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Message L'écho de sa voix comme une morsure vorace me dévore à l'infini ◘ salley › Dim 17 Mai - 16:42

L'écho de sa voix comme une morsure vorace me dévore à l'infini
starring harley & sally.

Je ne savais pas ce qu'il m'avait pris de donner cette lettre à Harley. Je voulais le revoir oui mais pas aller à la confrontation immédiatement. J'étais certaine qu'il avait refait sa vie. Il était beau comme un dieu et il devait avoir plus d'une fille qui soit amoureuse de lui. Cette pensée me donna envie de vomir. Je n'avais jamais été aussi accrochée à quelqu'un. Je me rendais compte de mon erreur. Je n'aurai pas du lui donner de rendez-vous. En plus je n'avais pas précisé quel lundi ni même le lieu. Peut être qu'il avait oublié nos dimanches au bord du lac Michigan. Peut être qu'il ne voulait tout simplement pas me voir. Après tout, il aurait pu me donner des nouvelles depuis alors que pas du tout. C'était Marc qui m'avait donné l'information sur le retour de Harley en ville et encore c'était parce qu'il avait un peu trop bu. Je ne savais toujours pas pourquoi j'étais revenue en ville. Je voulais des réponses mais maintenant j'avais peur de l'affronter. Je regardais toutes les cinq minutes ma pendule et ce depuis quatorze heures cette après-midi.... Et il était déjà dix-sept heures. Je soupirais et je me levais de mon bureau pour partir. Il était tant pour moi de rentrer chez moi pour me morfondre un peu avant de prendre mon courage à deux mains et d'aller peut être affronter Harley. Je voulus prendre mon collier entre mes doigts pour me donner du courage mais je me rappelais que je l'avais redonné à mon ex-mari. Je soupirais et je rentrais tranquillement à mon loft en voiture. Je me garai et je rentrais dans mon chez moi. Je déposais mon sac à l'entrée et je me surpris à imaginer nos retrouvailles. Je ne savais pas si j'arriverai à lui parler, si je lui crierai dessus ou non. J'avais imaginé des tonnes de scénarios sans qu'aucun ne me conviennent parfaitement. Je secouais ma tête et me frappais les joues pour reprendre mes esprits. Il fallait que je me prépare. J'allais immédiatement me faire couler un bain. Peut être que ça pourrait me détendre. Bien sur cela n'eut pas l'effet escompté. J'avais toujours un peur bleue de l'eau. Je me sentais ridicule et à la fois idiote de ne pas arriver à passer au-dessus de cette peur. Je sortais de l'eau toute tremblante et je m'entourais d'une serviette quand la sonnette retentit. Je ne pris pas la peine de m'habiller, je gardais la serviette et j'allais ouvrir la porte. Mon frère se tenait devant moi.

« Tu peux me garder Chloé ce soir ? »
« Je suis désolée mais j'ai un truc de prévu. »
« Genre ! Toi tu vas sortir ? Et comme tu te fais belle ça doit être avec un homme ! Tu as enfin oublié l'autre blaireau. »
« Ce n'est pas un blaireau et je ne me fais pas plus belle qu'habituellement. »
« Si c'est un blaireau. »
« Je t'en prie Louis. »
« Attend ne me dis pas que tu sors avec lui ce soir ! »
« Je suis assez grande pour savoir ce que je fais et... »
« MAIS TU ES FOLLE !!! Il t'a abandonnée !!! Sally pitié ! »

Je levais les yeux au ciel avant d'aller dans ma chambre. J'entendis encore mon frère me faire la morale pendant près d'une heure mais quand il comprit que rien me ferrait changer d'avis, il abandonna l'affaire en me faisant jurer tout de même d'être prudente et de l'appeler dès que je serai rentrée. J’acquiesçais tandis que je finissais de me maquiller. Je mettais un pantalon slim blanc et une chemisier couleur vert émeraude. Je me regardais dans la glace et je me trouvais pas trop mal. Je prenais une grande inspiration quand  je me rendis compte qu'il était dix-neuf heures trente. Je commençais à suffoquer. Je sentais la crise d'asthme monter et je pris donc une dose de Ventoline. C'était la dernière alors j'espérais que je ne ferais pas une crise devant Harley. Je me rendais jusqu'au lac un quart d'heure à l'avance et j'allais m'asseoir sur notre banc. Je prenais de longues inspirations. Ma jambe droit n'arrêtait pas de bouger. J'étais stressée et je n'avais rien pour me calmer. Je n'aurai pas dû venir. J'aurai mieux fait de rester chez moi. Je regardais sans cesse ma montre. Dix neuf heures cinquante neuf minutes. Je pouvais encore fuir. Cela ne me ressemblait pourtant pas. Je soufflais pour prendre mon courage à deux mains mais tout à coup une angoisse me saisit le cœur. Je me levais pour marcher un peu et je m'approchais du rivage. Je m'accroupissais et je tendais ma main vers l'eau. Lorsque mes doigts frôlèrent l'eau je me mis à trembler de froid. J'aurai du prendre ma veste. Elle était dans la voiture. Je pouvais y aller et comme je serai en retard je l'aurai raté. Oui c'était une bonne idée. Je me redressais et je me tournais pour prendre mon sac qui était sur le banc pour partir quand je me rendis compte qu'il était là. Je restais planter à quelques pas du banc, à quelques pas de l'eau. Je ne pouvais pas bouger. J'ouvrais la bouche à plusieurs reprises sans qu'aucun son n'en sorte. Je finissais finalement par arriver à articuler un mot ce qui était totalement pathétique quand on était extérieur à la scène.

« Harley. »
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Message L'écho de sa voix comme une morsure vorace me dévore à l'infini ◘ salley › Mar 19 Mai - 21:00

Sally & Harley
Il y avait des journées plus faciles que d'autres. Ces temps-ci tout semblait relativement bien se passer. Au manoir O'Connor, la vie continuait son cours comme si tout avait toujours été comme ça. Harley se sentait moins à part que d'habitude, sa nièce essayait de passer du temps avec lui et Snow était toujours aussi gentille, si ce n'est plus que d'habitude. Finalement, lui qui pensait que son retour au pays ne serait qu'une lente descente aux enfers. Il avait peut-être parlé trop vite. La femme de son frère lui donnait de petites courses à faire ou des petites tâches, ce qui lui occupait l'esprit. Ainsi, il n'avait pas l'impression d'être un boulet et il avait la sensation, tenue et abstraite d'être utile. Passer de militaire indépendant capable de s'occuper de soi à vétéran en difficulté psychologique n'arrivant même pas à faire le minimum pour survivre, n'avait pas été une partie de plaisir. Il se surestimait quelques fois encore et il se retrouvait alors à tomber de très haut. Heureusement, il s'était, bien malgré lui, entouré de personnes qui avaient réussi à l'apprivoiser et à le calmer pendant ses grands moments de détresse. Mais ce jeudi matin quand il avait été prendre le courrier du manoir, il avait été surpris de trouver une lettre non timbrée. Il déposa tout sur la table de la cuisine et retourna l'enveloppe avant de l'ouvrir. Si ce n'était pas pour lui, il la remettrait dedans et la laisserait pour la personne à qui c'était destiné.

Manque de bol pour son estomac, cette lettre lui était adressée. Reconnaissant le collier qu'il avait offert il y a des années à Sally, il lut rapidement les mots avant d'aller dégobiller dans les toilettes. Son estomac et sa constitution en générale était devenus très fragile depuis son accident. Il avait perdu de la masse musculaire mais aussi, son cœur et son ventre étaient devenus plus sensibles aux changements d'humeur. Il pouvait devenir malade sur un léger mécontentement et faire une crise d'angoisse impressionnante pour une broutille. Ceci, était bien plus qu'une broutille. Un rappel de quelque chose qu'il pensait avoir enterré et oublié. Après tout c'était l'effet qu'il avait recherché en étant le plus froid et distant possible envers Sally. Il avait d'ailleurs cru qu'elle reviendrait à la charge dès qu'elle recevrait les papiers du divorce. Mais non, elle n'avait pas fait de tentatives pour reprendre le contact... Jusqu'à maintenant. Il emporta le collier et la lettre dans sa chambre et réfléchit énormément. Son premier réflexe fut de ne pas y aller. Mais bien vite, il se ravisa. Aucun timbre. Ça avait été délivré personnellement, elle savait qu'il était de retour en ville et elle aussi était dans le coin. Ça ne servirait à rien de s'éviter dans une ville comme ça. Mieux valait conclure les choses d'une bonne manière pour éviter qu'ils ne bondissent l'un et l'autre si ils venaient à se revoir.

Lorsque lundi arriva, Harley se rendit compte qu'il avait très mal dormi. La honte d'avoir laissé tomber Sally comme ça ? Car il était trop occupé avec ses démons et ses déceptions ? Car il n'avait pas envie de quelqu'un près de lui pour contempler la carcasse qu'il était devenu ? Car elle représentait l'espoir d'une vie qu'il ne voulait désormais plus avoir ? Comment avoir des enfants ou même imaginer une vie équilibrée aujourd'hui ? Il était handicapé, il était diminué et ne pourrait potentiellement plus jamais avoir une vie normale. Il était toujours en train de faire son deuil et apparemment son esprit n'était pas prêt à revoir ce fantôme du passé tranquillement sans rien dire. Harley s'habilla comme d'habitude. Une chemise, un jeans, une veste et un sac en bandoulière. A l'intérieur, son téléphone portable, une note avec le numéro téléphone de son frère au cas où il finissait dans un état alarmant, incapable de communiquer, de l'eau et un portefeuille presque vide. Quand on était soldat, on apprenait à se satisfaire de peu.

Il manqua plusieurs fois de retourner en arrière et de rester cloitré dans sa chambre. Il avait même failli appeler Snow. Mais que lui dire ? Lui raconter son divorce et tout ça ? Il avait eu peur de passer pour l'ordure qu'il était. Finalement, ignorant son estomac qui se tordait comme une siropière qu'on essor, il alla au lieu de rendez-vous. Au moins, la météo était prometteuse et il eut l'impression de se sentir un peu mieux pendant sa marche jusqu'au lac. Le vétéran foula l'herbe et se dirigea automatiquement vers le banc. Lorsqu'il arriva, il vit Sally, aussi choqué que lui... Ou tout du moins, elle avait l'air deux fois plus étonnée que lui, en fait. Articulant une salutation dans sa barbe, il se ressaisit et dit, en essayant de ne pas trop bégayer comme il en avait l'habitude depuis l'accident. « J-j-j-j.. Espère que j-j-j-j-je ne suis p-p-pas trop en retard... » Il regarda sa montre pour se donner une contenance. Harley restait planté là, le banc entre Sally et lui. Il avait l'impression de pouvoir fuir plus simplement comme ça. Il s'éclaircit la gorge comme si cette action pouvait atténuer son bégaiement. « T-t-t-u-u vas bien ? » Dit-il, comme ça, parce qu'il fallait bien faire la conversation et qu'il ne savait pas trop par où commencer.
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Message L'écho de sa voix comme une morsure vorace me dévore à l'infini ◘ salley › Mar 19 Mai - 22:12

L'écho de sa voix comme une morsure vorace me dévore à l'infini
starring harley & sally.

Il y avait tellement de chose que j'aurai voulu dire à Harley. Je voulais tout d'abord lui dire que je ne comprenais pas pourquoi il avait demandé le divorce. S'il avait eu peur de mon regard c'était qu'il ne me connaissait pas. Mes parents avaient tous les deux un handicap. J'avais tous les jours de la vie de mes parents défendus les droits des personnes handicapées, alors je ne voyais pas ce dont il avait pu avoir peur. Dans un deuxième temps, j'aurai aimé lui dire que si j'avais accepté le divorce c'était parce que pour qu'il le demande c'était qu'il ne devait plus m'aimer et que si j'étais partie c'était pour ne plus jamais avoir à le croiser. Je lui dirai aussi qu'un jour j'avais pensé à mourir mais ça je ne lui dirai que plus tard ou même jamais finalement. Je  n'aimais pas me plaindre. Je ne voulais pas paraître faible face à lui. J'aurai voulu qu'il comprenne ma peine, qu'il la ressente quelques instants. Je ne savais même pas s'il avait eu de la peine en demandant le divorce, s'il avait pleuré quand il avait vu que j'avais signé, s'il s'était inquiété lorsque j'ai eu mon accident de voiture. J'aurai voulu lui demander s'il avait pensé à mon quelque fois, s'il s'était demandé comment j'allais, si j'avais refait ma vie... Cependant je n'arrivais à rien. Je n'arrivais juste qu'à ouvrir la bouche comme un poisson et à articuler son prénom pathétiquement. Je me sentais inutile. J'avais peur qu'il me dise qu'il avait fait le bon choix et qu'il ne voulait plus jamais me revoir, qu'il avait fait une erreur en m'épousant une dizaine d'années en arrière. Lorsque je réussis à faire un pas, je ne le fis pas en avant. Je serrais les dents puis je prenais une profonde inspiration. J'allais reprendre la parole quand il se mit à parler.

« J-j-j-j.. Espère que j-j-j-j-je ne suis p-p-pas trop en retard... »

''Tu as deux ans de retard Harley.'' Mon esprit avait beaucoup plus de répondant que mon cœur. Cette pensée arracha à mes lèvres un léger sourire. Cependant lorsque j'analysais sa phrase je ne pus m'empêcher de remarquer qu'il avait bégayé. Peut-être était-il stressé de me revoir ?

« T-t-t-u-u vas bien ? »

Je levais un sourcil et machinalement je faisais un non du signe de la tête. Je n'allais certainement pas bien. Je ne savais pas comment j'allais survivre à la confrontation. Je prenais sur moi pour m'approcher un peu de lui et pour m'asseoir sur le banc. Je lui tournais donc le dos. Ça serait peut être un peu plus simple pour commencer la conversation.

« Tu es ponctuel comme toujours. »

Mes mains tremblaient et je ne faisais rien pour le cacher. Je regardais l'eau en face de moi et je me mis à repenser à mon accident. Finalement j'aurai peut être dû me laisser aller. Je décidais de répondre à sa seconde question tout de même.

« Et non. Non je ne vais pas bien. Je ne vais pas bien depuis longtemps maintenant. Je survis. »

C'était sûrement égoïste de lui dire cela surtout qu'il devait aller plus mal que moi. Il avait du vivre des choses beaucoup plus impressionnantes que moi. Je tournais un peu la tête vers lui, n'osant croiser réellement son regard.

« Tu devrais t'asseoir. On va en avoir pour un moment. J'ai tellement de question que je n'arrive pas à en choisir une. »

Je me sentais ridicule mais à la fois tellement bien. Il était là et il était en vie. Il ne semblait pas être trop amoché du moins physiquement. Je triturais mes doigts sans savoir quoi dire d'autre. Tout à coup mes doigts s'agitèrent dans une discussion que moi seule comprendrais.

Tu m'as fait beaucoup de mal mais je ne peux pas réellement t'en vouloir, je ne peux pas comprendre ce que tu as vécu tout comme moi tu ne comprendras jamais la peine que j'ai ressenti quand tu m'as envoyé les papiers du divorce. Je pensais que nous étions un couple uni. Je pensais que nous nous aimions, je pensais que nous étions forts ensembles.

Me rendant finalement compte que je parlais en langage des signes je continuais en paroles.

« Je ne comprends pas pourquoi tu as demandé le divorce. Je sais que je n'ai pas été une parfaite épouse, que je t'en demandais certainement beaucoup trop... Je ne comprends pas. »

Autant mettre les pieds dans le plat immédiatement. Je le regardais un peu plus franchement. Je le détaillais un peu. Il était comme dans mes souvenirs un tout petit peu plus vieux. Cependant il semblait moins souriant, plus abattu. Peut être étais-ce de ma faute ?

« Mais je suis quand même contente de voir que tu vas bien. Cette andouille d'infirmière t'aura quand même bien soigné même si elle m'interdisait de venir te voir.... Je me demande d'ailleurs si j'ai bien fait de revenir ici. »

Cette dernière pensée n'aurait jamais du traverser mes lèvres et pourtant c'était bien ça le fond du problème. Saurais-je rester à Marple Spring si tous mes espoirs de reconquérir Harley étaient éteins ?
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Message L'écho de sa voix comme une morsure vorace me dévore à l'infini ◘ salley › Ven 12 Juin - 18:01

Sally & Harley
La jeune femme hocha la tête. Hum, ça commençait assez mal. En même temps, Harley n'attendait pas forcément des miracles de cette rencontre. Il ne savait pas bien ce que Sally pouvait bien vouloir entendre qui lui ferait plaisir ou rendrait cette séparation plus supportable. Elle s'installa sur le banc et lui tourna le dos. Elle nota qu'il était toujours à l'heure et ensuite se mit à lui parler longuement sans trop le laisser répondre. D'abord, il lui avait fait du mal, ça, il ne fallait aps être Einstein pour le savoir. Il n'avait pas été fier de sa manière de faire mais c'était la seule qu'il avait eu à sa portée sur le moment. Par contre, le fait qu'elle dise qu'elle survivait fit tiquer Harley, Comparait-elle le fait de divorcer au fait d'être sur un champ de bataille avec le vrai risque de perdre sa vie ? Comparait-elle le fait de s'être prit une bombe en pleine tête, avoir du réapprendre à marcher et à parler avec la douleur et les soucis neurologiques qui vont avec, au fait de se faire plaquer ? Immédiatement, une certaine colère apparut dans son ventre. Non pas qu'il ne reconnaissait pas qu'elle avait souffert... Mais de là à comparer sa douleur morale à la douleur physique qui avait empêché le jeune homme de dormir, de vivre et qui lui avait fait plus d'une fois souhaiter de mourir pour en finir, ça ne passait pas. Et ainsi, Sally ressemblait à présent à une gamine vexée et fâchée qui ne pouvait pas voir plus loin que sa propre perspective. Elle lui dit de s'asseoir car ils allaient en avoir pour un moment. Alors comme ça elle décidait aussi de quand ils allaient en avoir fini. Prenant encore un peu sur lui alors que l'agacement se faisait sentir, il s'installa au bout du banc, sans même la regarder. Ses paroles blessantes de tout à l'heure étaient encore bien présentes.

Puis elle se mit à parler en langage des signes, Harley finit par tourner la tête étant donné qu'il ne comprenait pas cette langue. La jeune femme reprit. Et comme ses premières paroles, elle ne se souciait de ce que elle seule avait fait ou pas et de son implication. Elle ajouta malgré tout qu'elle était contente de voir qu'il allait bien. Lorsqu'elle arrêta de parler Harley ne sut pas vraiment quoi dire. S’il avait pu, il serait parti et l'aurait recontacté plus tard, une fois l'affront du début de leur conversation apaisé. Il marmonna finalement.

« J'ai demandé le divorce... C-c-c-c-c-car je ne voulais p-p-plus être avec quelqu'un. » C'était relativement logique et la définition même du divorce. Mais bien évidemment, Sally n'allait pas s'en satisfaire. Fallait-il forcément tout dire alors qu'elle pouvait très bien le deviner elle-même ? « T-t-t-tout n'est pas toujours à propos de toi. Désolé qu-qu-qu-que ça ait été un épisod-d-d-e-e traumatique p-p-pour toi apparemment... » Recevoir un bout de papier, survivre... Il ne pouvait nier que les espoirs dans une relation stable et une famille étaient des choses importantes. Mais avait-elle prit le temps de choisir ses mots en sachant qu'elle allait parler à un vétéran de guerre ? Il l'aurait cru un peu plus empathique que ça. « P-p-p-p-personne ne t'a int-t-t-terdit de me voir. Je ne voulais pas voir de gens. C'est t-t-tout. » Il ne savait pas de quelle infirmière elle parlait. Les hôpitaux militaires étaient immenses et il doutait qu'un service entier et qu'une infirmière personnelle lui était alloué. Puis il resta silencieux, observant le lac. Ne sachant pas trop quoi dire. Il aurait pu mentir et dire des choses plus agréables à entendre mais il n'avait jamais été ce genre de personne de toute façon.
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Message L'écho de sa voix comme une morsure vorace me dévore à l'infini ◘ salley › Ven 12 Juin - 20:58

L'écho de sa voix comme une morsure vorace me dévore à l'infini
starring harley & sally.

« J'ai demandé le divorce... C-c-c-c-c-car je ne voulais p-p-plus être avec quelqu'un. »

Oui bon ça c'était logique. Quand on demande le divorce c'est qu'on aime plus la personne avec qui nous partageons notre vie. J'avais juste eu envie de l'entendre. Ça serait sûrement plus simple pour moi d'accepter la finalité de notre divorce.

« Oui c'est logique. Ma question était idiote. »

Je souriais de ma propre bêtise cependant je continuais mon analyse.

« Cependant si tu as demandé le divorce parce que tu avais peur de mon regard c'était idiot. Je te rappelle que mes parents étaient handicapés. Les handicaps ne sont pas quelque chose de mal. La seule chose qui compte c'est que tu étais en vie, c'était la seule chose qui comptait et qui compte toujours à mes yeux. »

Mes mains se posèrent sur mes genoux. J'avais toujours vécu avec le regard des gens sur moi. Une enfant entendante dans une famille de mal-entendant c'était quelque chose de très étrange encore plus que si j'avais été sourde. J'avais toujours vécu en me battant pour être normale mais un jour j'avais compris qu'il fallait que je ne sois que moi même. Ce jour là j'avais rencontré Harley. Il m'avait aidé à aller mieux, à être une bonne personne. J'étais blessée qu'il se soit fait cette idée. Mais peut être me trompais-je encore une fois. Je ne le connaissais plus aussi bien que je le pensais visiblement.

« T-t-t-tout n'est pas toujours à propos de toi. Désolé qu-qu-qu-que ça ait été un épisod-d-d-e-e traumatique p-p-pour toi apparemment... »

Je tournais immédiatement ma tête vers lui et je me mis à rire en voyant sa tête. Il n'y était pas du tout. Le divorce avait été dur à digérer et même encore aujourd'hui j'avais du mal à dire que j'étais une femme divorcée mais ce n'était pas ça mon traumatisme. Je n'avais pas survécu après notre divorce, j'avais juste continué de vivre.

« Pardon... Pardon. Loin de moins l'idée de comparer nos expériences propres, tu as vécu des choses que je ne comprendrais jamais et beaucoup plus traumatique que moi... Mais mon épisode traumatique ne te concerne heureusement pas. Il a eu lieu en France trèèèèèèès loin donc de Marple Spring. Cela faisait plus d'un an que nous n'étions plus mari et femme. »

Je n'en dirai pas plus. Je n'avais pas envie de m'étendre sur le sujet. Pour le moment il fallait que l'on parle ou du moins qu'on essaie de parler. Étrangement je pensais de plus en plus que je n'aurai jamais dû le revoir. J'étais de plus en plus sceptique quand au dénouement de cette rencontre.

« P-p-p-p-personne ne t'a int-t-t-terdit de me voir. Je ne voulais pas voir de gens. C'est t-t-tout. »

Je m'asseyais au fond du banc et je croisais mes bras sous ma poitrine. Il y avait bien eu des gens qui m'avaient interdit de le voir cependant je ne m'étais jamais dit que ça pouvait être une volonté de mon ex-époux.

« Je ne savais pas que c'était toi qui ne voulait pas. Je devrais peut être adressé une lettre d'excuse à l'hôpital. Je les ai quand même bien pourri pendant ta convalescence. »

Je regardais droit devant moi. Il fallait que je trouve autre chose à dire. Je prenais une grande inspiration et je me redressais. Je le regardais. Il avait effectivement vieilli. Il semblait très mal à l'aise et en colère. Je connaissais par cœur mon ex mari et j'avais du dire quelque chose qu'il avait mal pris.

« Tout... va bien ? Hum. »

Je raclais ma gorge et je me levais du banc. Je ne tenais pas en place. Mais il fallait que je lui dise.

« C'est égoïste mais je suis contente que tu sois sur pied même si je ne sais pas ce que tu as vécu ou ce que tu peux ressentir, même si tu n'as pas voulu que je sois là. Je suis heureuse que tu sois en vie. Après tout c'est le principal. Tout ce qu'il compte c'est que tu sois là, enfin pas là au lac mais là sur terre. »

C'était ça que je voulais lui dire avant tout. J'aurai dû lui dire avant tout mon autre discours mais ce n'était que maintenant qu'il m'était possible de lui dire.

« Veux-tu que je m'en aille ? »

Cette fois-ci j'écouterai vraiment ce qu'il veut.
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