plein de malice étira les lèvres de la jeune femme, qui s’empressa d’étaler le chocolat sur le nez d’Oskar, avant d’éclater de rire. Ce geste un peu puéril, certes, avait le mérite de la ramener à la période où tout allait bien, où leurs seuls soucis se résumaient à l’heure à laquelle ils devaient se séparer pour rentrer chez eux.


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TalyaMielle

Message L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre. - Oskar › Dim 29 Avr - 17:51

Talya A. Matheson & W. Oskar Hopkins
L'ambiance a changé du tout au tout, en un claquement de doigts. C'est la magie de l'amitié, d'une telle amitié en tout cas. Oskar se sait chanceux d'avoir une personne comme Talya dans sa vie. Elle représente tout, aujourd'hui oui, elle est tout pour lui. Si elle a toujours eu une grande place dans son cœur, aujourd'hui elle était Elliott sont ce qu'il a de plus cher. Le militaire n'en oublie pas sa mère, qu'il n'a pas revue depuis deux ans. Mais la pauvre ne sait même plus qui il est et si une lueur, un souvenir vient à traverser son esprit elle repense elle aussi à Maisie et son état ne fait qu'empirer. Alors c'est mieux comme ça, c'est mieux qu'il ne la voit plus, qu'il appelle juste la clinique toutes les semaines pour prendre des nouvelles. Il sait que les infirmières lui transmettent le message que son fils l'aime. Mais il n'a pas à la voir sombrer ou ignorer son message. Oskar qui fait des yeux ronds au plateau présenté devant lui Talya qui se moque de son corps. L'homme se met alors plus droit et fier.

« Tu crois quoi, cela demande de l'entretien ! Je vais courir régulièrement, moi madame ! »

Il accompagne ses mots d'un geste de la main vers ses abdos. Bon d'accords, il a quelques bons gênes il faut dire et il n'a pas besoin de beaucoup d'effort pour rester svelte comme le prêtant son amie. Mais tout de même un minimum. Si son visage s'étend dans un large sourire, laissant échapper un petit rire, il redevient plus neutre rapidement. Les nerfs de son visage lui font mal, mais bon au vu du côté gauche qui ressemble à un Schtroumpf, c'est assez normal. Oskar se lança alors corps et âme dans la dégustation. Depuis très jeune tous deux avaient cette habitude. Il était le testeur officiel de ses mets plus farfelus et créatifs les uns que les autres. Certains avaient manqué de le rendre malade, tandis que d'autres étaient encore imprimés dans sa mémoire comme les plus goûteux mets qu'il est eux l'occasion de manger. Alors oui, il se jetait à l'eau sans trop craindre sa bizarrerie. Car au fond, c'est ce qui la caractérisait le plus, enfin ce qui caractérisait le plus sa cuisine. Le premier était excellent, si Wesley doutait qu'ils plaisent à tous voir au plus grand nombre. Il était persuadé qu'il fidéliserait bien quelques personnes. Lui le premier peut-être. Il regarde la femme saisir le muffin qu'il lui tend tout en croquant déjà dedans. Il le laisse à ses soins l'observant mettre sa main dessous pour éviter de salir la maison et laisser les miettes s’échapper. Il en rit intérieurement.

« Moi ? À la boutique ? Je ferais fuir tes clients ! Surtout avec mon visage de Schtroumpf. Mais je suis sûre que le rose me va au teint ! »

Oskar ne peut s'empêcher de rire alors, même si la douleur le stop vite.

« Ne me fais pas rire ça fait mal... Méchante va ! »

Il bue une gorgée pour se calmer et apprécier cette boisson qu'il aimait tant. Celle de Talya en plus était la meilleure qu'il connaissait. Peut-être parce que c'était la sienne, oui. Mais il aimait tout ce qu'elle faisait, tout ce qu'elle était. Il suivit ce que la jeune femme choisit ensuite sur le plateau, tout en sirotant avec un plaisir et une lenteur sans nom sa gorgée de citronnade. Il imita sa meilleure amie et glissa lui aussi un doigt dans la pâtisserie. Alors qu'il menait le chocolat noir à sa bouche, il fut surpris de voir son nez noir et sentir bon. Son regard malicieux sur Talya, elle avait osé. Elle allait le payer !

« Tu vas voir petit chenapan ! »

S'en s'essuyant le nez Oskar s'élança vers la brune, de son poids, tout en faisant attention, il la plaqua contre le canapé. Laissant déjà ses mains s'occuper de ses hanches dans une guerre de chatouilles dont elle ne sortirait pas vainqueure. En plus de cela, il approcha son nez au chocolat de la joue de la maman et d'une caresse lui en étala partout sur la joue. Il riait aux éclats oubliant presque la douleur. Laissant enfin la femme respirer, se redressant, fière, une grimace tordant son nez encore un peu chocolaté.

« Va falloir que tu nettoies tes bêtises maintenant ! Et puis si on commence comme ça on en a pour 4 jours à tout manger. »

Se voulant faussement plus sérieux, il se replace sur le canapé comme il faut et saisi un des muffins. Il a déjà oublié les goûts, mais ce n'est pas grave, car il croque déjà dedans. Si le précédent était surprenant mais bon, celui-ci laissait une grimace s'installer sur le visage d'Oskar. Il termina sa bouchée tant bien que mal.

« Pas bon, pas bon ! »

Dit-il alors qu'il peinait à la terminer. Laissant le muffin sur la table pour saisir son verre. Un peu d'aide pour faire glisser. Une fois la chose avalée, il se retourna vers Talya, comme un peu secouer sur jouant un peu. Un "beurk" comme preuve de sa non-appréciation de ce gâteau-ci.

« Je crois que c'est Poudre de noisette et sirop d’érable. Je ne suis pas très fan du sirop déjà, voire pas du tout, ce qui doit pas aider. Mais... Goute, tu me diras, toi. Mais là, j'avoue, celui-ci... Bof bof. »

Oskar était honnête, avec Talya il l'état toujours ou le plus possible du moins. En ce qui concernait sa cuisine, il lui avait promis alors qu'il avait 8 ans où il serait toujours honnête. Il avait juré avec un croisement de petit doigt !

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Message L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre. - Oskar › Mer 27 Juin - 18:10




Talya & Oskar
L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre.

Voir un sourire sur le visage d’Oskar était le meilleur cadeau que pouvait offrir la vie à Talya pour cette soirée. Le changement d’ambiance la soulageait. Elle ignorait si ils auraient un jour à reparler de Maisie, mais elle se sentait bien mieux maintenant qu’elle avait franchi le cap de s’ouvrir à son meilleur ami à ce sujet. Il ne lui restait plus qu’à rester à ses côtés et le soutenir de son mieux, comme elle l’avait toujours fait. Mais l’amélioration de son état ne dépendait plus que de lui-même désormais. La jeune femme laissa de côté ses pensées, absorbée par la bonne humeur dont faisait preuve Oskar à ce moment-là. Et cet air jovial qui lui avait tant manqué. Elle rit avec lui lorsqu’il dit qu’il effraierait ses clients avec son visage tuméfié, ce qui n’était pas faux. Même si à choisir elle aurait presque préféré que ses clients le voient ainsi, parce qu’avec sa beauté et le charme qu’il dégageait habituellement, il se ferait probablement très souvent draguer. Un petit pincement de jalousie parcourut l’écossaise, qui préféra l’ignorer, riant davantage en se mordant la lèvre lorsqu’il se plaignit que son visage le faisait souffrir lorsqu’il souriait. Lorsqu’elle prit le second muffin et mit son plan machiavélique en marche, elle savait à l’avance que son meilleur ami voudrait se venger. Mais qu’à cela ne tienne, voilà un bon bout de temps qu’ils n’avaient pas ri ainsi tous les deux. Et ça lui faisait tellement de bien. Passé la surprise, Oskar sauta sur la brune, l’écrasant de tout son poids mais toujours avec délicatesse contre le canapé, ne lui laissant aucune chance de s’enfuir. Talya riait sans pouvoir s’arrêter, euphorique, oubliant l’espace de cet instant tous les soucis qu’ils avaient affrontés. Lorsque les mains expertes de l’ancien militaire trouvèrent sans mal les points sensibles de ses hanches pour les chatouiller, quelques larmes s’échappèrent de ses yeux, bien loin des larmes de tristesse qu’elle avait versées quelques minutes plus tôt. Plus rien ne comptait hormis leurs rires qui emplissaient la pièce. Oskar en profita pour essuyer son nez sur la joue de Talya, qui poussa un cri faussement outré. Il finit par se redresser et elle en fit de même, essuyant ses yeux, mais elle eut à peine le temps de reprendre ses esprits qu’il faisait déjà remarquer qu’à ce train-là, il leur faudrait beaucoup de temps que prévu pour réussir à tout goûter. C’était vrai, il commençait à se faire tard et peut-être qu’Oskar avait quelque chose à faire d’important le lendemain. Talya aussi d’ailleurs, allait devoir se lever tôt pour aller travailler. Mais peu lui importait, elle était capable de faire nuit blanche si cela signifiait profiter d’Oskar. Elle s’empara d’une serviette en papier pour essuyer sommairement sa joue, de toute façon elle irait prendre une douche avant d’aller dormir. Puis elle observa le jeune homme prendre un nouveau muffin, dans lequel il croqua sans se méfier, ce qu’il regretta immédiatement, vu la tête qu’il fit. L’écossaise se mordit la joue pour ne pas se remettre à rire devant ce spectacle. Oskar ressemblait à un enfant que l’on forçait à goûter un aliment qu’il n’aimait pas. « Je crois que c'est Poudre de noisette et sirop d’érable. Je ne suis pas très fan du sirop déjà, voire pas du tout, ce qui doit pas aider. Mais... Goute, tu me diras, toi. Mais là, j'avoue, celui-ci... Bof bof. » Talya hocha la tête, il avait vu juste, c’était bien le sirop d’érable et noisette, un de ceux sur lesquels elle misait le plus. Elle grimaça avant de s’emparer du morceau qu’Oskar lui tendait. Elle avait peur de se rendre compte qu’effectivement, ce n’était pas aussi bon qu’elle l’avait espéré. Elle mordit dans la pâtisserie moelleuse avec appréhension, avant de grimacer à son tour. Elle ne trouvait pas ça mauvais, seulement… Sans grand intérêt. Les goûts ne se mélangeaient pas comme elle l’avait souhaité. Dépitée, elle reposa le muffin avec un réel sérieux cette fois-ci. « Sur le papier ça semblait si bon…  Bon forcément, si t’aimes pas le sirop d’érable tu es encore moins objectif… D’ailleurs je ne sais pas comment je peux te regarder en face en sachant que tu n’aimes pas ça ! Quel blasphème… » lança-t-elle avec un sourire espiègle. Elle le dévisagea une nouvelle fois. Elle pouvait voir les bleus s’étaler de plus en plus sur le visage de son ami. « Ça empire… » dit-elle, perplexe, désignant d’un mouvement circulaire du doigt la partie abîmée de son visage. « Je reviens, ne bouge pas. Tu n’as qu’à goûter le reste de mes petites merveilles en attendant que je revienne. » Talya adressa un clin d’œil à Oskar et se leva pour se diriger vers la salle de bains. Elle sortit de l’armoire à pharmacie une grande trousse en tissu, dont elle ouvrit la fermeture éclair. A l’intérieur, une vingtaine de petites fioles d’huiles essentielles. La jeune femme esquissa un sourire. Ça faisait un moment qu’elle n’avait pas ennuyé Oskar avec ses "potions magiques". Mais elle ne jurait que par ces petites merveilles qu’elle préférait aux médicaments. Elle s’en était toujours servie sur elle et son fils, et ça avait toujours bien marché. Elle prit quelques secondes pour se remémorer des huiles et des quantités à mélanger pour préparer une mixture qui permettrait de faire disparaître ces vilains bleus en quelques jours à peine.  Puis elle entreprit de faire son petit mélange, mettant le tout dans une fiole vide qu’elle emmena avec elle dans le salon. « Tu te souviens de mes remèdes de hippie ? »  lança-t-elle en revenant s’asseoir à sa place sur le canapé. « Hélichryse italienne, laurier, menthe poivrée, patchouli. A appliquer quatre fois par jour. Parce qu’avec cette tête, aucun gérant de bar ne voudra te voir monter sur leur scène. » le taquina-t-elle avant de retirer le bouchon de la fiole. « Je peux ? » demanda la brune, avant de verser quelques gouttes sur le bout de son index une fois qu’elle eut la permission d’Oskar. Elle apposa son doigt avec toute la douceur du monde sur la zone bleutée de son visage, et entreprit de masser doucement, d’abord la pommette, puis remontant à l’arcade sourcilière, laissant le silence s’installer un intant, concentrée sur sa tâche pour ne pas lui faire mal. « Je suis contente que tu m’aies appelé. Je ne sais pas où j’en serais aujourd’hui si je n’avais jamais eu de tes nouvelles. Avec le recul, je me demande comment j’ai réussi à tenir. » Talya faisait bien évidemment référence à ce fameux appel qui avait rétabli le lien entre Oskar et elle, quand il avait décidé de faire le premier pas pour reprendre contact, plus d’un an après qu’il ait disparu sans laisser de traces. Elle ne voulait pas relater de mauvais souvenir, elle tenait juste à lui dire combien elle était reconnaissante qu’il l’ait rappelée. La jeune femme plongea ses yeux dans ceux de son ami et lui offrit un sourire timide. Elle en avait même oublié les muffins. C'est ce dont elle se rendit compte après avoir passé quelques secondes à observer Oskar. Elle cligna des yeux pour reprendre ses esprits, indiquant du menton les gâteaux. « Alors, les autres? Ils sont mangeables? »


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Message L'ami qui souffre seul fait une injure à l'autre. - Oskar › Ven 13 Juil - 16:50

Talya A. Matheson & W. Oskar Hopkins
La soirée avait pris une autre tournure. Et cela n'était pas plus mal pour les deux amis d'enfance, qui avaient réussi à crever un abcès. Oskar surtout. Lui qui avait depuis plus de deux ans garder tant de chose pour lui avait tout déballé à Talya, il était temps. Il aurait sûrement fini par devenir fou. Mais entre rires et chatouilles l'ambiance était plus légère à présent. Puis Oskar avait croqué sans méfiance dans une des nouvelles créations de sa chère et tendre amie. Le goût lui restait au travers de la gorge. Pour lui, celui-ci n'était pas bon, il avait tendu la partie restante du gâteau à Talya pur qu'elle y goûte de façon plus objective. Car lui avec ce fichu sirop, il ne l'était pas du tout. Il s'en voulait de ne pas aimer, mais les goûts et les couleurs... Il ne pouvait malheureusement pas tout aimer. La grimace de la brune, au visage déçu attrista un instant Oskar qui s'en voulait encore plus. Elle aimait beaucoup créer et parfois ses créations n'étaient pas réussies, il comprenait son désarroi quand cela arrivait. Lui-même avec sa musique, parfois, était débouté face à ce qu'il créait... Ce n'était pas toujours comme il l'espérait et ne donnait pas toujours exactement ce qu'il avait espéré. Mais c'était ainsi. Il ne dit rien, la laissant grimacer et réfléchir en silence, sans pour autant là quitter des yeux. La soutenant du regard face à ce sentiment pas toujours facile à accepter. Mais un sourire naquit sur ses fines lèvres alors qu'elle lui demanda comment le regarder encore, sachant qu'il n'aimait pas le sirop d'érable.

« Tu ne peux pas détacher tes yeux de moi, avoue ! Et puis c'est bien trop sucré pour moi ce truc. J'ai toujours été plus salé, tu le sais. »

Son sourire s’élargit au clin d’œil de sa tendre amie. Il aurait aimé lui rendre, mais il a comme l'impression de ne plus sentir une partie de son visage, ou de trop la sentir justement et d'en faire abstraction. Comme une sorte d'habitude de la guerre... Oublier la douleur pour avancer, ne pas voir l'horreur qui se joue à nos pieds pour ne pas devenir fou... C'est du bourrage de crâne, un entraînement et une nécessité, mais parfois certain n'arrive plus à faire la différence. Oskar lui ac réussit à la faire, en général. Mais pas douillet de nature, il a cette capacité à encaisser la douleur, physique, comme personne. D'ailleurs voilà que Talya confirme ce qu'il redoute, son visage et les bleus dessus empire... Il fait une petite moue alors qu'elle se lève déjà pour aller préparer une de ces concoctions magiques. Oskar en a l'habitude et s'il est assez perplexe sur certains sujets, il sait que Talya est une vraie petite fée, ou magicien, ou une fée magicienne... Elle sait tout faire avec ses huiles et autres choses. En vrai, il lui fait tellement confiance, qu'il ne demande jamais ce qu'il y a dedans et bois sans rechigner. Si parfois ses potions ne sont pas passées, la plupart lui ont toujours fait un bien fou.

Attendant sagement sur le canapé qu'elle revienne, il se tourne de nouveau vers le plateau de muffin, poser sur la petite table. Il soupire, il en reste tellement et il n'a pas faim... Il n'avait déjà pas faim à la base, mais là... Un nouveau soupiré s'échappa de ses narines, et son bras venu saisir un nouveau gâteau. Coco-Framboise, si sa mémoire était bonne, ou alors Chocolat blanc et cœur confiture de framboises. Croquant de nouveau dedans, il fut agréablement surpris du goût, son favori pour le moment des trois qu'il avait testés. En même temps, la framboise... C'était sa saveur favorite. Et c'était effectivement bien le coco Framboise. La bouche pleine, il fit face à Talya revenue s’asseoir sur le canapé. S'il n'avait pas faim, il avait déjà presque terminé le gâteau. Un large sourire à son amie alors qu'il termina la dernière bouchée.

« TROPPPP bon celui-ci. Coco-Framboise, j’achète de suite ton stock. »

Il n'avait qu'à moitié écouter ce qu'elle avait dit juste avant... Mais il acquiesce alors qu'elle voulut lui mettre son remède sur son visage de gnome. Ses yeux d'un bleu ciel se ferment alors qu'elle appose quelques gouttes sur son doigt. Enfournant le mini bout de dessert qui restait de ce délicieux gâteau, il mâche doucement alors qu'il laisse doucement Talya appliquer sa lotion. Le contact de sa peau ainsi sur la sienne, cela lui rappelle toujours des souvenirs. Leur passé... Leur vie commune cette douceur qu'elle a toujours eue envers lui. Elle a toujours été plus sauvage que lui en réalité, mais avec lui, elle a toujours été protectrice et douce. Il se rappela ses quelques semaines avant son départ, quand tout allait encore bien. Quand ils étaient encore ensemble, qu'ils s'aimaient qu'ils pensassent faire leur vie ensemble sans jamais ce quitté... Et puis... Mais il refuse de repenser à Maisie, enfin à ce drame-là maintenant. Il se concentre alors sur les mouvements doux que fait la main de Talya sur sa peau.

Sa voix le sort d'un état demi-conscient. Tiens justement, il pensait à ça... Il sourit sans ouvrir les yeux. Elle termina alors son massage. Il la remercia rapidement d'un nouveau sourire. La gorge un peu nouée de sentiment qu'il ne pouvait pas laisser sortir. Elle avait toujours été là, preuve en était elle avait traversé la moitié du globe pour le retrouver, sans rechigner sans demander plus d'explication, juste parce qu'il avait appelé. Juste parce qu'il lui avait dit être là... Talya... Elle est exceptionnelle. Oui, elle l'est. D'ailleurs le regard qu'il pose sur elle alors qu'elle demande si les autres gâteaux sont bons, en dit très long sur le respect profond, l'amour infini et l'admiration qu'il a pour elle. Il reste un instant à l'observer ainsi, avant de détourner le regard lui aussi sur les pâtisseries. Son cœur gonflé d'un sentiment oublié.

« Je ne sais pas pour les autres, pas encore. Chacun un ? »

Oskar plonge de nouveau la main vers le plateau et il prend celui qui semble être à la banane et au chocolat, plus classique et très bon toujours.

« Bon, celui-ci, plus ordinaire, peut-être. Mais tu en vendras pour sure. Tu peux aussi en faire avec de la fraise dedans. »

Il ne termina pas le gâteau, il n'en pouvait simplement plus en vérité. Se laissant aller dans le confortable canapé. Une main sur le ventre soufflant les yeux ronds vers son amie. Un de ses quatre, elle va le faire exploser avec ses gâteaux.

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