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Membrichou
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Message Break everyday life | ft. M. Leeroy Hamilton › Mer 24 Oct - 0:36

Break everyday life
M. Leeroy Hamilton et Ellen M. Jackson
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Par automatisme, je posais une main sur le réveil pour en couper la sonnerie. Six heure. Précisément. D'aucun diront que ce n'est pas une heure convenable pour commencer la journée, mais moi, j'étais de ceux qui pensaient que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Aussi, je me levais sans encombre et pieds nus, j'allais à la cuisine pour le premier café matinal. Aussi noir que possible et sans fioriture. Il est vrai que j'aime le raffinement, mais certaines choses se doivent de rester simples.
Comme toujours, j'effectuais rapidement les commodités et pris le temps de lire les nouvelles du jour. A l'inverse du plus grand nombre, je mettais un point d'honneur à conserver le format papier. Moi qui étais sur un ordinateur à longueur de journée, j'estimais que j'avais là mon compte. Hélas aujourd'hui, rien de bien passionnant dans le journal du petit Marple Spring...je terminais ma tasse d'un trait en refermant la presse. Parfois, je regrettais l'agitation et ce fourmillement de surprises qu'avait pu m'offrir Détroit. Bien sûr, j'aimais cette petite vie que je menais ici. J'étais arrivée à un âge où les folles journées de l'époque me semblaient épuisantes et où j’aspirais à une certaine tranquillité. Mais d'un autre côté, j'avais cruellement besoin de surprises, de détails qui raviveraient quelque peu les ternes couleurs de mon quotidien.

Comme à chaque jour qui se ressemble, je fermais la porte de mon chez-moi à 06h45. Je prévoyais toujours un peu de marge jusqu'au centre-ville. Evidemment, il ne fallait pas un quart d'heure pour parcourir ces petites routes boisées qui peuplaient le quartier sud, mais j'avais une sainte horreur du retard. Une fois La Traviata de Verdi dans l'auto-radio et je sortis la voiture de l’allée de garage avant de m'engager dans l'avenue.
Fort heureusement, les températures étaient encore clémentes, bien que les feuilles d'automne tapissaient déjà le sol. Aujourd'hui, le planning était chargé : mon assistante m'avait arrangé plusieurs rendez-vous, ainsi qu'une visite chez un actionnaire en fin de matinée, sans doute suivi du déjeuner si les affaires se passaient bien. Il me faudrait alors retourner à l'agence après ça, pour peut-être espérer boucler le dossier Mavrick. Machinalement, je mis mon clignotant à droite. Près d'un an et demi que son projet végétait, il était temps de prendre le taureau par les cornes comme on dit et de mettre ces chiffres au clair. C'était une grosse affaire, si seulement je pouvais en dire autant qui compte en banque qui lui était associé ! Heureusement, il me faisait perdre plus de temps que d'argent, et tant que les choses étaient dans cet ordre-là, je n'avais pas le loisir de me plaindre ouvertement. Ce que ne me serais sans doute pas gênée pour faire si...shhhhrr !

Bon sang, qu'est-ce que c'était encore ? Agacée, je sortis de la voiture pour contempler le capot qui s'était mis à fumer légèrement. C'était bien ma veine : me voilà avec un autre tracas sur les bras ! Comme si j'étais en manque. Je soupirais avec force avant de lever les bras au ciel. J'avais eu tort de réclamer des surprises tout à l'heure, de celle-ci je m'en serai bien passée !
Ni une ni deux, j'attrapais mon téléphone et maugréais. Comme un problème ne vient jamais seul, il fallait évidemment que je me retrouve dans un coin perdu de campagne, en pleine banlieue de Marple Spring où le réseau était aussi mort que la rue ! "Très bien Ellen, pas de problème : tu gères n'est-ce pas ?"

Je respirais un bon coup et, juchée sur mes talons assortis à mon tailleur couleur crème, je traversais la chaussée jusqu'au cottage le plus proche. Celui-ci avait sans doute connu des jours meilleurs mais il n'était pas désagréable à regarder pour autant. Il me disait quelque chose c'est vrai, mais impossible de remettre un visage sur cette bâtisse. Je voyais tellement de clients, visitais tellement de biens...
D'un pas assuré, je gravissais les quelques marches du porche avant de sonner énergiquement. Il n'était même pas sept heures et peut-être que les personnes dormaient encore ? Ce n'était peut-être pas judicieux...
Bon après tout, j'allais être en retard et incontestablement, ça en devenait une priorité absolue. JE devenais la priorité. Et pour dire la vérité : je n'avais que faire du sommeil des autres. En toute connaissance de cause, je sonnais une seconde fois, en préparant mon large sourire. C'était une belle arme contre les visages fripés et hargneux du petit matin. Je fis toutefois à -travers la porte, en insistant :

⋄ "Excusez-moi du dérangement, j'aurai besoin de votre aide..." fis-je aimablement. Bon c'est vrai, je n'étais si désolée, ni gênée de m'imposer mais une formule de politesse bien placée faisait toujours son petit effet.
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Adminchou
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Message Break everyday life | ft. M. Leeroy Hamilton › Mer 7 Nov - 18:43

Ellen M. Jackson & M. Leeroy Hamilton
Les vacances et leurs péripéties étaient terminées. Olive qui était revenu juste avant la fin de l'année scolaire, avait repris en septembre une nouvelle année. Elle n'avait même pas de retard, sa mère avait au moins tenu à cela. C'était tout étrange même un mois et demi après la rentrée, cette sensation. Ce réveil mit à 6h pour préparer le déjeuner de sa fille. Avant... Avant que Lise ne part, elle s'occupait de cette modalité. Leeroy se levait toujours vers 7 h, il amenait sa fille au travail, laissant sa femme terminée ses préparations pour aller au travail tranquille. Mais c'était avant. Alors oui, en un sens, il devait se faire à ce nouveau mode de vie. Surtout, que sa vie avait été bien chambouler ses trois dernières années, sans sa fille. Mais doucement, le rythme commençait à venir. Le mercredi, Olive avait, ne commençait qu'à 9h30 les cours. Alors père et fille avaient un peu de répit sur leur heure de sommeil. Enfin, quand on ne sonnait pas à la porte du Cottage à une heure pas possible.

Le bruit aigu et grésillant réveilla l'homme. S'il mit un temps à ouvrir un œil. La seconde sonnerie le fit se mettre assit d'un bon dans son lit. Un poing sur ses yeux piquants. Le regard un peu plus réveillé sur la petite horloge-réveil qui n'indiquait même pas les 7 h. Décidément. D'un soupir, il se leva. Il espéra au fond que le bruit n'avait pas réveillé Olive. Sortant de sa chambre qui donnait directement sur les escaliers de la mezzanine étage de la maison. Une voix de femme se dégagea du silence matinal. Une voix familière bien qu'étrangères à cette heure. Le bruit de la sonnette, ce réveil en fanfare lui avait presque donné mal au crâne. D'un pas lourd, il descendit les marches à un rythme déséquilibré. Les marches de bois craquaient sous ses pas. Il arriva à la porte mal réveillée. Un regard vers le vitrail de la porte. La silhouette fine lui semblait familière.

« En quoi puis-je vous... »

Leeroy avait ouvert la porte, la lueur aveuglante de la matinée brumeuse lui grilla les rétines. Mais jonglant à ouvrir est fermé un œil puis l'autre pour s'accoutumer. Il reconnut le visage d'Ellen. Une amie de Lisebeth, son ex-femme. Le visage de Leeroy se fit alors plus sérieux. Il releva son visage, ses yeux à demi clos encore. Il observa la femme de haut en bas un instant pour s'assurer que c'était bel et bien elle. Et sur un ton interrogateur, il demanda.

« Ellen ? »

Une main dans ses cheveux courts, puis sur sa joue comme pour se réveiller un peu plus. Un de ces yeux avait vraiment du mal avec la lumière extérieure. Alors sans vraiment proposer, il s'écarta de la porte pour laisser la femme entrée. Il ferma derrière elle. Et la porte à peine fermée, il jeta un œil vers l'étage ouvert en partie sur le grand salon/entré. Il s'assura qu'Olive dormait toujours, mais la petite avait un sommeil de plomb.

« Qu'est-ce qui t'amène ici ? Tu t'es perdue. »

L'artiste s'était retournée vers Ellen, l'observant de nouveau dans la pénombre de la maison au volet à demi clos. Elle était vêtue très élégamment, elle l'était en général. Du moins dans les souvenirs de l'homme. Car Ellen était une amie de Lise. Pas une de ses amies. D'ailleurs, elle n'avait jamais cherché à prendre contact avec lui lorsque Lise était partie. Il ignorait même si elle avait eu quelques informations de la part de son ex-femme. À défaut d'en avoir donné à son propre mari. C'était souvent une question qui lui brûlait les lèvres. Mais il n'osait jamais la poser. Il en avait terminé avec cette histoire. Il ne voulait plus remuer le passé. Olive était de nouveau sous son toit et sa protection. C'était tout ce qui importait.

« Euh... Tu veux un café ou autres ? Il est super tôt. Tu disais avoir un souci... »

Leeroy avait été silencieux quelques secondes, peut-être minutes. Son cerveau avait du mal à réfléchir à cette heure et cet instant précisément. Se grattant le crâne, il se fit plus poli alors. Se rendant compte qu'il la fixait depuis trop longtemps déjà.

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Message Break everyday life | ft. M. Leeroy Hamilton › Mar 13 Nov - 18:19
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J'était toujours là à patienter, sur le pas de la porte, aussi raide que les piquets du ranch O'Connor. Je me retournais pour voir mon véhicule fumait toujours et dispensait le bas-côté d'un nuage de fumée blanche. J'entendais du bruit à l'intérieur mais le propriétaire était loin d'être une flèche car l'attente était déjà bien trop longue à mon goût. Il faut dire que, j'avais des choses à faire, moi. Mais cela semblait être une notion complètement étrangère à la personne qui tournait actuellement la poignée.

J'eus alors à faire à l'une des tête les moins présentables qu'il m'eut été donné de voir...à cette heure de la journée du moins. Ou alors était-ce la conséquence de le voir m'ouvrir en pyjama ? Les gens de nos jours n'avaient vraiment plus aucune décence...Jamais je n'aurai osé me présenter sous cet aspect. Les cheveux en bataille et les yeux bouffis, je reconnus alors Leeroy Hamilton. Tout me sembla plus compréhensible d'un coup, car cet homme avait toujours été étrange. Aussi bien dans ses manières que sa prestance, déjà du temps où il était avec Lisebeth. J'aurai dû m'en douter.
Cette journée n'allait décidément pas en s'améliorant : de tous les potentiels bons samatirains de Marple Spring, il a fallu que je tombe sur le plus excentrique et bizarre du lot !
Il fut néanmoins aussi surpris que moi de cette rencontre mais m'invita tout de même à entrer. Ce que je fis sans tarder, à peine eut-il ouvert la porte pour me laisser passer. Je ne pris pas la peine de répondre et déjà j'observais les lieux, le regard critique. Sentant son regard sur moi, je reportais mon attention sur mon bête de fortune lorsqu'il prit la parole à nouveau.

⋄ "Oh non évidemment, il en faut bien plus pour me perdre Leeroy, même si je suis une femme." fis-je la plus neutre possible. Etait-ce un trait d'humour ou un reproche dissimulé ? Hamilton devra se faire sa propre idée, mon visage n'exprimant pas la moindre esquisse de sourire. L'endroit avait perdu de sa classe et de son charme : on voyait bien que Lisebeth n'était plus là pour gérer les choses.
Du jour au lendemain, mon amie était partie et j'avais été assez peinée de son départ. D'autant plus que je n'avais plus de moyen de la contacter, étant donné que je n'avais pas eu connaissance de sa nouvelle destination. Je crois qu'elle avait fait une halte avec sa fille mais désormais, il était de notoriété publique qu'Olive Hamilton était de retour chez son père, cet artiste instable. Si elle m'en avait parlé, j'aurai pu lui dire à Lisebeth de ne pas faire la même bêtise que moi avec sa fille, qu'elle ne pourrait nourrir que des remords par la suite...mais je n'en aurais plus jamais l'occasion.

Le silence s'était installé entre nous, aussi épais que l'épi de Leeroy au sommet de son crâne. Après quelques secondes encore, il détourna les yeux, un tantinet gêné et me questionna en me proposant quelque chose à boire. Au moins, il n'en avait pas oublié ses bonnes manières, c'était tout à son honneur. "Il est super tôt" qu'il avait dit. Oui bien-sûr qu'il est super tôt, je n'ai pas le privilège de m'offrir des grasse matinées comme certains. D'autre part, une panne ne prévient jamais ou alors je n'ai pas su voir les signes avant-coureurs. Après tout, je suis banquière, pas mécano !

⋄ "Un café se serait l'idéal, merci. En effet, je suis assez contrariée car je crois bien que ma voiture vient de rendre l'âme sous ton porche." Je désignais l'entrée d'un signe du menton pour qu'il aille vérifier s'il en avait envie et j'ajoutais; pragmatique : "Aurais-tu de quoi passer un coup de fil ? Je dois prévenir mon équipe de mon éventuel retard et demander à ce que l'on reporte mon premier rendez-vous."
Déjà, je tournais la tête pour voir où se situait le téléphone afin de gagner du temps sur Hamilton qui ne semblait pas être du matin.

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