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Message Do you lock yourself in your room, with the radio on turn up so loud that no one hears you screaming ? ▬ {Eddie&Xénosis} › Mar 5 Mai - 18:00

do you lock yourself in your room, with the radio on turn up so loud that no one hears you screaming ?
feat. eddie

POV interne :

Plus le temps passe, plus je me demande ce qui m'arrive. J'ai toujours eu l'habitude d'avoir confiance en moi, d'avoir confiance en mes gestes, en mes mots, de ne jamais avoir de doutes. Ou du moins, j'ai l'habitude depuis que j'ai quitté cette école de droit. Seulement, j'en suis venu au point ou je me rends compte de mon changement. De mon changement par rapport à comment j'étais à Chicago. J'étais le garçon qui se foutait de tout, qui était hypocrite avec tout le monde et qui disait clairement et fièrement qu'il enculait la société actuelle, j'étais le genre de garçon détestable, haïssable, qui aurait pu avoir une ville entière contre lui et qui n'aurait pas changé. Mais maintenant, quand je me regardais moi-même j'avais plus l'impression de me voir. C'est sûr, j'ai changé. En quelques semaines, j'ai changé. Cette ville, dégueulasse et pourrie par rapport à ma ville natale, m'a changé en quelqu'un que je ne suis plus. Avant, j'étais. Ouais, j'étais quelqu'un que je qualifiais de bien, qui ne montrait pas ses sentiments. Maintenant c'est à la limite de si je passe mon temps à pleurer. Une seule question. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il s'est passé pour que je devienne aussi faible ? J'en ai strictement aucune idée. Peut-être que si le regard des gens ne m'avait pas touché, je ne serais pas comme ça maintenant.

En réalité, c'est même certain. Si le regard des autres ne m'avait fait aucun effet, je ne serais déjà pas dealer, je ne serais certainement pas un de ces psychopathes malades mentaux que tout le monde évite, je ne serais pas ce que je suis. Des fois, j'y pense. Je pense à ce que je serais devenu si j'avais pas porté autant d'importance aux mots de cet imbécile. Ah, oui parce que maintenant c'est uniquement comme ça, que je le vois. J'aurais peut-être pu être avocat, j'aurais été dans la ville de Chicago, ma belle et magnifique ville. Et peut-être que j'aurais également rencontré une femme moins.. Tueuse que Kélia, elle aurait pas pointé un flingue contre mon crâne et Scott n'aurait pas eu à lui sauter dessus pour me sauver la vie. D'ailleurs, Scott. Je sais pas ce qui lui arrive, à lui aussi, mais en tant que meilleur ami je pense qu'un message par mois serait légèrement appréciable, même quand je lui en envoie il me répond pas. Et sincèrement ? Je comprends pas. Je suis pas le genre de personne trop chiante, en plus de ça. Je suis juste.. Je suis juste trop attaché à mes amis, donc ça serait sympathique qu'il puisse faire également un minimum attention à moi.

J'avoue, je me cache moi-même avec une carapace en guise de couverture. Je me fais passer pour l'asocial antipathique, égoïste et sarcastique. Mais une seule question peut réellement être posée : suis-je vraiment comme ça ? Et il n'y a à ça qu'une seule réponse : Non. Non, je ne suis pas comme ça. C'est lui qui m'a changé. C'est lui la cause. C'est lui qui a voulu que je change, et maintenant c'est fait. La jalousie c'est assez moche, et j'ai compris que plus tard qu'il était jaloux. Mais maintenant il faut en être sûr : si lui il revient vers moi, si je le revois un jour, je vais tellement le saigner, tellement le blesser qu'il regrettera sa jalousie d’antan et qu'il me suppliera de redevenir comme avant. Avant de critiquer et de blesser les personnes, peut-être faut-il se demander ce qu'elles deviendront une fois qu'elles auront réussit à se relever. Malheureusement, je pense que le fait que je réussisse à me relever bien trop tard a fait que je suis devenu cette chose, cette sorte de monstre que je suis maintenant. Et j'espère sincèrement qu'il le regrettera. Même si je dis tout ça, alors qu'au fond je sais constamment que lorsque je vais le revoir je vais directement retomber, tout aussi bas.


POV externe :

Ayant prit l'habitude de sortir très tôt ou trop tard, Xénosis s'était retrouvé au port de Marple Spring à six heures du matin, assit au bord de l'eau. À quoi est-ce qu'il pensait ? Il pensait à avant, à comment il était, à comment il était devenu. Si on le voyait comme ça, assit sur le bord de l'eau à fumer et à regarder le ciel encore noir, on aurait pu se demander s'il n'était pas un pauvre petit dépressif bipolaire, soit le genre de personne qu'il n'aimait pas du tout alors que c'était totalement ce qu'il était, et sans déconner étant donné qu'il avait été diagnostiqué bipolaire depuis peu de temps. Concernant le coté déprimé voir dépressif, ça venait du jour où Kélia avait tenté de le tuer et ça n'avait toujours pas quitté son esprit, au point même ou penser à cette femme qu'il aimait le tuait totalement intérieurement.

Effectivement alors, il était en train de fumer. Mais il ne fumait pas simplement de pauvres cigarettes qu'il considérait comme inutile, c'était trop peut pour lui et c'était pour les peureux qui ne voulaient pas se faire choper par les flics en possession de substances illicites. Certes, habituellement Xénosis ne fumait pas. Mais il ne s'était pas réellement vu venir au port avec ses seringues pour se droguer, de toute façon il les aurait foutu où ? Dans son sac ? Les seules choses qu'il y avait dans son sac, c'était de l'héroïne et du LSD, pas ça. Et également peut-être son couteau, mais ça c'était totalement différent, il ne le lâchait pas depuis le jour où il l'avait piqué à son père et les gravures « Chicago, US » et « Lodéqeski » montraient effectivement que ce couteau lui appartenait, et uniquement à lui.

En entendant des bruits de pas derrière lui, Xénosis soufflait la fumée qui lui restait dans la bouche avant de poser son regard sur l'eau. Il ne comptait pas se tourner vers la personne, mais lui parler lui semblait quand même assez poli. Sa voix avait un ton plutôt rauque, assez cassé à cause du fait qu'il était en train de fumer, et d'ailleurs ça sentait et puait clairement la drogue autour de lui. « Vous aussi vous sortez à six heures du matin pour être tranquille dehors ? C'est dommage que la plupart des personnes commencent à agir comme ça, les moments de solitude et de tranquillité.. Disparaissent de plus en plus. C'est probablement l'évolution de la société qui fait ça. », pour la première fois de sa vie il n'avait pas parlé sarcastiquement et n'avait pas agressé la personne en lui adressant la parole, en réalité il voulait juste discuter, pour une fois. Parler de ce qui allait, de ce qui n'allait pas, et peu importait s'il ne connaissait pas la personne en face de lui.
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Message Do you lock yourself in your room, with the radio on turn up so loud that no one hears you screaming ? ▬ {Eddie&Xénosis} › Mer 6 Mai - 2:03
All that time wasted.

This curse was right to me.



« Je suis navré mon garçon, j’ai été témoin de tous les efforts que tu as mis dans ce projet, mais mes collègues sont unanimes, tes travaux sont rejetés. »

La grande salle de classe était entièrement vide, hormis la présence du professeur et d’Eddie qui fixait le vide. Un silence imposant aspirait les bruits ; laissant uniquement la respiration du métis se perdre dans l’air. Ça faisait des mois qu’il préparait son projet final, et on lui annonçait dès lors qu’il était... Refusé ? C’était un énorme choc pour lui. Son avenir dépendait de cette année.

Son postérieur était posé sur un bureau, ses mains étaient crispées sur le bois de chaque côté de ses cuisses. Ses doigts blanchissaient à vue d’œil. Une colère monstre bouillait dans ses veines. Il devait respirer. « Merci à vous. » Lâcha-t-il finalement, les dents serrées. Il aurait pu dire qu’il comptait améliorer ses fichiers, revoir ses notes, mais dans l’immédiat, la frustration prenait le dessus sur sa raison. Il était pourtant un très bon élève d’ordinaire !

En sortant du local, le flanc de son poing tapa le mur. Il avait très certainement besoin d’un bain d’air frais. Sa voiture l’attendait dans le gigantesque stationnement. Il la gagna et balança son matériel scolaire à l’arrière. Sans monter dans le véhicule, il referma la portière. Son téléphone vibra à sa poche arrière. L’afficheur indiquait sa mère. Devait-il seulement prendre le temps de répondre ? En avait-il envie ? Il se passa une langue sur les lèvres et daigna décrocher.

- Maman ? Écoute... J’ai pas le temps maintenant, j’avais un rendez-vous ville. Quoi ? Ce soir. Pourquoi ? Tu n’es pas avec papa ? Je verrai, soupira-t-il en lançant quelques coups d’œil autour de lui.

Ses pas le menèrent doucement en ville, il avait besoin de marcher. Il échangea quelques banalités avec sa mère, même s’il mourrait d’envie de raccrocher et de passer à autre chose. Il savait très bien ce qu’elle attendait de lui. Et disons qu’il allait tout faire pour éviter d’être confronter à une telle situation. Eddie aimait sa mère, énormément. Mais ce qu’elle souhaitait, ça le mettait mal à l’aise. Surtout lorsqu’ils étaient tous les deux dans une même pièce, et qu’elle lui offrait du vin...

Dehors, vers l’horizon, se dévoilait la ligne de l’infinie. L’univers laissait place à un ciel superbe. Lentement, le soleil s’extirpait de son sommeil, un dégradé phénoménal s’offrait à Marple Spring, de l’orangé, du rosé, et puis enfin, quelques couleurs bleutées. C’était au port que s’était retrouvé le basané. L’air salin sans doute...

Une silhouette se dessinait dos à lui. Et cette même personne, perdue dans l’amertume, lui adressa la parole d’un timbre de voix détaché, absent. Mais cette tonalité, ce n’étais pas la première fois qu’il l’entendait. Sa colère de plus tôt sembla revenir en flèche, de manière foudroyante. « Thomas? » Murmura-t-il sans même prendre la peine de répondre à ses mots de plus tôt. « Ah... C’est pas vrai. » Soupira-t-il en comprenant qui se trouvait là. Il se passa une main dans les cheveux, comme si ce geste allait pouvoir l’aider d’une quelconque manière.

« Je te croyais déjà bien loin. » Ajouta-t-il. Cette phrase non plus n’allait probablement pas l’aider, mais elle était sortie malgré lui. De base, il ne détestait pas « Xénosis », seulement. Avec l’histoire qu’ils avaient vécu, une haine étrange continuait de lui vriller l’estomac.


SIXE, 2015
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Message Do you lock yourself in your room, with the radio on turn up so loud that no one hears you screaming ? ▬ {Eddie&Xénosis} › Mer 6 Mai - 13:24

do you lock yourself in your room, with the radio on turn up so loud that no one hears you screaming ?
feat. eddie

POV interne :

Peut-être que le garçon solitaire assit au bord du port à fumer, à penser au passé ça fait trop nostalgique pour moi. Certes, en même temps c'est très loin d'être faux, en fait j'ai jamais été nostalgique de quoi que ce soit. J'ai pu regretter de ne pas avoir fait certaines choses qu'aujourd'hui je souhaiterais faire, mais jamais je regretterais les moments que j'ai pu passer. J'ai fais l'erreur, plusieurs fois, de m'attacher à des personnes et je vois pas en quoi je pourrais être triste ou heureux de me remémorer le fait que je puisse être aussi con pour avoir des sentiments envers d'autres personnes que je devrais qualifier comme des sous-merdes plutôt que comme des dieux. C'est peut-être assez vulgaire de penser ça comme ça, mais c'est simplement ma façon de penser.

« Thomas ? », je sais pas réellement pourquoi mais en entendant sa voix je me suis subitement mis à prier, ce que je n'ai jamais fais en réalité, pour que ça ne soit pas lui. Et je me suis demandé réellement s'il avait osé m'appeler comme ça, là. En fait, j'avais plus l'habitude d'entendre mon prénom, à un point tel que quand on me demandait comment je m'appelais je répondais Xénosis. Mais c'était qu'un pseudo, un surnom qui était sortit d'un délire de gosse au lycée, quand on s'amusait à se qualifier par des noms de maladies et qu'on me nommait Xénosis le psychopathe, qui aurait cru que ce serait mon futur de toute façon ? « Je te croyais déjà bien loin. » En l'entendant une deuxième fois je me rendis bien compte que c'était.. Vraiment celui que je pensais. Et malheureusement. Quelques secondes avant, j'avais pensé à le frapper si jamais je le revoyais et juste entendre sa voix m'avait directement figé. Pauvre con.


POV externe :

En se retournant, Xénosis observait quelques secondes le jeune homme. Il fallait dire que depuis le lycée, il n'avait pas réellement changé. Il haussait les sourcils quelques secondes après, faisant tout comme s'il ne voyait pas de qui il parlait, à vrai dire il avait espéré ne pas le revoir maintenant et ses espérances venaient de disparaître d'un seul coup, à partir du moment ou il avait pu entendre sa voix.  Finissant de fumer, il se relevait pour se mettre devant le jeune homme avant de croiser les bras. « Ce serait parfait de te faire croire que c'est pas moi, seulement j'suis bien trop beau pour que quelqu'un puisse me ressembler. » Ces mots qui venaient de sortir de sa bouche montraient bel et bien qu'il avait énormément changé, et juste son physique le montrait, d'ailleurs. Alors qu'avant il prenait toujours soin de lui, d'avoir bonne mine, on pouvait clairement voir maintenant que Thomas était complètement défoncé, il avait des marques rouges autour des yeux et ça se voyait également qu'il était fatigué. En quelques sortes, ça se voyait qu'il ne faisait plus attention à rien.

« Tu me croyais loin ? Sincèrement ? Tu veux dire.. À Chicago ? À l'endroit même ou t'as en quelques sortes brisé ma famille et gâché ma vie ? Voyons, Eddie. Tu sais très bien que je tourne rapidement la page et que je recommence facilement à zéro... Non ? » Un sourire assez hypocrite s'était installé sur le visage du jeune homme alors qu'il finissait par disparaître tout aussi rapidement. Il ne croyait lui-même absolument pas à ce qu'il disait et ça se voyait sur son visage. « Si tu veux que je sois encore loin de toi, Humphrey, je suis désolé de te le dire mais c'est toi qui va devoir déménager. Maintenant que je suis ici, j'y reste. »
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Message Do you lock yourself in your room, with the radio on turn up so loud that no one hears you screaming ? ▬ {Eddie&Xénosis} › Ven 8 Mai - 15:43
[quote="Eddie S. Humphrey"]
All that time wasted.

This curse was right to me.




Le garçon ne prit même pas la peine de faire demi-tour, même si se retrouver devant lui le plongeait dans d’anciens souvenirs. Il garda néanmoins une parfaite maîtrise de lui ; il tenta de ne pas tiquer à ses provocations, à ses sourires lourds de haine et de sarcasme. Même que pendant quelques secondes, il hésita à répliquer, mais ce fut plus fort que lui. Il le fit.

« Oui, effectivement. Je te pensais parti, bien loin. Surtout après avoir fichu ta vie en l’air, d’avoir abandonné tes études, d’être parti sans prévenir personne ! »
D’un côté, Eddie était aussi furieux. À une époque, il s’était fortement attaché à ce jeune homme. Sinon, jamais il n’aurait fait ce qu’il avait fait... Oui, Eddie avait été stupide, il avait manqué de respect à Xénosis, mais ça avait été sa manière de gérer la situation, de montrer qu’il n’était pas faible de se laisser ainsi aller aux vices d’un autre homme.

C’était pour cette raison qu’en sa présence, il continuait d’arborer un air supérieur, détaché. Il tentait de mettre la faute de cette animosité sur Xénosis, de son départ...

Derrière le faux sourire de son vis-à-vis, il y voyait une profonde colère. C’était compréhensible. Toutefois, Eddie continuait de se voiler la face, de faire comme si rien n’était jamais arrivé et que cette haine était le fruit de leur imagination. Un simple malentendu. Pourquoi restait-il là alors ? Il avait tous les droits de s’éloigner et de poursuivre sa journée. Mais de manière incompréhensible, il se perdait dans la situation. Son regard noisette étudiait longuement Xénosis ; commençant par la teinte rosée que prenaient ses joues sous la tension, de sa poitrine qui se soulevait un peu plus sous l’adrénaline et de ses poings qui se crispaient légèrement.

« Vas-y, dis-moi ce que tu as sur le cœur. Frappe-moi, je sais que tu meurs d’envie. » Intervint Eddie. Voilà une seconde, il prévoyait partir, mais voir autant de réaction de la part de son ancien ami, le poussait à rester, à parler et à le confronter.

« Allez, Thomas. Agis. »
Insista-t-il en prenant bien soin d’accentuer le timbre de sa voix à son prénom. Un prénom qu’il disait rarement. L’emprunter dans l’immédiat lui procurait une certaine satisfaction malsaine. Qui plus est, son projet d’école avait été suspendu. Ça le mettait dans une colère qui le désarmait complètement. Et croiser ce jeune homme jetait de la poudre au feu. Il avait besoin d’action. Il avait besoin d’un coup d’éclat, ça devenait plus fort que lui. Et pourtant, ce n’était pas forcément ce qu’il désirait.


SIXE, 2015
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Message Do you lock yourself in your room, with the radio on turn up so loud that no one hears you screaming ? ▬ {Eddie&Xénosis} › Ven 8 Mai - 16:23

do you lock yourself in your room, with the radio on turn up so loud that no one hears you screaming ?
feat. eddie

POV externe :

« Vas-y, dis-moi ce que tu as sur le cœur. Frappe-moi, je sais que tu meurs d’envie. » En entendant ces mots, la première réaction de Xénosis fut de hocher négativement la tête. Il n'avait pas envie de le frapper, loin de là. Il avait envie de le tuer, c'était différent. À la fois il avait cette envie assez énorme, et en même temps il voulait redevenir proche de lui, autant qu'avant, et c'était ça qui le blessait. Il savait qu'en ce moment, il était beaucoup plus susceptible qu'avant et qu'il se mettait souvent à pleurer pour rien. Rien que le voir lui donnait envie de se mettre à pleurer, pour preuve, et il essayait de se raisonner lui-même pour ne pas craquer et ne pas le faire. En l'entendant prononcer son prénom une deuxième fois, le jeune homme baissait le regard quelques secondes avant de le relever vers son ancien ami. « Je m'appelle Xénosis. Pas Thomas. » Il essayait lui-même de se dire que ce qu'il disait était la vérité, mais il savait que depuis ses dix-sept ans il n'arrêtait pas de se mentir à lui-même. Et il continuait encore à ce moment-là.

« Tu sais c'est quoi le pire ? J'ai même pas envie de te frapper. J'avais envie, y'a encore pas longtemps. Mais j'ai même plus envie. J'ai beau être rancunier, je suis pas vraiment violent et ça tu devrais le savoir. Mais tu veux savoir ce que je pense réellement ? T'as gâché ma vie. » Il avait dit ça sans aucun ton sarcastique, juste le ton calme qu'il avait auparavant toujours, quand il disait presque tout le temps la vérité, quand il était lui-même en réalité. « T'as gâché... Toute ma vie. Et maintenant que j'arrive à être un minimum stable, je veux pas que ça recommence. Alors tu sais quoi, oublie tout les moments qu'on a passé ensemble, toi et moi. Et oublie moi. » Il fermait les yeux quelques secondes avant de se tourner, récupérant son sac en restant tout aussi calme.

« Tu veux peut-être savoir pourquoi je suis parti ? Parce que déjà que j'avais pas confiance en moi et t'en avais juste.. Beaucoup trop rajouté, assez pour que j'y crois du moins. Et j'avais pas envie de garder contact avec une personne comme toi qui me faisait douter de moi-même. Tu veux peut-être savoir ce que je suis devenu après, ou je me trompe ? C'est sûr, pas de diplôme, pas de grande qualifications pour entrer dans des universités primées, pas de parents présents pour m'aider simplement parce que j'ai fais l'erreur de coucher avant le mariage avec un petit con comme toi. » Il ouvrit son sac, lui jetant dessus les paquets de drogues qu'il avait avant de jeter son couteau à ses pieds. « Si tu veux comprendre ce que je fais maintenant, ça va peut-être t'aider. C'est cruel, un adolescent qui voulait être avocat et qui se retrouve dealer de drogue. » Il soupirait calmement, se reculant pour s'asseoir sur la barrière qui le séparait de l'eau. Il n'essayait pas d'avoir la compassion ou la pitié d'Eddie, il essayait seulement de lui faire comprendre qu'il lui avait gâché la vie. Plus qu'autre chose.

« Je suis pas parti sans prévenir personne. Je me suis juste éloigné de toi. Parce que j'avais peur que tu me fasse encore manquer de confiance en moi. Et qu'une fois que j'ai pris confiance, que j'ai réussis enfin à me dire que j'étais pas mauvais en tout ce que je faisais je me suis rendu compte que... Que je suis quelqu'un de plutôt dangereux. J'suis pas revenu te voir pour pas te blesser. Parce qu'on peut dire tout ce qu'on veut, t'étais mon ami, avant. Même si maintenant j'en ai pas réellement des amis, même si je tiens absolument à personne... Enfin, ça c'est faux. J'continue quand même à tenir à toi. Maintenant tu sais tout ce que je pense. Et toi, tu penses quoi ? Dis moi, aussi. » Il avait dit tout ça sans prendre le temps de respirer entre chacune de ses phrases, ce qui fit qu'il finit par lâcher un soupir de soulagement au final. On pouvait dire que ça le soulageait de dire pour une fois ce qu'il ressentait. Peut-être qu'il faisait comme s'il ne ressentait rien, mais en réalité il ressentait beaucoup trop de choses à la fois pour toutes les montrer. Il avait encore la haine contre Eddie, plus qu'autre chose, mais il était encore attaché à lui. Et c'était justement ça, le problème.
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Message Do you lock yourself in your room, with the radio on turn up so loud that no one hears you screaming ? ▬ {Eddie&Xénosis} › Sam 9 Mai - 3:58
All that time wasted.

This curse was right to me.





«  J’ai gâché ta vie ? Je ne suis pas responsable de tes actions. Thomas. »

Rétorqua-t-il en prenant encore bien soin d’approfondir la tonalité de sa voix à ce prénom qu’il semblait tant redouté. « Ton quotidien redevient stable ? Laisse-moi en rire un peu. Regarde tes cernes, regarde la rougeur dans tes yeux. Tu es drogué. Tu es déshydraté. Et tu as les lèvres sèches. » Car oui, il avait remarqué le manque d’humidité à sa bouche, cette sècheresse pâteuse. Oui, il s’était permis de regarder cette zone si sensible de son visage. Une zone qu’il avait déjà goûtée autrefois. Il eut le réflexe d’humecter ses propres lèvres à cette pensée plus que déroutante.

« Alors chaque fois que quelqu’un risque de te critiquer, tu comptes fuir à l’autre bout du monde, tu comptes tout lâcher. Et pour quoi ? Dis-le-moi. Parce que tu ne te sens pas à la hauteur ? Ouvre-toi les yeux, le monde n’est pas parfait, Xénos... » Et pour la première fois, il s’accorde le droit d’énoncer son pseudonyme. Était-ce une once de respect de sa part ? Il n’eut point le temps de réaliser son geste, que le paquet d’herbe lui frappe le torse pour se retrouver à ses pieds. En plus de ce poignard. Que comptait-il faire avec ça ? Se mutiler ? Blesser quelqu’un d’autre ? Tuer quelqu’un d’autre ? Quel andouille celui-là, pensa-t-il. Toujours à chercher les ennuis.

Le métissé s’accroupit afin d’attraper larme au sol. Il se redressa ensuite, dans l’optique, toujours et encore, de le confronter. Et pas forcément physiquement. Seulement, ses explications ne lui semblèrent pas logiques. Il roula l’objet entre ses doigts et fit quelques pas dans sa direction, profitant qu’il soit assis pour le toiser de haut.

- Je ne t’ai pas dérobé ta confiance, elle s’est ébranlée toute seule car tu ne te respectais pas toi-même. Tu avais peur d’être dangereux envers moi ? Pourquoi ? Tu me voulais à ce point du mal ? Malgré tout ce qu’on a vécu ? Sérieusement ?

Arrivé en face de lui, il réprimant un faux sourire, lâchant un rire forcé. Ses yeux s’abaissèrent au sol, tandis qu’il tenant le manche et la lame du poignard entre ses deux mains.  « En quoi mon avis pourra t’aider ? » Il ravala sa salive. Que pensait-il de tout ça ? Qu’elle était son opinion ? Xéno était parti loin de lui, par sa faute ; il le savait. Mais quand il le voyait, comme présentement, il se remémorait cette nuit fougueuse. Contre toute attente, aucune explication ne remontait à la surface. Il resta muet comme une tombe. Que regrettait réellement au fond de lui, exactement ? De l’avoir détruit ou d’avoir osé coucher avec lui ?

« Je pense que même si tu le voudrais, tu n’oserais même pas lever le petit doigt contre moi. » Décréta-t-il, retrouvant cette attitude distance. Pourquoi n’exprimait-il pas sincèrement ce qu’il éprouvait ? Aurait-il eu des sentiments à son égard ? Des sentiments qu’il l’aurait fait douter ? Sous le coup de la colère, il serra un peu trop la lame qui vint érafler le fond de sa peau, y déversant un fin filet de sang, chaud, rougeâtre.  


SIXE, 2015
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Message Do you lock yourself in your room, with the radio on turn up so loud that no one hears you screaming ? ▬ {Eddie&Xénosis} › Sam 9 Mai - 15:04

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feat. eddie

POV externe :

Avec tout ce qu'Eddie lui disait, ça donnait d'autant plus de raisons à Xénosis d'être énervé. Mais cependant, ce ne fut pas le cas. Il ne pouvait pas s'énerver contre lui, pour la simple raison qu'avec lui il était resté comme avant, avant que tout change : son caractère y comprit. Il savait qu'il avait raison, de toute manière, il savait que ce serait inutile de le nier puisqu'il croyait absolument à tout ce qu'il lui disait. Cependant, et c'était ce qui avait réellement changé depuis ses seize ans, Xénosis ne baissait plus les yeux face à lui, au contraire même il soutenait son regard en l'écoutant tout de même attentivement. « Parce que tu regardes encore l'état de mes lèvres ? T'es faible Eddie. Je te voulais pas de mal, seulement je suis malade. J'arrête pas de blesser toutes les personnes qui m'entourent... Et le pire c'est pas que je m'en souviens, mais c'est que je sais que je le veux. Et que j'aime les blesser. Et je voulais pas de faire ça. » Le jeune homme regardait ses mains lorsqu'il serrait la lame, se relevant alors avant de poser ses mains sur celles d'Eddie. Il lui enleva sa main de la lame avant de le regarder. « Fais gaffe, quand même... », il prit la lame entre ses doigts avant de tirer dessus pour récupérer le couteau. Il le coinça entre sa ceinture et son pantalon avant de reprendre la main du jeune homme, regardant la coupure en soupirant. Finalement, il enleva ses mains de celle de son ancien ami, coupant absolument tout contact qu'il avait avec lui. Il récupérait ses affaires avant de les remettre dans son sac. « Si je voulais te faire du mal je te frapperais pas Eddie, je m'arrangerais pour faire partir les personnes que t'aimes. C'est toujours des départs qui font du mal à quelqu'un d'égoïste. »

Il regardait l'eau quelques instants avant de se tourner une nouvelle fois vers Eddie. C'était ce qu'il avait pensé, en réalité. Il voulait le frapper, il avait la haine contre lui et voulait juste lui faire comprendre, mais une fois qu'il était en face de lui il ne pouvait pas, ou du moins il n'y arrivait pas. Il avait déjà beaucoup de mal à faire comme s'il allait bien, encore, alors que c'était très loin d'être le cas. « Je sais pas comment ça se fait que j'sois aussi con et aussi naïf, surtout te concernant, et comment ça se fait aussi qu'avec ce qu'il s'est passé entre nous deux je puisse encore avoir besoin de toi mais... » Il se coupait finalement, passant ses mains sur son visage en essayant de contrôler un minimum les sentiments qu'il ressentait, tous en même temps, dans son corps. « J'ai besoin de toi. Et essaye pas de jouer les personnes distantes avec moi, je sais pas ce que t'as eu pendant quatre ans, je sais pas si réellement t'as pu changer en quelqu'un d'aussi détestable que ce que tu me montre depuis avant, mais si c'est le cas j'y crois même pas. Et je crois même pas au fait qu'après tout ce qu'on a pu faire ensemble tu puisse juste essayer de me faire croire que tu puisse être distant. »

Xénosis soupirait doucement, finissant par hocher la tête avant d'essuyer les larmes qu'il avait aux coins des yeux, il était très loin d'être stable. Il le savait. Et ça se voyait d'autant plus à chacune de ses réactions. « T'as raison, ouais, je suis pas stable. Les seules raisons c'est juste que j'ai plus personne pour m'aider à l'être. À la base je t'avais, toi, et mes parents. Et puis mes parents m'ont lâché, puis toi... Voilà. Après j'ai eu la fille que j'aimais, Kélia, elle a essayé de me tirer une balle dans la tête. Puis mon meilleur ami, Scott, qui a coupé tout contact avec moi depuis que je suis ici, y'a eu Jonathan Ribbs qui s'est éloigné de plus en plus de moi sans me donner aucune explication, les seules personnes que je continue d'apprécier je peux pas m'empêcher de les détester en même temps par peur qu'elles m'abandonnent. » Il secouait la tête avant de passer une main dans ses cheveux pour se recoiffer. « J'essaye de paraître stable et de jamais craquer devant les autres mais c'est absolument pas le cas, j'arrive jamais à m'avouer à moi-même que je vais pas bien et même si mon ex veut toujours me tuer j'arrive pas à m'empêcher d'être amoureux d'elle. Et je... Je sais même pas pourquoi je te dis ça. » Xénosis avait soupiré après ses derniers mots, ça se voyait qu'il était désespéré, réellement. Il pouvait dire tout ce qu'il voulait, c'était sûr, mais il ne pouvait pas cacher ses sentiments, pas devant lui.
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Message Do you lock yourself in your room, with the radio on turn up so loud that no one hears you screaming ? ▬ {Eddie&Xénosis} › Sam 16 Mai - 19:13
All that time wasted.

This curse was right to me.





« Tu es sûr de blesser uniquement les gens qui t’entourent ? Je pense sincèrement que c’est à toi que tu causes le plus de tords. Tu penses détruire les gens, mais c’est ton monde qui s’écroule, pas le notre. »

Cette fois, la conversation prenait un tout autre sens, une nouvelle torture plus dramatique à laquelle il ne s’attendait pas ce matin. Et sa mauvaise humeur le pousse à creuser davantage le problème. « Et je ne suis pas faible. Je continue d’avancer, simplement. »

Un léger silence se faufila à nouveau entre eux lorsque Xénosis s’approcha pour observer l’entaille au creux de sa peau. Rien de prendre grave, mais il y avait quand même se fin filet de sang qu’il s’était auto-faite avec la lame du couteau. Était-il si en colère qu’il ne s’était pas rendu compte de sa maladresse sur le moment ? « Merci du conseil. » Marmonna-t-il en refermant le poing distraitement. À la menace de son ancien ami, il tenta de ne pas réagir. Qui pouvait-il bien faire partir ? Il tenait aux membres de sa famille, mais depuis un moment, il s’éloignait d’eux. Particulièrement de sa propre mère qu’il aimait et qu’il détestait à la fois.

Relevant le regard, il constata la présence de larmes salines aux coins de ses yeux. Pleurait-il pour ce qu’il lui disait maintenant ? Ou ce qu’il lui avait dit auparavant ? Xénosis était un livre ouvert, mais à la fois si complexe et dur à cerner. Ce n’était pas toujours évident d’être en sa présence. Et malgré tout. Et à ses aveux, il fronça les sourcils. Il était tombé amoureux d’une fille après avoir couché avec lui ? Une étrange et curieuse pointe de jalousie vint lui serrer la poitrine, sans qu’il ne sache vraiment pour quelle raison. Le sentiment était bel et bien là, naissant, rageant.

« Moi je suis là. » Fit alors Eddie. « Nous ne sommes pas amis, nous ne sommes pas meilleurs amis. Mais je suis là malgré tout. » Que tentait-il de faire exactement en disant cela ? N’était pas un préjudice à la relation qu’ils avaient autrefois eu ? Eddie ressentait inévitablement quelque chose pour le garçon, sans trop savoir quoi. Il hésita à dire ce qui germait dans sa tête. Il garda le silence plusieurs secondes avant que sa suggestion n’explose à ses lèvres. « Laisse-moi tenter ma chance une nouvelle fois. » Les mots sortirent d’eux-mêmes, presque vulnérables. Sa colère s’amenuisa quelque instant. Le voulait-il seulement, ou était-il encore une fois égoïste pour garder Xéno uniquement pour lui.

« Tu me détestes, je te déteste. Je pense qu’on l’a tous les deux compris. Mais laisse-moi revenir dans ta vie. Que peut-on vivre de plus infernal ? »

Il fit un pas dans sa direction et il plaqua une paume (celle qui n’était pas souillée de sang) contre le flanc de son cou. Son pouce s’appuya sur sa mâchoire, puis il le força à redresser le visage vers le sien, que leurs prunelles puissent se croiser. « Passer du temps avec toi me manque. »


SIXE, 2015
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Message Do you lock yourself in your room, with the radio on turn up so loud that no one hears you screaming ? ▬ {Eddie&Xénosis} › Dim 17 Mai - 17:09
Do you lock yourself in your room... ?
« Passer du temps avec toi me manque. » En réalité, les précédents mots d'Eddie n'avaient pas touché Xénosis. Jusqu'à ceux-là. Son cœur ratait un battement, si soudainement que ça lui en fit presque mal. Il le regardait dans les yeux quelques secondes avant de détourner le regard. Il avait l'impression que même là, Eddie lui faisait du mal. Peut-être inconsciemment, certes, mais il ne faisait pas la différence entre ce qui était conscient et ce qui ne l'était pas. La seule chose dont Thomas était sûr à ce moment-là, c'est que ces simples mots lui avaient fait remonter tout les souvenirs qu'il essayait de supprimer de sa mémoire depuis quelques temps. Et il y était presque arrivés, en réalité. Jusque là, il n'avait jamais repensé à ce qu'ils avaient fait tout les deux, à tout les moments qu'ils avaient passés, même les bons moments. Et il ne voulait pas y repenser. Posant sa main sur celle d'Eddie, le jeune homme lui enlevait doucement de son cou pour la serrer dans la sienne. Il s'approchait encore légèrement de lui pour passer son deuxième bras autour de son cou et poser sa tête contre son épaule. Quelques minutes auparavant, ce n'était pas la réaction qu'il aurait pu avoir. Seulement, et il continuait à se le nier à lui-même, Eddie le rendait réellement faible. Il ne savait pas quel sentiment faisait ça, mais c'était pourtant le cas. Il était faible, c'était un fait.

Finissant cependant par reculer, Thomas regardait le jeune homme un moment avant d'essuyer une seconde fois les larmes aux coins de ses yeux, en parlant plutôt doucement et également calmement. « Tu me manques.. C'est pas le temps qu'on passait à parler, à... À tout faire qui me manque. C'est toi. Et en particulier la personne que tu m'avais montré avant de me descendre comme si j'avais jamais compté pour toi. » Depuis un long moment maintenant, c'était une des premières fois où il osait enfin avouer ce qu'il ressentait, où il osait le dire clairement, sans sarcasme ou sans insinuer vaguement les sentiments qu'il avait. Il relevait le regard vers le jeune homme, se mordant doucement les lèvres avant de soupirer. Il trouvait le silence beaucoup trop gênant et tentait lui-même de s'empêcher de regarder ses lèvres ou de repenser à ce qu'ils avaient fait et ce qui avait fait qu'il ne parlait maintenant plus à ses parents. « Et même si j'essaye de me persuader du contraire, je veux plus avoir à vivre sans toi dans ma vie. T'es.. Beaucoup, beaucoup trop important à mes yeux pour que je puisse encore le faire. »

En se rapprochant de lui, le jeune homme regardait les lèvres de son ancien ami quelques secondes, se permettant lui-même de finalement l'y embrasser assez furtivement. Il reprit sa main avant de baisser le regard, c'était un peu étrange au final comme retrouvailles et à vrai dire ce n'était pas ce qu'il avait prévu pendant si longtemps. Il avait au contraire prévu de lui montrer qu'il était fort, qu'il avait changé. Et d'un seul coup, en le voyant, la personne qu'était Xénosis avait disparu pour laisser place au véritable lui : Thomas Lodéqeski, simplement l'adolescent qu'il était avant de rencontrer Kélia, avant tout ça. En serrant la main d'Eddie dans la sienne, il finit bel et bien par se rendre compte qu'il n'aurait jamais du partir, qu'il aurait du éviter d'être aussi susceptible, d'être aussi stupide également. S'il n'avait pas été susceptible, sa vie aurait peut-être été beaucoup moins un désastre que ce qu'elle était aujourd'hui. Et en réalité, s'il pouvait retourner en arrière il le ferait.

En relevant de nouveau le regard vers Eddie, il se lécha les lèvres assez rapidement. Il avait encore une précision à lui donner, étant donné qu'il avait entendu quelque chose sortir de sa bouche qui était en quelques sortes faux. « Je te déteste pas tu sais. Je me déteste juste de t'avoir laissé me détruire. Parce que me détruire, je sais le faire tout seul. J'avais pas réellement besoin de ton aide. Par contre pour me relever, j'ai vraiment... Vraiment besoin de toi. »
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