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Adminchou
Talya A. Matheson
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Message If we wanna live young, love, we better start today - Oskar › Mar 23 Oct - 14:17




Talya & Oskar
If we wanna live young, love, we better start today

Voilà vingt bonnes minutes que Talya observait la porte d’entrée de la maison d’Oskar, prostrée dans sa voiture le long du trottoir, de l’autre côté de la route. A plusieurs reprises, elle avait ouvert la portière, détaché sa ceinture, prête à sortir pour affronter Oskar avec une discussion qu’elle n’était au fond même pas sûre de vouloir mener.  A chaque fois, elle se ravisait, refermait la portière et rattachait sa ceinture, à deux doigts de démarrer le moteur pour s’enfuir d’ici. Avoir cette discussion avec Oskar, c’était remettre en question toute leur relation depuis leur enfance. C’était donner une toute autre signification à cette unique fois où ils s’étaient donnés l’un à l’autre ; la première fois d’Oskar. C’était aussi tomber dans la certitude qu’il y avait eu depuis toujours une ambigüité entre eux. C’était tout déconstruire, mettre des mots sur ce qui les unissait. Si Talya n’avait pas envie de s’imposer cette réflexion, elle avait besoin de réponses à ses questions. Jusqu’ici la relation qu’elle entretenait avec son meilleur ami lui avait toujours convenu à la perfection. Le voir heureux, être dans les parages lorsqu’il en avait besoin, c’était ce qu’elle avait toujours souhaité. Mais ce baiser… Le geste d’Oskar était venu renverser tout ce qu’ils avaient construit. Était-ce l’horreur de la situation pendant ce 4 juillet qui l’avait poussé à ce geste ? Quel sentiment l’avait fait agir ? Tout cela n’avait que peu d’importance face au comportement du musicien depuis ce jour. Cela datait de presque deux semaines et Talya ne supportait déjà plus la tension palpable entre eux. Il l’avait raccompagnée chez elle, où se trouvait déjà Aaron, qui n’avait finalement pas célébré la fête nationale sur les bords du lac, mais dans le centre-ville. La brune avait réussi à joindre son fils en empruntant le téléphone d’une jeune femme pendant que tout le monde attendait l’autorisation de la police pour rentrer chez eux. Sa voix empreinte de panique avait résonné dans tout le corps de Talya ; la nouvelle avait déjà fait le tour de la ville quelques minutes à peine après les coups de feu. L’écossaise avait bien ordonné à son fils de rentrer et de l’attendre à la maison, lui expliquant qu’elle était en sécurité, qu’elle n’allait pas tarder à rentrer. Et Oskar l’avait donc escortée jusqu’à la maison, en silence. Talya se sentait vide, exténuée et terrifiée. Elle n’avait pas eu le cœur de mentionner ce baiser, et Oskar non plus, visiblement. Elle aurait presque préféré qu’il lui dise immédiatement qu’il avait agi sous le coup de l’adrénaline, que ça ne voulait rien dire. Ils seraient passés à autre chose. Mais malheureusement, ça n’avait pas été le cas. Oskar n’était pas revenu là-dessus, et même si il répondait aux messages et aux appels de Talya, elle sentait bien que ce n’était plus comme avant. Elle venait de recréer ce lien si précieux avec lui, et voilà que tout se retrouvait de nouveau gâché à cause de ce geste incompréhensible. Et plus le temps passait, plus les questions affluaient et torturaient l’esprit de la jeune femme. Parce qu’elle ne savait pas quoi penser de tout cela. Une chose était sûre, elle aimait l’ex-militaire d’un amour inconditionnel, mais jamais elle n’avait imaginé former un couple avec lui. L’idée même la dépassait ; elle ne saurait jamais lui apporter ce dont il aurait besoin dans ce contexte. Elle avait déjà maintes fois eu la sensation de faillir à son rôle de meilleure amie. Et puis elle ne l’avait jamais vu en couple ; aux dernières nouvelles, ça ne l’intéressait pas plus que ça.

La jeune femme secoua la tête, et un claquement de langue agacé résonna dans l’habitacle de la voiture. Depuis quand avait-elle peur de la vérité ? Elle avait toujours été franche. Et ses pensées l’amenaient beaucoup trop loin. Il n’y avait peut-être rien du tout à interpréter dans ce qu’il s’était passé ce soir-là. Il suffisait simplement de demander de quoi il en retournait au principal intéressé. Animée par une poussée de détermination, l’écossaise bondit hors de sa voiture avant de faire marche arrière une nouvelle fois. Elle traversa la rue, son rythme cardiaque accélérant un peu plus à chaque pas. Nouvelle pause devant la porte. Allez, ma fille. On frappe, on s’assure que c’était juste une petite bêtise qui ne veut rien dire, et on s’en va. s’intima-t-elle intérieurement. Et dire qu’en plus ils allaient devoir avoir cette discussion dans cette maison qui avait le don de hérisser le poil de la jeune femme tellement son état laissait à désirer. Venir jusqu’ici était un double challenge. Elle leva la main pour frapper trois coups, rapides et nerveux, à la porte. Elle avait l’impression de s’apprêter à entrer dans une salle pour passer un examen oral crucial devant un jury. Le vieux battant s’ouvrit sur son meilleur ami, et la jeune femme se ratatina pendant une seconde. Elle lança un bref regard par-dessus son épaule, en direction de sa voiture, songeant une fois de plus à s’enfuir, mais la colère et la frustration que lui amenaient toutes ses questions l’emportèrent. Talya entra sans un mot, et si elle semblait avoir des envies de meurtres au vu de son comportement de furie, en réalité elle cherchait tout simplement comment amener le problème. Elle jeta un regard circulaire à l’entrée, et un frisson la parcourut, son obsession pour l’ordre et la propreté déclenchant toutes sortes d’alarmes dans son esprit. Elle fit finalement volte-face pour fixer Oskar, ses yeux immédiatement capturés par les siens, comme d’habitude. Nouveau frisson, différent cette fois-ci. Talya l’ignora. « Tu sais combien entrer dans cette maison me coûte. » glapit-elle d’une voix deux octaves trop haut, ce qui pouvait permettre à Oskar de définitivement comprendre que ça n’allait pas, s’il ne l’avait pas deviné plus tôt. Son tempérament de feu et la sensation d’être redevenue une gamine de quinze ans donnaient un étrange cocktail. Ses mains trituraient la poignée de son sac à main, et la brune se maudit de se sentir aussi stressée pour ce qui ne devait pas être grand-chose. Elle se demanderait pourquoi plus tard, pour le moment il fallait qu’elle se libère de ce qui lui pesait sur le cœur. « Mais j’étais bien obligée puisque par téléphone tu n’as pas l’air d’être capable de me dire ce qui ne va pas. » Elle était essoufflée sans avoir fait le moindre effort. « On est honnêtes, toi et moi, et depuis… depuis que tu m’as embrassée, je sens bien qu’il se trame quelque chose. Tu pouvais pas juste me dire que c’était rien ? T’as peur de me vexer ou quoi ? Ça aurait pu arriver à n’importe qui, dans le feu de l’action, c’était beau, très agréable, tout ça, on aurait juste pu passer à autre chose, et puis on a fait pire franchement… Mais depuis ce soir-là… C’est comme si tu allais disparaître encore, et ça me fait peur. » Les derniers mots eurent du mal à sortir ; la gorge de Talya s’était nouée d’un seul coup, comme si elle  prenait soudainement toute la mesure de ses propos. Elle choisit de se taire. Elle aurait voulu baisser les yeux au cas où les larmes viendraient, mais elle ne pouvait se résoudre à quitter son meilleur ami du regard.

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W. Oskar Hopkins
If we wanna live young, love, we better start today - Oskar Yuqe
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TalyaMielle

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Message If we wanna live young, love, we better start today - Oskar › Mar 6 Nov - 16:56

Talya A. Matheson & W. Oskar Hopkins
Tout était différent... Depuis ce 4 juillet. Cela avait tout changé. Non ce n'avait pas été l'horreur de la situation, même si elle lui avait fait remonter quelques souvenirs enfouit pourtant bien loin du front et des horreurs qui avaient commis et vues commettre loin de son pays, loin de l'égalité des hommes. Oskar il avait vu le pire chez l'homme, lui-même parfois s'était oublié, obéissant juste aux ordres comme un robot, parce qu'il le fallait, pour le bien de son pays de la liberté. Pour le bien du monde. Être un monstre à peine humain pour faire régner la paix... Oui il avait été cela. Oui il avait tué des gens... Il l'avait réfléchi, il n'était pas sous le coup de la peur, il n'était pas sous le coup de pression dans un acte de courage au cas où non... Mais ce 4 juillet dernier, cela n'avait pas été cela qui l'avait tant chamboulé, qui l'avait tant marqué, qui l'avait reculé dans sa maison, éloignée de ceux qui lui étaient chers. Non... Mais ce geste... Ce baiser qu'il avait donné à Talya. Il l'avait réfléchi, il n'était pas sous le coup de la peur, il n'était pas sous le coup de pression dans un acte de courage au cas où non... Non, il avait laissé son cœur parlé pour lui. Ce cœur qu'il avait cessé d'écouter depuis trop d'années... Elle... Elle Talya avait ouvert le cadenas de ce palpitant harnaché par un esprit trop dur. Depuis cette discussion Oskar se sentait être un autre homme, un homme qui avait le droit de vivre de ressentir, d'aimer. Aimer... Avait-il déjà été capable de cela ? Oui, sa soeur il l'avait aimé plus que n'importe qui. Mais c'était différent, non . Talya ? Elle... Elle était différente, dans son coeur elle l'avait toujours été. Leur relation avait toujours été claire. S'il avait une fois mélangé leur corps, c'était parce qu'il ne se voyait perdre sa virginité qu'avec elle. Parce qu'il n'avait confiance qu'en elle. Et cela était toujours le cas, à fond, il le savait et l'avait toujours su. Alors pourquoi, pourquoi il s'était enfermé depuis ce funeste jour ? Oskar Hopkins avait besoin de réfléchir de mettre de l'ordre dans son esprit, mais surtout dans son cœur nouvellement et pleinement ouvert.

Perdu dans une lecture intéressante, dévorante, laissant ainsi son esprit concentré sur autre chose que ses pensées troublantes du moment. Oskar avait besoin de calme, lui qui aimait baigner dans le bruit de la musique, lui qui était plus souvent un instrument à la main que le contraire. Le voilà assis sur son canapé, affalé dedans même. Un bouquin entre les doigts. Sa seconde passion, il était vrai, toujours de bonne compagnie lorsque, comme à présent son esprit désiré s'évader dans le silence. Mais trois coups à la porte l'avaient ramené à la réalité. Il ferma le livre en ayant pris soin de remettre le beau marque-page à la page en cours. Se levant, un souffle s'échappant d'entre ses lèvres. Il détestait part dessus tout être dérangé en pleine lecture. S'il s'apprêtait à ouvrir la porte et demander sur un ton agacement ce qu'on lui voulait, n'attendant personne et aucun colis ou autres. Il ravala son agacement. La surprise gagnant son visage. La gorge nouée d'un sentiment étrange, il se fit bousculer légèrement sans qu'un mot entre les deux amis ne soit échangé. S'écartant de la porte, il la referma sans attendre sur le passage de celle qu'il n'attendait particulièrement pas.

Ses grands yeux encore interloqués de cette entrée et cette venue. Il l'observa faire le tour de la pièce du regard. Oskar savait qu'elle n'aimait pas cette maison, cette âme qu'il avait maintenue depuis toujours ici. Comme une forme d'art un peu crasseux qui ne le dérangeait pas, qui le farinait même presque à sa façon. Elle la maniaque de service, était toujours au bord de la crise de nerfs lorsqu'elle mettait les pieds ici. D'ailleurs à sa réflexion, il aurait aimé esquisser un sourire moqueur. Mais il le réprima. Indécent à cet instant. Car si elle était ici, dans ce hall, exemple typique de ce qui lui donnait des boutons, ce n'était pas pour une visite de courtoisie. Oskar le savait que trop bien au vu de son regard furieux.

Le regard fixe d'Oskar s'abaissa au fur et à mesure de ses paroles. Pour finalement se relever sur ses derniers mots. Son cœur se serra. Il lui avait fait une promesse, silencieuse certes, mais il se l'était au moins faite à lui. De ne plus jamais le n'a quitté, comme il l'avait fait par le passé. Non jamais ! Son cœur meurtrit de l'avoir blessé, de lui faire cette peur. Il quitta la porte d'entrée à laquelle il s'était accroché. Ses doutes soudain envolés, son pas décidé et déterminé. Ses mains, se posant, contrent ses épaules, fermes et puissantes.

« Plus jamais. Tu m'entends ! Plus jamais je ne te quitterais comme je l'ai faits. »

Il ferma les yeux ses yeux qui jusque-là s'étaient encré profondément dans les pupilles brunes de Talya. Inspirant profondément pour expirer bruyamment, il baissa son regard alors plus honteux.

« Ce n'était pas rien... C'est ça justement. »

Sa voix avait été faible, comme de peur de dire une bêtise, comme un adolescent avouant son amour pour la première fois.

« Ce n'était pas rien Talya ! »

Assumant ses paroles cette fois-ci, son visage se relevant ainsi que son regard. Avalant sa salive avec difficulté. Il desserra son étreinte contre ses épaules, pour finir par la lâcher. Se détournant d'elle.

« Je... J'avais besoin de temps, de faire du tri. De comprendre. Et au final, je ne comprends toujours pas. Mais je sais... »

Il se retourne de nouveau, le regard embué, ému.

« Je sais que quelque chose à changé là... Depuis depuis l'autre fois. »

Le musicien ne parlait pas du 4 juillet, de se baiser, mais bien de cette discussion qui avait ouvert une porte close et fermé à double tour depuis longtemps. Le 4 juillet et ce baiser n'avaient été qu'un élan, une finalisation à ce que son cœur se tuait à lui faire comprendre et qu'il refusait d'écouter.

1104 mots. Fiche créée par Rinema


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Message If we wanna live young, love, we better start today - Oskar › Ven 30 Nov - 18:19




Talya & Oskar
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Talya sursauta lorsque les mains d’Oskar s’emparèrent de ses épaules avec fermeté. « Plus jamais. Tu m'entends ! Plus jamais je ne te quitterais comme je l'ai fait. » Il la dominait de ses deux têtes de plus qu’elle. Sa voix était si empreinte de détermination qu’il lui faisait presque peur, et acheva d’embuer ses yeux. La peur se mélangeait au soulagement que lui procuraient ses paroles. Elle devait réapprendre à avoir confiance en lui sur ce point. Au plus profond d’elle-même, depuis qu’elle l’avait rejoint ici, elle craignait qu’il ne s’évanouisse encore une fois dans la nature sans laisser de traces. C’était peut-être pourquoi elle avait parfois l’impression d’être trop collante avec lui. La peur de le voir disparaître. Leurs prunelles s’accrochaient sans pouvoir se quitter ; Talya aurait voulu chasser les larmes qui troublaient sa vision, mais elle était tétanisée. Et les mots qui suivirent n’arrangèrent rien à la situation. Oskar baissa les yeux pour prononcer des mots que la jeune femme eut du mal à comprendre d’abord. Son cerveau s’était mis à bourdonner de manière assourdissante derrière ses tempes, comme s’il refusait de traiter l’information. Ce n’était pas rien. La bouche de Talya s’entrouvrit de surprise, choquée sans même être sûre d’avoir bien saisi le sens de ces mots. Ce n’est que lorsqu’il se répéta en la regardant de nouveau qu’elle cligna des yeux, réellement éberluée, laissant couler une larme. Elle avait bien compris. Ses jambes semblèrent soudain s’être transformées en coton, et ses mains agrippèrent les avant-bras d’Oskar comme si elle craignait de s’effondrer sur place. Mais il finit par la lâcher, et se détourna pour ne plus lui faire face. La jeune femme dut s’appuyer au premier meuble qu’elle sentit sous sa main pour ne pas vaciller. « Je... J'avais besoin de temps, de faire du tri. De comprendre. Et au final, je ne comprends toujours pas. Mais je sais... » Talya entendait à peine les paroles d’Oskar, comprenant tout juste ce qu’il lui disait. Son esprit était déjà ailleurs, en quête d’indices qui auraient pu lui mettre la puce à l’oreille avant, mais comment discerner l’amour de l’amitié dans une relation comme la leur ? La jeune femme réalisait peu à peu combien le lien qu’ils entretenaient depuis le début était complexe. Et combien la frontière était mince entre ce qu’ils avaient vécu jusqu’ici et ce qu’ils auraient pu vivre. Son regard désorienté chercha de nouveau Oskar, le trouvant au moment où il se tournait vers elle. Le souffle court, Talya comprit tout à fait ce qu’il voulait dire par l’autre fois. Ce soir où la glace s’était brisée une bonne fois pour toutes entre eux. Où l’écossaise avait eu la sensation, pour la première fois depuis qu’elle était arrivée, d’avoir retrouvé son meilleur ami. Visiblement, cela avait pris un autre tournant pour Oskar. Un tournant auquel la jeune femme n’avait jamais osé penser, elle. « Merde alors… » S’entendit-elle murmurer dans un souffle, d’une voix éteinte. La même obscénité qui lui était venue après qu’il l’ait embrassée. Abasourdie, elle détourna son attention du visage de son ami, et rassembla le peu de forces qui lui restait pour avancer vers le salon, avant de se laisser choir sur le canapé, l’air absent. L’état décrépit de la maison ne semblait désormais plus être un problème, ou tout du moins elle ne pouvait plus y prêter attention. Jamais auparavant elle n’avait pu s’asseoir sur ce canapé, plutôt mourir… de manière générale, elle s’était toujours arrangée pour qu’ils se voient ailleurs qu’ici. Mais aujourd’hui Talya n’avait que faire de la poussière qu’elle détectait mieux que personne, ou des murs dont elle avait toujours cru qu’ils pouvaient s’écrouler d’un moment à l’autre. Elle ne voyait plus rien de tout ça. Il n’y avait plus rien d’autre dans son cerveau que le brouhaha de questions qui s’enchaînaient, s’entremêlaient jusqu’à perdre leur sens. La première d’entre elles : comment était-ce possible ? Oui, la brune était parfaitement au courant qu’à l’heure actuelle elle était la personne la plus proche d’Oskar, et oui, elle savait qu’elle jouissait d’un lien privilégié avec lui. Mais jamais, jamais elle n’aurait pu penser qu’il pouvait la considérer comme autre chose que sa meilleure amie. Et cette idée lui paraissait tellement absurde que son subconscient s’était interdit de l’envisager de son côté, sans qu’elle ne s’en rende compte. Et à ce moment précis, tout cela lui sautait aux yeux.

Un bruit étouffé fit brutalement exploser la bulle infernale dans laquelle elle s’était enfermée. Elle avait laissé tomber son sac à main sur le sol. Elle ignorait depuis combien de temps le silence s’était installé. Talya tourna la tête vers Oskar. Deux fois, elle ouvrit la bouche comme pour prendre la parole, sans qu’aucun son ne sorte. Jusqu’à ce qu’une petite voix en elle ne lui hurle de dire quelque chose. « Ça aussi, on peut en parler. Tu n’as pas besoin de garder ça pour toi tout seul. » Déblatéra-t-elle, la voix enrouée. C’était tout ce qu’elle avait trouvé à dire, mais c’était un bon début, n’est-ce pas ? La jeune femme prit une inspiration pour se donner du courage. Le choc n’était pas encore réellement passé, et son cœur menaçait de sortir de sa poitrine, mais elle avait abandonné son air perdu. Comme d’habitude, sa priorité, c’était lui. Son bien-être et peut-être son besoin d’être rassuré. « Même si je comprends que tu avais besoin de temps. Je suis désolée de t’avoir forcé la main, d’ailleurs. J’aurais peut-être dû attendre que tu sois prêt. » La jeune femme se mordit l’intérieur de la joue et baissa les yeux sur ses mains, un peu honteuse. « D’accord, on ne sait toujours pas ce que cela signifiait pour toi. Si ça peut aider, moi je peux te dire ce que j’en pense. » Cela aiderait peut-être Oskar à y voir plus clair de son côté, ou à vouloir en discuter… Talya sentit ses tripes se tordre. Pourquoi avait-elle dit ça ? Dans quoi s’embarquait-elle ? Sentant la panique la prendre à nouveau, elle s’incita au calme. Elle n’avait pas à mentir. Juste à exprimer ce qu’elle avait sur le cœur. Alors, elle se lança. « Je me rends compte que je n’aurais jamais imaginé vivre un jour ce qu’on est en train de vivre. Vraiment, ça ne m’a jamais traversé l’esprit. Pas à cause de ce que ressens, mais surtout parce que ça me paraissait inconcevable que ta façon de me voir puisse changer. Je veux dire, il y a des tas de gens bien plus intéressants qu’une pâtissière avec un ado… Enfin bref, maintenant que tu penses que ça arrive… Je ne sais pas quoi te conseiller là-dessus. Mais je sais une chose. J’ai prévu de passer ma vie auprès de toi, peu importe de quelle manière. Alors prends le temps qu’il te faudra… Je crois qu’à moi aussi, il va en falloir… » Talya osa relever les yeux vers Oskar, un mince sourire triste naquit sur ses lèvres.


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W. Oskar Hopkins
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Message If we wanna live young, love, we better start today - Oskar › Mer 12 Déc - 21:29

Talya A. Matheson & W. Oskar Hopkins
Oskar avait posé son regard fragile sur la jeune femme, qui était depuis l'enfance sa meilleure amie. Elle avait toujours été à ses côtés et il avait craint, et craignait enciré qu'elle ne s'envole après les aveux qu'il avait laissé sortir sans presque aucune retenue. Dans un souffle, la jeune femme avait laissé sa surprise s'exprimer. L'homme n'osait pas en dire plus, n'osait même bouger. Elle se tenait à un guéridon de bois passé et si le cœur d'Oskar lui hurlait d'aller à son secours de l'aider à se tenir sur ses jambes qu'il imaginait faibles de tout ce qui venait de se dire. Il resta clouer sur place, incapable de bouger pour l'instant. Trop effrayer de la réaction qui viendrait après la surprise. Talya se détacha enfin du meuble sur lequel elle avait trouvé appui. La suivant de près au cas où elle viendrait à faire un malaise soudain. Mais elle se laissa alors tomber sur son vieux canapé d'un rouge tout aussi âgé que l'âge du meuble en lui-même. Il n'était pas en mauvais état autrement, il était simplement délavé et vieux. Talya, pourtant, avait toujours refusé de s'y asseoir, elle la maniaque de service. Elle n'avait jamais aimé cette maison et chaque meuble ou bizarrerie qui s'y trouvait. Oskar ne lui en avait jamais tenu rigueur. Lui qui avait vécu certaines choses, vue certaine chose, dormit à même le sol ou dans un coin recule d'une maison déjà ravagée par des bombardements. Un tel lieu lui semblait luxueux. Et il aimait l’originalité. Disons qu'il était ainsi servi, avec sa vieille bicoque. Le musicien assuré de la stabilité de la femme, à présent assis, fit quelques pas de recul pour se pencher sur l'encadrement de la non portent du salon, ouvert sur le couloir. Ses bras se croisant, sans quitter la femme des yeux. Attendant qu'elle reprenne un peu ses esprits.

Mais même s'il ne perdait pas une miette de ses expressions faciales, qui à vrai dire était assez statique et choquée. Il sursauta tout autant qu'elle ne le fit pas lorsque son sac à main se retrouva lâcher et glisser jusqu'au sol dans un bruit sourd. Se redressant, il resta pourtant toujours vers l'entrée de la pièce. À une bonne distance pour la laisser respirer. Il soupira cependant. Espérant ne pas avoir dit trop de bêtise. Leur relation avait toujours été claire et simple. Du moins pour lui. Elle était tout pour lui, et sûrement vice-versa. Mais cela restait amical. Si elle avait une fois partagé ses draps et elle avait été sa première. Il n'avait jamais été question d'une relation ou autres entre eux. Il était son tout, son épaule pour pleurer, son oreille pour écouter, ses yeux pour voir et son corps pour la soutenir. Mais tout cela avait changé. Si au fond, il mettait cela sur le fait de cette discussion, à bien y réfléchir, il savait que cela n'avait été qu'une claque dans sa belle gueule. Que ses sentiments étaient là, cacher depuis déjà bien longtemps. Sa petite voix se fit entendre. Elle fut faible, alors il quitta son piquet pour s'approcher d'elle. S'approchant avec douceur et presque hésitation à chacun de ses mots. Il finit par se poser à ses côtés sur le canapé.

Sa meilleur amie avait les yeux baisser, honteuses des mots qui sortait de sa bouche, ou du moins peu assurer sur ceux-ci. Oskar lui ne pouvait détâcher son regard de son visage affoler et troubler. S'il ne l'était pas tout autant il aurait presque pu se laisser aller à un sourire léger. Et alors qu'elle releva ses beaux yeux vers lui, il baissa les siens.Inspirant avec intensité , se concentrant sur les mots qui se bousculait dans son esprit. Expirant enfin, il releva son regard lui aussi. Croisant le sien alors. Ses mains hésitantes, tremblotantes même venues chercher celle de Talya.

« Je sais ce que cela signifie pour moi Talya. Je... En vérité je crois que cela fait un moment que je le sais. Que tu es... Spécial pour moi. Tu... Tu parles de passer ta vie à mes côtés et je ne conçois pas le contraire. Je ne l'ai jamais conçu, même si... Même si j'ai eut besoin de m'échapper. Mais tu as été la première que j'ai rappelée quand j'ai remis un peu d'ordre dans mon esprit et dans ma vie. Parce que tu es... Tu es mon tout. Toi et Aaron. Vous êtes ma famille, vous l'avez toujours été. Et je ne demande au fond rien de plus... Je ne sais pas... Je ne sais pas ce que tu veux toi. Ce que tu ressens et j'accepterais tes choix et tes envies. Mais je serais toujours auprès de toi, quoi qu'l arrive. Mais je crois que nous avons besoin d'un peu de temps, effectivement. Pour réfléchir à tout cela. À cette vision de nous... Je ne sais pas si je serais un bon compagnon, j'ai toujours été seul, j'ai toujours agi seul et pensé seul. J'ai toujours fait en sorte d'être seul au fond, parce que je refusais de perdre les gens que j'aimais. Et... Je les ai tous perdus, ou presque. Et je crois que je comprends enfin que ce n'est pas la bonne solution. Qu'il y a et y aura toujours un risque... Mais je n'ai plus envie d'être seul Talya. Et la personne avec qui j'ai envie d'être, c'est toi. Toi et Aaron. Vous êtes les personnes les plus importantes de ma vie. Et... Je ne veux pas vous perdre. Je veux vous aimer de tout mon cœur. »

Les larmes montaient aux yeux d'Oskar, ses derniers mots étaient même étouffés par l'émotion. Ses mains serraient celle de Talya. Son regard ne la lâchant pas non plus. Encrant chacun de ses mots, sortie droit de son cœur dans celui de la jeune femme. Comme un échange sincère.

1043 mots. Fiche créée par Rinema


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Message If we wanna live young, love, we better start today - Oskar › Mar 29 Jan - 0:12




Talya & Oskar
If we wanna live young, love, we better start today

Talya avait senti Oskar s’asseoir à côté d’elle sur le vieux canapé, mais n’avait pas osé relever les yeux vers lui avant d’avoir terminé son monologue. Toutes ces choses enfouies si profondément qu’elle n’en était même pas consciente jusqu’alors, ces choses qu’elle n’avait jamais osé dire ou même penser, qui ne ressortaient qu’aujourd’hui alors qu’elle s’était toujours sentie capable de dire tout ce qu’elle avait en tête… Elle ne sut si c’était son petit discours qui avait fini par décider Oskar à mettre des mots sur ce qu’il ressentait, mais quoiqu’il en soit, l’ancien militaire inspira un grand coup, et ses mains fébriles s’avancèrent vers les siennes. C’est dans un geste qui lui sembla tellement naturel qu’elle referma ses doigts autour des siens, comme si c’était un trésor à chérir, à garder précieusement. Comme pour l’encourager à s’exprimer aussi, à lui ouvrir son cœur comme il l’avait fait ce fameux soir, il y avait plusieurs semaines de ça. Elle voulait qu’il arrête d’avoir peur, qu’il se sente en confiance.

Mais elle n’était vraiment pas prête pour les mots qui suivirent. Elle ne s’attendait pas à l’explosion de sentiments qu’Oskar déclencha en elle en l’espace de quelques secondes. Son cœur avait toujours autant de mal à battre correctement, mais cette fois-ci il n’était plus question d’angoisse, ni de panique, mais bien de plaisir et d’amour. Les larmes, elles aussi, étaient toujours présentes, mais ce n’étaient que des larmes de bonheur. C’était d’ailleurs un miracle qu’elles ne soient pas déjà en train de dévaler ses joues à toute allure, vu le temps depuis lequel Talya luttait contre elles. Ses doigts resserrèrent légèrement leur emprise sur les mains d’Oskar. Elle ne voulait plus les lâcher, désormais. C’était étrange. Tout semblait si clair et si inconnu à la fois. Sa vision du futur auprès de lui s’était brouillée d’un coup, même si elle savait qu’ils ne se sépareraient jamais, quelle que soit la nature du lien qui les unirait à l’avenir. A bien y réfléchir cependant, elle ne parvenait pas à s’imaginer finir ses vieux jours avec une autre personne. Ça, ce n’était pas nouveau. Talya ne croyait pas au mythe de l’âme sœur, la seule et unique personne faite pour une autre. Mais elle n’avait jamais pensé que si elle ne s’imaginait pas avec quelqu’un d’autre, c’était peut-être parce qu’elle ne voulait tout simplement pas finir sa vie avec quelqu’un d’autre… Cette hypothèse la frappait en même temps que les mots d’Oskar, serrant sa gorge sous le coup d’une nouvelle vague d’émotions. Si elle avait su qu’elle subirait une telle tempête émotionnelle en frappant à cette porte, un peu plus tôt… Les derniers mots de l’artiste résonnèrent dans le salon, ou peut-être n’était-ce que dans la tête de la brune, lourds d’un sens qui l’enveloppa d’une douce chaleur. Elle n’en croyait pas ses oreilles… Il y eut quelques secondes de silence, durant lesquelles Talya eut envie de crier, fondre en larmes, et de sauter partout en même temps. Tout ça, c’était pour elle, et rien que pour elle. Elle qui s’était toujours crue libre de ses sentiments, de ses émotions, profitant de ce que la vie lui offrait à l’instant T, et qu’elle improviserait pour la suite. Aujourd’hui elle avait l’impression d’ouvrir la porte pour laisser sortir toute une partie de sa personnalité qu’elle avait involontairement fait taire durant des années. Peut-être était-ce parce qu’au fond elle ne s’était jamais sentie légitime pour être aimée autant qu’elle l’aurait voulu, elle, la maman célibataire qui avait eu un bébé à quinze ans, la débrouillarde libre comme l’air, sans attache, presque sans famille, stable dans sa vie professionnelle depuis quelques mois à peine, à quelques années de la quarantaine. Elle ne rentrait pas vraiment dans les cases, et Oskar non plus à vrai dire…

Lorsque la jeune femme réalisa qu’elle devait sans doute reprendre la parole, ses mains lâchèrent à regret celles d’Oskar, mais seulement pour venir se poser doucement sur les joues du jeune homme, le bout de ses doigts caressant doucement ses pommettes saillantes. Talya s’approcha doucement de son meilleur ami, sa moitié, réduisant au strict minimum la distance qui les séparait. Puis elle posa avec douceur ses lèvres sur son front, profitant de ce contact quelques secondes, avant de reculer son visage juste assez pour pouvoir le regarder correctement. « Ne doute pas de toi, je t’en prie. Tu n’imagines pas combien tu m’apportes chaque jour, tout comme à Aaron. Et Dieu seul sait combien je suis heureuse que tu dises avoir besoin de moi… De nous. Tout ce que je veux, c’est que tu sois bien. Tu mérites d’avoir une raison de sourire chaque jour. Mais je t’en prie, quoi qu’il arrive, ne garde plus les choses pour toi, Oskar… Et d’ailleurs, tu es déjà un merveilleux compagnon. » murmura-t-elle. Les yeux du musicien la transperçaient comme s’ils pouvaient lire en elle en une fraction de seconde, et Talya dut cligner des yeux, se mordant la lèvre inférieure avec un léger rire pour éviter de plonger pour la énième fois dans ses prunelles. « Ne me regarde pas comme ça, regarde dans quel état tu me mets, maintenant… » balbutia-t-elle en chassant de son index une larme qui dégringolait jusqu’à son menton. Jamais elle ne s’était sentie aussi… faible face à quiconque, elle qui ne laissait transparaître d’ordinaire que sa légendaire bonne humeur. Pour la première fois depuis bien longtemps, l’écossaise ressentait des choses qui la bouleversaient au plus haut point. Elle reprit son sérieux, ne pouvant s’empêcher de détailler son visage qu’elle connaissait pourtant par cœur. Ses yeux s'attardèrent sur ses lèvres une fraction de seconde, ravivant le souvenir du baiser qu'ils avaient échangé. Mais elle ne s'aventura pas sur ce terrain. Ne venaient-ils pas de convenir qu'ils allaient avoir besoin de temps? Au lieu de cela, la jeune femme ancra ses yeux dans les saphirs qui lui faisaient face. « Tu sais que je t’aime. Ça ne changera jamais. » Ce n’était même pas une question, juste une affirmation dans toute sa simplicité. Talya ne savait pas encore où cela allait les mener, et comme Oskar l’avait bien dit, ils allaient devoir réfléchir pour démêler ces sentiments nouveaux. Mais elle se sentait mieux que jamais.



BY .SOULMATES

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W. Oskar Hopkins
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TalyaMielle

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Message If we wanna live young, love, we better start today - Oskar › Mar 12 Fév - 22:14

Talya A. Matheson & W. Oskar Hopkins
La gorge du militaire se serrait au fur et à mesure des mots qui en sortaient. Difficile, mais si vraie, si pure. Il n'en avait pas l'habitude. Il ne l'avait jamais eu, son père était militaire lui aussi, et si sa mère s'était toujours montrée assez aimante, ce n'était pas le mot d'ordre de la famille Hopkins. Il n'avait jamais eu à se plaindre de sa vie, loin de là. Mais Oskar avait pris exemple sur son père et avait suivi sa voie. Être un homme, un vrai, qui ravale sa douleur et se montre fort face au destin. Il était ainsi, mais au fond, il était tout le contraire. Et Talya, Talya elle avait toujours su faire ressortir cette petite sourit fragile qui se cachait derrière cette façade de militaire. Le musicien sentait la pression qu'exerçait Talya sur ses doigts, serrant davantage leur étreinte. L'encouragent à poursuivre. Oskar termina son monologue à son tour, plus aucun mot ne pouvait sortir de ses entrailles toutes tourneboulé déjà. Assécher des sentiments qu'il avait jusque-là enfouis. Elle savait tout... Il n'avait plus rien à lui dire, plus rien à lui cacher.

Un silence s'installa. Les mots de l'homme raisonnant encore dans les esprits de chacun. Oskar même s'était surpris, il ignorait être capable de tels sentiments. Enfin surtout de pouvoir un jour les exprimer. Les mains de Talya serrant toujours les siennes, il n'osait pas bouger. Se contentant de la regarder, de l'observer, sans la juger, lui laissant le temps de digérer cette bombe lancer à la mer. Et voilà que d'un coup elle mit fin à leur étreinte. Il ne l'a retenue pas. Il la laissa faire. Fermant ses yeux un instant, alors que ses doigts caressaient la peau de son visage. Se laissant faire, comme un agneau à la merci d'une louve. Il la savait non dangereuse et ses caresses étaient protectrices. Il sentait le canapé bouger sous les mouvements de Talya, mais n'ouvrit pas les yeux. Se laissant faire toujours. Un sourire sage élargit ses lèvres alors qu'il sentit la douceur de ses lèvres contre son front. Imprimant cet instant au plus profond de son cœur. Il mit un petit temps avant de réagir et de reprendre le fils des choses. Et surtout se rendre compte qu'elle parlait. Nageant dans un autre monde un peu euphorique et merveilleux. Il manqua un léger rire à ses dernières paroles. Chaque mot le touchait davantage. Il était ainsi Oskar, solitaire et réservée. Mais depuis quelque temps, il s'ouvrait, elle lui apprenait à s'ouvrir. C'était un processus long et fastidieux pour un homme comme lui. Mais à ses côtés, ils apprendraient à être un homme meilleur. À être un bon compagnon, un bon père, meilleur que ce qu'il est. Même s'il n'est pas son compagnon, s'il n'est pas le père de son fils. Il aimerait en partie être tout cela, lui montrer qu'il sera toujours là pour elle, pour eux.

« Pardon. Je suis désolé. »

Le musicien détourna aussitôt son regard de celui de Talya. À contre-coeur, il ne la lâchait pour autant pas totalement des yeux. Les baissant légèrement sur ses lèvres et ses joues. Oskar savait une chose avec les années, ses yeux bleus perçants étaient hypnotisants, dérangeant même quand il le plantait dans le regard d’autrui. On dit souvent que le regard est le reflet de l'âme et les yeux bleus sont encore plus transparents sur ce point. Lui-même a déjà eu du mal à soutenir un regard trop claire, trop intense. Alors il ne pouvait que s'excuser d'être si troublé, si affecté par tout cela, dans le bon sens au final. Mais cela n'arrangeait pas le pouvoir de son regard, il le savait. Il remarqua une larme sur sa joue, mais l'hésitation lui fit louper le coche. Elle l'avait déjà arrêté dans sa course alors qu'il avait à peine accepté au fond de lui de l'intercepter. Oskar se mordit alors les lèvres. Ce qui l'avait sous les yeux semblait être trop intense pour son coeur. S'arrachant, un désir auquel il se refusait pour l'instant. S'obligent à relever le regard, légèrement au départ. Mais croisant les pupilles sombres de Talya, ils les éleva un peu plus alors.

« Je sais, je sais. »

Ne répondant rien de plus, rien qui serait malvenu ou de trop rapide. Il s'était bien assez ouvert comme cela pour la soirée. Et pour un petit moment même. Lui répondre que "lui aussi", il trouvait cela trop fade, trop quelconque. Il lui avait dit certains mots sans les dire juste avant. Il n'avait pas besoin d'en ajouter plus. Tout ce dont il avait besoin à présent, c'était d'un gros câlin. Pour cela il leva un bras et invita alors Talya à se pencher contre lui. Se positionnant d'une meilleure façon pour que la tête de la femme s'appose contre son épaule. Voilà ce qui ferait son bonheur à cet instant, simplement cela. L'enlacer de ses bras puissants, sans autre mot, sans autres fioritures. Simplement la savoir dans ses bras, en sécurité. Il soupira alors qu'elle se laissa aller contre lui, comme un point final à ce chapitre à cette discussion à cet instant intense. Comme s'il était temps de simplement se laisser aller un peu et de profiter l'un de l'autre. Ses yeux se fermèrent alors qu'il posa sa joue contre la chevelure soyeuse de celle qui faisait battre son cœur la chamade.

954 mots. Fiche créée par Rinema


PS : navrée du retard.


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