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Message I don’t think I can fight this anymore • Opéra › Mer 29 Avr - 15:07
Je marche sur la plage et profite de la douce sensation du sable sous la plante de mes pieds. Chaussures en main, regardé rivé sur les vagues qui s’échouent sur le sable, je souris. Le simple fait de bouger les doigts de pieds me rend heureux. Et puis, sérieusement, y a-t-il un meilleur moyen de commencer la journée par autre chose qu’une marche sur la plage ? Non, je ne crois pas. D’ailleurs, la plage est déserte et le soleil est entrain de se lever. Fermant les yeux, j’inspire l’air maritime à plein poumons. Un bonheur. Un délice. Une allégresse sans nom. Je rouvre les yeux et me dirige vers la droite, m’avançant dans l’eau. Je me redresse, me met à siffloter joyeusement..

… Et me réveil dans mon lit à cause de mon réveil. Je me redresse, me tourne et ne sent pas mes jambes. Dur retour à la réalité. C’est dans un lourd soupire que je coupe la sonnerie et me laisse à nouveau tomber sur mon oreiller. Je déteste ces rêves qui relèvent plus d’un cauchemar qu’autre chose. J’ai accepté ma situation, depuis plusieurs années maintenant je me suis fais à l’idée de ne plus jamais pouvoir marcher, et pourtant dans mes rêves je ne suis jamais handicapé. Non.

Je cours, je marche, il m’arrive même de danser par moment. Parfois je suis simplement debout devant un champ, parfois je marche sur la plage. Mais jamais je ne suis en fauteuil roulant. Jamais je suis entraver dans mes mouvements, jamais je ne vis un calvaire, jamais je ne souffre. Et toujours, en me réveillant, c’est une sensation de vide qui s’étend en moi. Le genre de sensation qui me donne juste envie de pleurer et d’hurler, de maudire ma vie.

Je déglutis et prends une profonde inspiration en rouvrant les yeux. Il ne me sert à rien de me plaindre. Mes rêves ne me redonneront pas l’utilisation de mes jambes. Me passant une main sur le visage, je soupire doucement et me redresse. Avec une certaine difficulté et une sacré dose de maladresse je me hisse sur mon fauteuil. Mais c’est en m’habillant, que je perds patience. Ne parvenant pas à enfiler mon pantalon, j’extériorise ma haine, ma rage mais surtout mon désespoir et ma tristesse, en un long hurlement. Ça ne sert à rien, je le conçois. Ça ne change rien, mais ça fait du bien.

Je finis pas réussir à m’habiller. Je sors ensuite de ma chambre, met ma veste et sort de mon appartement en attrapant les clefs de ma voiture au passage. Je devrais manger un truc, mais je n’ai pas faim. Vraiment pas faim. C'est donc le ventre vide qui sort de mon appartement. Je le referme a clef derrière moi et roule vers mon magasin de musique. L'avantage d'habiter dans une petite ville est bel et bien le fait de ne pas avoir beaucoup de route à faire.

J'ouvre le magasin, allume les quelques lumières et met la musique en route. Et puis j'attends. Mon magasin ne fonctionne pas aussi bien que je ne le pensais, mais assez bien tout de même pour pouvoir payer le loyé de mon appartement. Et au moins je fais ce que j'aime faire et je suis heureux. Enfin, la plupart du temps. Aujourd’hui, la playlist qui passe dans les haut parleurs du magasin comporte surtout du punk rock. Rise Against, Skillet, Rage against the machine, mais aussi evanescence et nightwish. Le genre de musique qui reflète complètement mon état actuel.
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Message I don’t think I can fight this anymore • Opéra › Ven 1 Mai - 15:26

Alex & Opéra
Enfoui sous une montagne de couverture, couchée en position fœtale sur le matelas grumeleux de l'hôtel de Marple Spring, Opéra se tournait et se retournait dans son lit sans arriver à trouver le sommeil. Elle se sentait seule. Elle était seule, frigorifiée jusqu'à la pointe des cheveux, sans personne à prendre dans ses bras. C'était ce qui lui manquait le plus de Gabrielle d'ailleurs : une présence, un corps contre lequel se blottir les soirs d'insomnie. Cela faisait une semaine maintenant que la jeune femme n'avait parlé sa fiancée, depuis qu'elle avait appris "la chose", comme elle aimait l'appeler. Elle n'avait toujours pas digéré les cachoteries de la demoiselle et, malgré les nombreux messages et appels de cette dernière, elle s'obstinait à faire la morte et refusait de rentrer à la maison. Son mariage prochain semblait plus que jamais compromis. La jeune femme serra un peu plus fort son oreiller contre son ventre avant de se tourner sur le dos. Elle ne dormirait pas de toute façon, alors autant se lever et faire quelque chose de constructif.

Le corps fourbu de courbatures, Opéra s'étira longuement avant de se redresser. Il était huit heures du matin, elle venait de passer une nuit blanche sur un matelas défoncé à l'hôtel et elle avait affreusement mal au dos. La journée s'annonçait mal... Très mal. La jeune femme rabattit ses couvertures et se leva sans grande conviction avant de d'aller prendre une douche glacée (le robinet d'eau chaude étant cassé). Elle n'osa même pas se regarder dans le miroir : des cernes de panda, une pâleur cadavérique et des joues creusées avaient eu raison de son visage d'ordinaire joyeux et rieur. La demoiselle enfila un jean et une chemise avant de partir elle passa rapidement à la cafétéria de l'hôtel où elle pu remplir son thermos de thé. Elle récupéra aussi quelques viennoiseries qu'elle glissa en catimini dans un sac en plastique et quitta l'hôtel pour profiter de la fraîcheur matinale.

N'ayant pas franchement de destination précise en tête, la jeune femme était bien déterminé à errer dans les rues comme une âme en peine jusqu'à la fin de la journée. Elle n'était pas d'humeur à travailler et les plantes qu'elle entretenait pour la mairie de Marple Spring pourrait bien se débrouiller quelques jours sans elle. Elle était en train de s'évertuer à ne pas marcher sur les fissures du trottoir lorsqu'elle se retrouva nez à nez avec la boutique de musique que tenait l'un de ses amis, Alexander. Sans même réfléchir un seul instant, la jeune femme poussa la porte du magasin où elle fut accueilli par l'une de ses chansons préférées : lost in this life, de Sirenia. Elle hocha la tête d'un air appréciateur. "Salut," lança-t-elle en refermant la porte derrière elle avant de faire quelques pas vers le comptoir. "Sympa la musique. Elle marqua une pause avant de reprendre. "Ça va ? T'as l'air patraque ?"
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Message I don’t think I can fight this anymore • Opéra › Sam 2 Mai - 13:30
A fading hope and a broken dream, And I keep falling further down, We are lost in this life, you and I. Cette chanson -Lost in this life de Sirenia- est tellement vraie et correspond tellement à mon état d'esprit actuel que ça en fait peur. Si ça ne me concernait que moi, je ne serais même pas venu ici dans ma boutique, je ne l'aurais pas ouverte aujourd’hui. Mais je sais aussi que si j'étais resté chez moi, je n'aurais que fait ressasser encore et encore ce foutu rêve et j'aurais sans doute pêter un plomb. Ainsi donc, je pense que cette journée sera sans doute plus bénéfique. Je me changerais sans doute les idées.

Et effectivement, alors que je surf un peu sur internet, la porte s'ouvre. Je relève la tête et sourit légèrement lorsque mon regard tombe sur Opéra, une jeune femme qui j'apprécie énormément et de qui je peux dire qu'elle soit une amie. Elle est une cliente régulière et nous discutons très souvent, je lui conseil des nouveautés et souvent nos discussions se finissent en débat. Elle me salut puis me fait un compliment sur la musique. Je lance un coup d'oeil vers le haut parleur le plus proche de moi puis hoche la tête  « Je ne suis pas fan de Sirenia enfaite, mais cette chanson est vraiment ouais  » disais-je sur un ton neutre. Sans doute est-ce ce ton qui me trahis car Opéra me demande directement si ça va, soit disant j'ai l'air 'patraque'. Je soupire et baisse le regard  « Ouais ouais ça va » disais-je sur un ton pas du tout convaincant avant d'hausser les épaules  « J'ai juste fait un rêve totalement horrible donc voilà, » j'hausse les épaules et tente de lui sourire  «  ça passera» ou pas ajoutais-je pour moi.
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Message I don’t think I can fight this anymore • Opéra › Dim 3 Mai - 13:34

Alex & Opéra
"We've been living a lie (we've been living a lie) [...]." Jamais Opéra ne s'était sentit aussi proche de cette chanson, ni d'aucune autre d'ailleurs. Elle avait déjà écouté Lost In This Life des dizaines et des dizaines de fois mais les récents évènements qui avaient bousculé sa vie lui donnaient une toute autre envergure. Elle avait presque l'impression que les paroles avaient été écrites pour refléter ses états d'âme.

Pendant trois longues années, elle avait vécu dans le mensonge. Pendant trois longues années, sa petite-amie lui avait caché qu'elle était déjà mariée. Le simple fait d'imaginer Gabrielle à la mairie avec quelqu'un d'autre qu'elle suffisait à lui couper la respiration et à lui donner des nausées. Elle ne supportait plus ces pensées qui, pourtant, la hantait depuis près d'une semaine déjà. Depuis qu'elle avait appris la chose. "C'est un de mes morceaux préférés du groupe," murmura-t-elle doucement alors que la chanson jouait ses dernières notes dans les haut-parleurs. Elle s'accouda ensuite au comptoir avant de glisser une mèche de cheveux derrière ses oreilles. "Je ne sais pas pour toi mais je m'identifie tellement dans cette chanson que ça en devient presque flippant." Elle esquissa un pâle sourire avant d'appuyer sa tête dans ses mains en soupirant. Alexander la regardait et la demoiselle ne pu s'empêcher de scruter son visage, soucieuse. Elle ne savait pas exactement si cela venait de sa mine fatiguée ou du ton de sa voix mais il n'avait pas l'air au mieux de sa forme. Lorsqu'elle lui demanda s'il allait bien, il se contenta de répondre affirmativement après avoir baissé la tête. Visiblement, Opéra n'était pas la seule à avoir le moral dans les chaussettes. Elle était en train d'entortiller une mèche de ses cheveux rebelles autour de son index lorsque son ami lui expliqua qu'il avait mal dormi.

"Je vois ce que tu veux dire." Elle haussa les épaules en signe d'impuissance avant de reprendre. "J'ai beaucoup de mal à m’endormir en ce moment et les rares fois où je m’assoupis..." Elle frissonna tout en laissant sa voix s'éteindre doucement, elle savait qu'il comprendrait de quoi elle voulait parler. "Je dois avoir ce qu'il faut pour te remonter le moral." Elle sortit alors sont thermos de thé et les viennoiseries de son sac à dos. Pains au chocolat, croissant, pains aux raisins... Il y en avait pour tous les goûts. "Elles viennent du Melly's hotel. Je ne les ai pas encore gouté mais j'espère sincèrement que leurs pâtisseries sont meilleures que leur matelas." En temps normal, la jeune femme se serait ruée sur ce petit déjeuné improvisé. Les pâtisseries étaient l'un de ses (très nombreux) péchés mignons et sa thé était une extension de sa main. Mais aujourd'hui, impossible pour elle d'avaler quoi que ce soit : elle avait l'impression d'avoir une barre de métal en travers l'estomac qui lui coupait l'appétit. Elle se contenta donc de triturer du bout des ongles une extrémité de croissant avant de servir du thé à Alex. "Alors comme ça tu as fait un cauchemar... Tu veux me le raconter ?"
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