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Membrichou
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Message New Hope [Isidor J. Hasting] : › Mer 27 Juin - 16:00

Isidor J. Hasting & Lucy Bridges

New Hope


Aller en cours, quel calvaire ! Lucy Bridges ne se montrait pas très sérieuse vis-à-vis de cela. Plus jeune, elle adorait les cours. Réussir représentait même un mot d'ordre. Avec son petit-frère, Luce s'amusait à exceller en tout pour rendre fiers ses parents. C'était le but ! Ils étaient irréprochables, très bons élèves et appréciés par leurs camarades et leurs professeurs, tellement ils se montraient agréables et disponibles. Tout avait changé à la disparition de Mason, un an plus tôt. En effet, Lucy avait brûlé le gymnase de son lycée à l'époque, de manière volontaire et décidée. Elle exprimait sa souffrance. Elle était passionnée par la course. Quelque part, elle tuait sa passion, ce qui la résumait en quelque sorte. Les autorités évoquaient un geste de pure délinquance. Alors, elle avait eu une sanction : des simples travaux d'intérêts généraux. Aussi, son établissement l'avait exclu définitivement. Llewyn et Lullaby, ses parents, avaient choisi une inscription dans un bahut qui voulait bien de leur enfant : plutôt défavorisé et prioritaire. Luce avait effectué de très mauvaises rencontres. La police la connaissait bien. Elle traînait avec les pires caïds du coin. Elle séchait les cours et se faisait remarquer. Son premier petit-ami était le dealer du coin, parti en prison à cause de ses bêtises. Elle savourait le danger et l'adrénaline. Son but restait très clair dans sa tête : rejoindre son frangin dans le monde des morts. Attirer le danger pouvait favoriser la réussite de cet objectif. Elle avait tenté de se suicider le jour où elle avait mis fin à l'existence de la salle de sport de son bahut, presque le jour de l'annonce du décès de son frère. Or, elle avait échoué: peu de courage pour s'exécuter. Il lui restait un peu de bon sens même si son objectif l'occupait toujours. Elle ne partageait rien avec ses parents, ni personne d'ailleurs. Elle ne faisait pas son deuil et elle s'étouffait dans son malheur. Seul Keith McAvery avait compris son manège. La brunette regrettait ce déménagement forcé à Marple Spring. Llewyn et Lullaby souhaitaient tout reconstruire, notamment leur couple car ils s'étaient séparés un temps suite aux tromperies de Lullaby. Lucy ne validait pas leur choix. Elle était inscrite au lycée du coin. Elle allait redoubler, elle ne passerait peut-être même pas les examens. Il était question de la remettre sur les rails : reprendre une vie lambda, d'adolescente, lambda, sauf que la belle reprenait les mêmes erreurs. Elle ne se présentait pas souvent en classe. Elle collectionnait les heures de retenue car elle ne désirait pas se mettre au travail. Elle traînait dehors, avec des personnes peu fréquentables. Elle recommençait tous ses travers. Elle ne sortait pas de la spirale installée. Elle dissimulait tout à ses parents et elle confiait rien. Ce quotidien ne demeurait pas simple. La brune dormait peu. Elle voyait Mason partout. Il hantait ses rêves, ses cauchemars. A travers les vitres, elle arrivait à l'apercevoir. Cela devenait fou. Elle n'avançait pas. Peu de choses la motivait, sauf le cours de Monsieur Hasting. Cet homme était formidable, fabuleux, loufoque. Il animait ses cours d'histoire : déguisements, sorties, jeux. Cela attirait Lucy. Elle retrouvait des éléments qu'elle appréciait dans l'enseignement. Cela lui rappelait aussi son père qui avait toujours une anecdote intellectuelle à échanger, parfois au détour de subterfuges comme Isidor savait le faire. Les autres s'interrogeaient car ils observaient la présence de Bridges qu'à ce cours donc parfois, on la chariait. Elle s'en fichait et ne répondait pas aux brimades de ses camarades. Luce aimait bien ce cours : une animation dans un quotidien morne. Il ne pouvait pas se douter de tout cela. Présentement, elle le visualisait dans la cour. Il était présent. Pourquoi ? C'était rare de le voir dans cet endroit. Il venait de terminer sa classe et il s'agissait de l'heure de la récréation. Il prenait peut-être un peu de bon temps. Luce se trouvait seule, elle n'avait pas envie de parler à ses potes et elle avait besoin de se retrouver. Elle pensait aller au cours suivant pour changer et partir après. Une bonne résolution, elle affichait une présence rare. De loin, elle jetait des coups d'oeil à son prof. Que se passait-il ?


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Message New Hope [Isidor J. Hasting] : › Mar 10 Juil - 15:42


Lucy Bridges & Isidor J. Hasting
New Hope
Une journée comme une autre avait commencé plutôt. Du moins, depuis quelques semaines ses journées semblaient différentes. Depuis qu'Elizio, son neveu, était dans sa vie, le quotidien était différent. Isidor se levait plutôt, il cuisinait maladroitement des pancakes ou autres gaufres et gourmandises, souvent plus carboniser qu'autre chose. Mais le gamin d'un sourire le remerciait de l’effort en croquant toujours dedans. Avant de fuir de nouveau se préparer. La vie à deux, n'était pas simple, surtout lorsque l'un d'eux viennent de perdre ses parents et son petit frère tandis que l'autre sombre depuis déjà des années dans une folie insoupçonnée, ne se remettant pas lui, non plus d'une perte trop dure à supporter. Mais Isidor se doit d'être fort et responsable, à présent, pour lui. Il le sait. Comme chaque matin après avoir jeté la plupart des pâtisseries cramées, ayant préparé un sandwich plus correct à son neveu, l'enfouissant dans son sac de course, avec toujours un petit mot, un seul et unique encourageant à chaque fois. Comme une habitude, un petit jeu, un réconfort journalier pour cette pauvre âme, qui ne parle pas beaucoup. Comme un premier contacte, espérant un jour déclencher plus. Le mot du jour est "reconstruction".

Une fois son neveu parti prendre le bus, il se prépare à son tour, son premier cours n'est une heure plus tard que le début des cours habituel. Un avantage parfois d'être professeur, les horaires un peu décaler. Filant sous une douche fraîche, revêtant ensuite son célèbre costume de tweed, tellement décaler. Rajustant son nœud papillon devant le miroir, une main dans ses cheveux à peine laqués. Sa mèche tombant toujours parfaitement sur un coin de son front. Son allure était à la fois si simple et tellement élaborée. Comme un besoin d’identité personnelle. Un besoin de se démarquer du reste du monde. Arriver un peu en avance, il avait cours avec des premières années de collège, sûrement une de ces classes favorites en vérité. Encore assez jeune pour aimer ses singeries et Juste assez vieux pour comprendre ses cours. Il aimait être ce professeur loufoque et particulier. Il aimait être disponible pour les questions, pour les suggestions. Il avait d'ailleurs une boîte en carton sur son bureau, la "boîte à folies" comme il l'avait appelé et comme c'était inscrit dessus. Où chaque étudiant pouvait laisser à tout moment anonymement ou non un mot, une idée, une suggestion une demande ou autres. Ainsi, il lui était parfois arrivé de revenir sur un cours passé que certains semblaient ne pas avoir compris. Il avait parfois suivi des idées de certains élèves pour des cours. Il les avait menées parfois hors de la ville lors de beaux jours, pour des cours en extérieur, les changer de l'ambiance morose et des murs gris de l'enceinte de l'école. C'était parfois agréable. D'ailleurs, il devait discuter d'une sortie moins pédagogique, mais plus amusante pour la fin des cours qui était toute proche en cette fin de mois de juin.

La cloche du collège sonnant, il sortit de sa classe pour se diriger vers le bâtiment principal du collège-lycée. C'était la récréation et il devait parler rapidement de son idée de pique-nique géant avec d'autres professeurs. Son cartable de cuir sur l'épaule, il interpella chaque collègue susceptible d'accorder de l'intérêt à ses dires alors. S'approchant de la grande cour principale. Un sourire à son neveu, rapidement qui commençait doucement à se faire quelques amis, il discutait avec la jeune Hamliton, revenu en ville depuis peu. Mais il ne voulait pas paraître intrusif et encore moins gênant. Son regard porta alors plus à droite, pour croiser rapidement le regard d'une jeune fille, femme même, plus âgée que son neveu. Lucy Bridges. Cette jeune fille, il en entendait des vertes et des pas mûres sur elle. Beaucoup de ses confrères ne cessaient de s'en plaindre, même de dire qu'il n'avait pas la chance de la voir à leur cours. Elle détourna le regard alors. Elle était seule, dans son coin. Isidor lui avait la chance, sûrement, de la voir et plus qu’assidûment à ses cours. C'était une jeune fille souriante même, à ses cours en tout cas. Il avait déjà discuté avec quelques collègues d'elle. Sa méthode un peu divergeant de celle de la plupart de ses camarades professeur aidait sûrement à ce que certains cas difficiles, comme elle, s'intéresse à l'école.

« Salut la solitaire du jour. Pas envie de te mêler aux affreux groupes sociaux du lycée ? »

Isidor s'était approché de la jeune femme, un sourire léger aux lèvres. Il la regarda gentiment. N'osant pas s’asseoir à son côté. S'il se fichait dû quand dira-ton, il ne voulait pas envahir son espace personnel, qui semblait être important aujourd'hui.

« J'espère te voir à mon cours tout à l'heure. On va parler des Romains, j'ai pas prévu de déguisement cette fois-ci. Mais promis il y aura un combat de gladiateurs ! »

Son sourire s'élargit, amusé par ses propres bêtises. Elle avait un air morose, et Hasting n'était pas idiot. Il savait que cette "gamine" souffrait. Il ignorait le pourquoi du comment, si c'était un peu futile, une dispute entre copines ou une rupture "amoureuse"... Ou plus profond que cela... Il n'était pas doué pour parler avec les gens en général, juste douer pour faire le pitre en classe tout en essayant d'apprendre des choses à des gosses parfois si mal en point qu'on dit qu'ils sont difficiles... Mais souvent derrière leur ânerie se cache un profond mal-être. Peut-être qu'en discutant un peu avec elle, au moins pour la journée, il pourrait lui redonner un peu le sourire.

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Message New Hope [Isidor J. Hasting] : › Mer 11 Juil - 21:46

Isidor J. Hasting & Lucy Bridges

New Hope


Lucy Bridges se trouvait seule dans la cour de récréation. Elle avait besoin de prendre l'air. Elle pouvait passer du temps avec Isaac K. McAvery pour parler de sa copine et du bébé ou des cours. Lorenzo, Justin et Peter aussi lui tenaient compagnie la plupart du temps. Or, elle voulait être tranquille. Elle vivait trop de choses en ce moment. Keith McAvery avait deviné son plus grand secret. Il ne la lâchait pas et ses parents ne tarderaient pas à tout savoir. Elle se situait dans la m****. La brunette le savait. Elle n'usait pas de discrétion. Elle loupait trop de cours. Son attitude prouvait une sorte de mal-être. La jeune fille observait son professeur préféré : Isidor J. Hasting. Il venait de la Suède si elle se rappelait bien. Pourtant, il adoptait un style vestimentaire très British. Il était fabuleux. Il arborait une belle personnalité. Il devait être envié. Il rencontrait plus de réussite aux examens par ses élèves que les autres enseignants. Sa méthode demeurait inimitable. Il prenait le temps de partager sa matière. Il se montrait très pédagogue, et ludique. Tout le monde pouvait s'y retrouver dans ses cours, même les cancres comme Lucy Bridges. A l'instant, Isidor s'approchait de l'adolescente. Il usait d'un ton presque humoristique. Il avait la bonne accroche. Tout passait bien chez lui. Il possédait la trentaine mais il faisait plus jeune que son âge. Il était plutôt bel homme. Son dynamisme restait transcendant. Qui n'admirait pas Hasting ? Pour Luce, il lui rappelait son papa.

Bonjour Monsieur Hasting, non pas vraiment. C'est rare de vous voir ici. Attention car vous êtes une star. En effet, les autres élèves le zieutaient de loin. Les regards sont rivés sur vous, cela ne vous fait pas peur ? Elle s'amusait de la situation, Lucy partageait l'humour de son père. Ils étaient très taquins. La brunette se levait pour se mettre à la hauteur de son professeur, en signe de respect également. Oui je viens. L'homme savait motiver les troupes. Cool, dernièrement les médias mettent en avant la possibilité que les Romains représentaient les premiers chasseurs de baleines, ça vous parle ? La jeune fille séchait peut-être les cours mais cela ne l'empêchait de se renseigner sur les sujets actuels et très intellectuels. Llewyn avait toujours travailler la curiosité de ses enfants. Cela perdurait. Luce se demandait ce que Hasting faisait. Il s'affichait à côté de la rebelle de service, l'élève redoutait pas les profs. Je peux vous renseigner sur un élément ou vous aider ?



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Message New Hope [Isidor J. Hasting] : › Lun 30 Juil - 14:07


Lucy Bridges & Isidor J. Hasting
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Isidor avait laissé de côté un instant et pour quelques minutes encore son idée de pique-nique géant avec plein d'élèves. Pour se concentrer sur une unique élève. Lucy Bridges, qui seule dans son coin, confirmait de nouveau les soupçons du professeur d'histoire à son égard. Il avait peu l'occasion de la voir autre qu'à ses cours, à vrai dire il était tellement dissipé en général, toujours l'esprit ailleurs, qu'il faisait peu attention aux gens autours en général. Surtout depuis quelques jours. Son esprit était trop préoccupé par Elizio, son neveu. L'homme venait d’endosser un rôle qu'il ne connaissait pas. Celui d'un père, en quelque sorte. Et avec un ado qui venait de tout perdre, c'était chose compliquée en plus. Isidor malgré son esprit vagabond savait toujours repérer les personnes qui avaient besoin de lui et de son attention. Il avait appris à ignorer les personnes qui délibérément se faisaient voir pour accaparer son attention inutilement. Mais son instinct repérait à présent ses élèves qui dans leur coin avait besoin de lui et d'une présence plus adulte et peut-être étrangère dans leur vie. C'était le cas avec cette brune, du moins c'est ce que Jacob ressentait à présent. S'il avait approché la jeune femme avec un trait d'humour. Il voulait s'assurer qu'elle allait bien, ou du moins pas trop mal.

Les mots de Lucy l'intriguèrent un instant. Une star, lui ? Inconsciemment, il jeta un œil aux alentours. Effectivement quelques regards étaient posés en sa direction. Il eut un sourire léger en coin, amusé par la situation. Il savait qu'on parlait un peu, peut-être beaucoup, de lui dans son dos en salle des professeurs surtout lorsqu'il déambulait déguiser d'une manière ou d'une autre. Ou alors lorsqu'il allait en cours les bras charger de caisses avec des accessoires plus étranges les uns que les autres. Mais il ignorait, ou du moins faisait tout pour ne pas y penser que même les élèves pouvaient parler de lui.

« Oh... Tant que je n'explose pas vraiment, ça me va. Mais si cela te dérange. Si ma lumière t'éblouit, tu me le dis. »

Isidor faisait référence aux vraies stars du ciel. Car celles-ci, visible à nos yeux n'étaient en réalité que la luminosité résultante d'une explosion des étoiles. Il regarda la jeune femme se redresser, elle était plus petite que lui, mais il appréciait ce signe de respect qu'elle instaurait. Le professeur, bien qu'assez tarée sur les bords savait apprécier les petits signes de respect des autres et notamment de ses élèves. D'ailleurs, il demandait à chaque début de cours à ses élèves de se tenir debout derrière leur bureau, sagement le temps de poser sa serviette de cuir sur le coin du bureau, toujours le même. Son côté anglais, peut-être. Mais si au début, toujours ses élèves faisaient la grimace, et ne respectaient pas toujours très bien cette petite règle. Isidor savait gagner leur confiance et leur faire comprendre que ceci était un signe de respect mutuel. Il n'aimait pas voir entrés ses élèves dans une salle de cours pour ensuite les regarder de haut. Si évidemment, c'était plus simple pour qu'ils écrivent sur leur table, il estimait que quelques secondes à leur hauteur étaient un signe suffisant de respect mutuel pour chacun.

« Oh, non, je ne savais pas, tu pourras en parler en cours tiens. Cela m'intéresse. J'avoue que je n'ai pas trop eu l'occasion de lire ses derniers temps. Et l'unique télé de chez moi... Cris des animés à longueur de temps ses temps-ci. »

En temps normal Isidor n'allumait que très très rarement sa télé. Mais depuis qu'Elizio était là, le brouhaha était assez constant de la boîte magique. Pour des animés, comme il venait de le dire, la plupart du temps. L'adulte n'y prêtait pas trop d'attention, non pas qu'il dénigrait cette culture, au contraire même. Mais les livres avaient toujours eu sa préférence à la télé. Tournée des pages étaient pour lui plus intéressantes que de rester le regard vide devant un écran. Pourtant, il comprenait sans mal ces personnes qui choisissaient l'autre camp. Ouvert d'esprit, Izzy l'avait toujours été. Il ne voulait pas juger, mais comprendre. Toujours. Troublé par sa demande, il eut un geste vif de la tête sur le côté.

« Non, je t'ai simplement vu seule dans ton coin. Et... Et j'ai juste eu envie de venir te voir. Tu avais un air morose. »

Isidor s'écarta un peu de Lucy. Ne lui faisant plus face, mais se laissant aller sur le banc qu'occupait la jeune fille à peine plutôt. Il s'abaissa alors. Pour la mettre en confiance. Il savait qu'elle le respectait et peut-être même qu'elle avait un peu d'estime pour lui. Alors peut-être, aurait-il une chance qu'elle lui parle un peu.

« J'ai appris que tu n'étais pas très assidue en cours. Je n'ai pas à me plaindre pour ma part. Mais... Les professeurs se posent des questions. Moi, je m’inquiète pour toi. Je ne suis qu'un homme un peu fou, je sais. Mais Lucy, si tu as besoin de parler à quelqu'un, sache que tu peux te confier à moi. Je garderais ce que tu me dis pour moi. Mais sache que si tu ne sais pas à qui parler de certaines choses, que tu ne veux pas inquiéter tes parents ou que tu as peur de te faire railler par tes amis. Moi, je suis là. Je t'écouterais juste. »

La voix de l'homme s'était soudain posé. Il doutait même un jour avoir eu un tel ton envers sa classe. Peut-être même personne d'autre que Rebecca sa femme n'avait un jour entendu sa voix si déterminée et calme. Il n'avait pas regardé la jeune fille tout le long de son discours. Il avait préféré appuyer ses mots en laissant son visage et ses yeux se balader sur les allées et venu de l'immense cours du lycée. Mais alors que sa langue humidifia dans un geste rapide et inconscient ses lèvres sèches. Il tourna enfin le visage vers la jeune femme. Plantant ses yeux dans les siens.

« Je te promets. Je serais toujours là pour toi. »

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PS :: navré du retard, 15 jours assez charger et la chaleur...... *fond*


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Message New Hope [Isidor J. Hasting] : › Mar 31 Juil - 0:18

Isidor J. Hasting & Lucy Bridges

New Hope


Votre lumière m'éblouit mais je peux faire avec. Après tout, je la subis même pendant les cours. Le terme lumière avait un sens large : étoile, intelligence, prestance. La jeune fille évoquait la présence éblouissante de cet homme. Elle plaisantait pas mal, elle rebondissait sur les blagues de son interlocuteur. Elle appréciait cela chez lui, il arborait un humour certain. Il avait le sens du partage. Parler aux jeunes, il s'agissait d'un point fort chez lui. Luce pensait quand-même ce qu'elle avançait : ce professeur demeurait un être admirable. Il effectuait tellement bien son travail. Tout le monde suivait ses cours. Il possédait une méthode innovante, une pédagogie hors norme. Aucun autre enseignant pouvait se vanter de faire tant d'adeptes à ses cours. Il fallait s'imaginer la situation. Lucy Bridges se présentait à peu de cours mais jamais elle ne ratait un cours de Isidor J. Hasting. Cela pouvait paraître dingue. Les autres la jugeaient pour cela. C'était bon enfant, mais le fond existait. Luce appréciait ce professeur et son enseignement. Il affichait une réel intérêt pour ses élèves. Il se donnait pour réussir à les captiver, notamment au travers de ses déguisements. Il offrait de vraies performances. Présentement, l'adolescente se levait pour afficher tout son respect. Avec les autres adultes du bahut, elle n'aurait pas agi ainsi. Elle ne les aimait pas du tout. Keith McAvery échappait à la règle. Il était à l'écoute et humain. Il lui apportait une aide considérable avec ses conseils et en parlant de son vécu. A l'instant, Lucy évoquait la possibilité que les Romains représentaient les premiers chasseurs de baleines. Les médias soulevaient la question. La brunette prouvait sa motivation quant au fait de se diriger au cours de Isidor. Jamais elle n'étalait sa science devant les autres. Hasting y avait le droit. Je dois me renseigner plus avant d'en parler. Puis,.. je préfère vous le dire à vous, les autres...non. Ils pensent que je suis inculte et bête, j'imagine. Je sèche tellement les cours ou je ne bosse pas. Elle osait évoquer un élément qui la touchait. Vous savez vous me faites penser à mon père. Il adore titiller ma curiosité et il m'a transmis cette curiosité. Il est aussi fou que vous ! C'est dingue non ? L'ado écoutait attentivement le reste des dires du professeur. Vous avez des enfants ? La remarque de l'homme sur les programmes principaux, diffusés par sa télévision, la travaillait. Un réel échange se créait. Il ne demeurait pas à sens unique. Il s'agissait d'une chose plaisante et agréable. Apparemment, Hasting ne lisait pas tellement. Il avait le droit. Il était assez mature pour faire ses choix. Il s'éduquait certainement d'une autre manière. Certains préféraient les images à la lecture. Luce abordait une polyvalence à ce niveau. A l'instant, la belle se demandait si son interlocuteur avait besoin de quelque chose. Il était étonnant qu'il vienne la voir et qu'il lui prête une attention si particulière. Le trentenaire avait calculé l'air morose de son élève et sa solitude apparente. Cela lui posait question. Il était adorable. Il se souciait réellement d'autrui. Ils étaient rares à être comme cela : si authentique, peu importe le statut de l'un et de l'autre. Isidor se mettait à l'aise, il s'installait sur le banc occupé plus tôt par Lucy. Elle faisait de même pour se situer à la même hauteur que le brunet. Ce dernier s'exprimait plus longuement sur la situation de Bridges. Il s'inquiétait pour elle. Il se montrait disponible pour une écoute. Les impressions de Lucy étaient fondées. Il s'agissait d'un homme bon. Faut pas s'inquiéter, j'ai juste un peu de mal à me faire à cette nouvelle vie. Merci Monsieur Hasting. Cette humanité est si rare chez les autres adultes, je comprends pourquoi vous êtes si apprécié. Vous devez prendre un maximum de temps pour votre travail : entre les cours et le reste ? Trop de jeunes souffrent ici. Moi ça va, je vous remercie pour votre partage. Elle retenait l'offre de Isidor bien qu'elle n'affichait pas une entièreté dans ses dires. Elle n'aimait pas prendre de l'espace et de la place. Alors, elle ne développait pas ses pensées. La suite surprenait Lucy, dans le bon sens. Elle était si touchée, impossible de ne pas réagir ni de dissimuler une quelconque émotion. Ses yeux s'humidifiaient. Merci ! Personne n'osait lui parler si franchement. Il était si convaincant et convaincu. Avec de telles paroles, Bridges se sentait déjà plus que reconnaissante : elle se voyait soutenue. Même ses parents ne discutaient pas elle. Alors, ce geste représentait tellement pour elle ! Ce prof était énorme, un cadeau du ciel ! Cela faisait du bien d'entendre de tels dires.


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Message New Hope [Isidor J. Hasting] : › Ven 10 Aoû - 13:47


Lucy Bridges & Isidor J. Hasting
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Un sourire naquit sur les lèvres du professeur, ravi de voir que la jeune femme ne s'offusquait pas de ses âneries. Et même plus ne poussait plus loin que lui. Elle avait cette repartie qu'il appréciait. C'était agréable de parler avec elle. Il avait déjà remarqué en cours son aisance de la communication et de la répartit. Lui-même doutait d'avoir une telle aisance. Isidor s'était toujours considéré comme un timide, il n'avait jamais beaucoup parlé, il avait toujours préféré écouter. Mais avec son métier, qui lui plaisait, il était bien obligé à passer au-delà de ça. Le compliment de la jeune femme lui allant droit au cœur, il s’inquiéta pour elle alors. L'interrogeant avec précaution sur le fait qu'elle n'était pas aussi assidue à ses cours qu'au sien. Izzy savait que ses méthodes étaient différentes, innovantes ou complètement folles, selon les points de vue. Mais il avait un taux de participation à ses cours plus élevé que la moyenne. Si évidemment il ne pouvait pas "faire le con" à chaque cours no plus. Il tentait au moins une fois dans la semaine, de faire un cours un peu différent de la "normal". Mais la véritable réalité, c'est que malgré des cours plus "normaux" que d'autres, Isidor ne savait pas faire dans le "normal" totalement et il y avait toujours une touche de quelques choses qui savait captivée l'attention des élèves. Il était fier de cela. Oui, son ego gonflait un peu en cet instant.

« Cela serait l'occasion de leur prouver qu'ils ont tort. Et que ce sont eux les idiots, tu ne crois pas . Je ne veux pas t'obliger, mais c'est bien que tu sois curieuse, c'est ce qui fait inintelligence des gens. L'école en soi ne vous apprendre pas grand-chose. Elle vous donne quelques bases dans la vie, mais rien ne vaut un élève curieux. Et je suis ravi de te faire penser à ton père. Il a raison de te pousser à être curieuse. Il faut l'être. »

Il fit une petite pause, il n'avait aucun filtre avec elle. Pas besoin, il la savait intelligente. Preuve en était encore une fois de cette conversation. Izzy fut aussi ravi de comprendre que le problème ne semblait pas venir de chez elle, ou du moins cela ne semblait pas. À la façon dont elle venait de parler de son père, il semblait beaucoup compter pour elle et être très présent pour elle. C'était le plus important, à son sens en tout cas. Mais la question suivante sortait le professeur de ses pensées positives.

« Oui et non. Je viens de recueillir mon neveu. »

Il désigna de la main le garçon qui était plus loin dans la cour. Il précisa sa casquette pour repère. Il était plus jeune que Lucy, mais sûrement tout autant perdu. Il ne parlait pas encore bien anglais. S'il le comprenait pas trop mal, il avait bien du mal à s'exprimer encore. Et ici ou dans les alentours proches trouver une école bilingue, avec le français était compliqué. Mais le garçon avait déjà fait des progrès énormes depuis qu'il était ici. Alors Izzy avait bon espoir qu'il s’intègre. La petite Hamilton l'aidait beaucoup à cela. Se préoccupant donc de Lucy, Hasting prit place sur le banc. Se laissant aller à confier ses craintes et surtout son soutien à la jeune femme qu'il savait mal dans sa peau.

« Ne me remercie pas, nous sommes aussi là pour ça. Même si beaucoup l'oublient. Et tu es quelqu'un de bien Lucy. Cela serait dommage que tu gâches ton année ou ta vie. Tu ne mérites pas ça. J'ignore ce qui ne va pas, mais il faut vivre pour toi, pour rendre fiers les gens qui sont là pour toi et ceux qui ne le sont peut-être plus. Je le sais que trop bien, crois-moi. On a parfois envie de tout lâcher. Mais on lève les yeux et on se dit qu'il faut continuer de vivre pour faire ce qu'on veut. Pour ceux qui ne le peuvent plus. Pour aider ceux qui ont du mal. »

Isidor avait laissé son regard sur la foule. Un instant, son cœur s'était serré. S'il ignorait les raisons du malheur de la jeune femme, il avait parlé pour lui, peut-être plus en cet instant. Il avait fait référence à sa femme. À cette douleur qui persistait dans son cœur qui souvent, aujourd'hui encore, quatre ans après, lui faisait si mal qu'il voulait juste parfois encore en finir. Pour la rejoindre, pour arrêter d'avoir mal. Mais il avait sa vie, et aujourd'hui son neveu. Il avait compris avec l'aide de sa mère qu'il devait continuer à vivre pour eux deux. Non plus que pour lui, mais pour sa femme et lui. Lui montrer qu'il était fort et qu'un jour viendrait où il la retrouvera et où elle l'embrassera, comme elle le faisait souvent, sur le front, en lu disant qu'elle est fière de lui. Il s'était raccroché à cela pour se relever, il s'accrochait encore à cela quand il manquait de s’effondrer. Mais peut-être la situation était différente pour Lucy... Il ne savait pas. Et il ne la forcerait pas à se confier. Si elle le souhaitait, à présent, elle savait qu'il serait à son écoute. C'était plus important que tout.

Les derniers mots du professeur semblaient avoir touché la jeune fille. Il en fut alors ravi. Peut-être qu'ainsi, en prouvant sa bonne foi et sa véritable intention, elle se sentirait assez en confiance pour se confier à lui. Ainsi, peut-être, pourrait-il l'aider. Mais il comprenait qu'elle ne le fasse pas immédiatement. Elle aurait sûrement besoin de temps. Il détourna son regard d'elle, le reposant sur la cour d'école. Ses coudes sur ses cuisses. Les yeux sur la nuée d'élèves qui se déplaçait ici et là. Il eut un léger soupir. Serein et détendu. Il resta un instant ainsi avant de se redresser et de regarder d'un sourire la jeune femme.

« Bon, je vais te laisser tranquille. Je dois continuer ma tournée des enseignants pour voir qui serait intéressé par un pique-nique géant pour la fin d'année, avec des élèves. Mon offre tient toujours Lucy. Mais je me répète. Tu es quelqu'un d’intelligent et de curieux, tu as des facilités, ne gâche pas tout parce qu'un système un peu arriéré t'embêter. Puis tu as bientôt fini le lycée, alors, si vraiment après tu ne veux pas continuer... Tu peux. Mais dis-toi que dans ce cas, plus tu y mettras du tien, plus vite, tu auras terminé. »

Un clin d'œil à la jeune femme et il s’apprêta à la laisser tranquille. Se relevant du banc. Ajustant son costume si particulier. Une main dans ses cheveux, sa mèche se remettant en place, sagement.

1193 mots. Fiche créée par ©️ Summers


PS :: prends ton temps pour répondre, je serais absente du 13 au 25 donc ne re-répondrais pas avant fin du mois.


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Message New Hope [Isidor J. Hasting] : › Aujourd'hui à 15:07

Isidor J. Hasting & Lucy Bridges

New Hope


Lucy Bridges rigolait bien en présence de Isidor J. Hasting. Avec lui, elle osait. Il était si naturel. Il représentait le meilleur professeur de tout le bahut. Il était très pédagogue. Il s'intéressait à tous les profils de lycéens. Il ne mettait personne de côté. Ses méthodes aidaient tout le monde à se montrer curieux vis-à-vis de la matière enseignée par Isidor. Il réussissait largement ce qu'il entreprenait. Il pouvait représenter un modèle pour différents jeunes. Luce adorait ce professeur. Elle se présentait à tous les cours de Hasting. Elle n'en ratait pas un seul. Dans les autres matières, elle n'agissait pas ainsi. Elle ne travaillait pas. Elle séchait beaucoup. Elle respectait peu les autres enseignants. D'ailleurs, elle était souvent collée. Elle qualifiait l'élève dont personne rêvait. Elle arborait un profil très problématique. Son dossier relatait l'incendie qu'elle avait causé en mettant volontairement feu au gymnase de son premier lycée. Certains profs la craignaient. Lucy n'était pas un cadeau en tant qu'élève. Elle entretenait cela, sauf auprès de Isidor. Il avait un réel pouvoir sur elle. Présentement, il la poussait même à s'affirmer devant la classe. Si les enseignants avaient parfois peur d'elle, des camarades aussi. Ils ne connaissaient pas son histoire mais elle les intriguait. Alors, certains la jugeaient bêtement ou ils refusaient de lui adresser la parole. Ils ne voyaient pas au delà des apparences. Lucy souffrait peu de cela, elle avait pas mal de potes dans ce nouveau lycée, mais elle n'osait pas étaler sa science devant les autres à cause de ces mauvais jugements qu'elle finissait pas rendre vrais.

Je ne sais pas, vous avez sûrement raison, même si cela ne m'apportera rien au final. Je ne veux pas me montrer face à eux, vous vous savez ce que je vaux c'est le plus important car les camarades de classe ne mettent pas de notes ou ne jugent pas de manière scolaire le profil des autres devant une assemblée de profs ou d'autres professionnels. Ils n'ont aucun pouvoir et leur prouver que je sais des choses ne m'apportera rien du tout. Alors, en y réfléchissant, je vais garder le silence en classe. Je vous dirai si j'ai plus de nouvelles concernant cette théorie avancée par les médias. C'est intéressant. La suite lui donnait le sourire. Isidor était quelqu'un de bienveillant. Mon père est un vrai exemple donc à votre manière, vous l'êtes aussi, puisque vous arborez le même profil que lui. J'adore écouter vos cours comme j'adore écouter les histoires de mon père, vous êtes deux êtres fascinants qui savent partager un savoir sans être barbants mais plutôt dynamiques et captivants. Vous donnez la voie en quelque sorte et cela vous rend exemplaires, ce n'est pas dur de travailler sa curiosité auprès de personnes comme vous deux. Au final, c'est bien de vous ressembler.

L'un ne possédait pas de filtre, l'autre non plus. Lucy partageait enfin ses impressions avec Isidor. Elle l'avait voulu depuis le début mais elle hésitait toujours à venir lui parler. Il venait d'instaurer le dialogue, c'était tout à son honneur.  L'adolescente s'intéressait à la vie de son professeur. Il élevait son neveu. Celui-ci devait connaître une histoire peut-être difficile si son oncle prenait soin de lui. Hasting prouvait encore qu'il était un homme bon.

Vous êtes courageux, j'espère qu'il n'est pas trop dur avec vous.

Elle pouvait visualiser le gamin grâce à son interlocuteur. Elle ne le connaissait pas du tout. Puis, le professeur s'installait près de son élève. Ils étaient assis tous les deux sur un banc. Hasting annonçait qu'il serait présent en cas de besoin car il captait bien la détresse de la jeune fille et il s'inquiétait pour elle. Elle était très touchée. Méritait-elle toute cette gentillesse dont Isidor faisait preuve ? L'homme, au style britannique, donnait même des conseils à Luce. Il était si authentique, ses mots sortaient sans barrières pour les arrêter : ils traduisaient ses pensées à l'oral. Il ne possédait aucunes gênes, se livrer de cette façon semblait être si simple et naturel pour Isidor. Il était incroyable. Ses paroles avaient un impact car il savait discuter avec les jeunes. Il était proche d'eux.

Je ne suis pas quelqu'un de bien, j'ai effectué trop de mauvais choix dans ma courte existence. Je mérite ce qui m'arrive, je l'ai choisi quelque part. Vous comprenez ? Vous êtes vraiment adorable monsieur Hasting, mais vous ne me connaissez pas. Je ne mérite pas tous ces bons conseils.

Sincère, elle ne dissimulait pas ses pensées. Elle restait très reconnaissante vis-à-vis du temps que ce professeur prenait pour elle. Or, elle savait qu'elle pouvait s'en prendre qu'à elle-même si elle souffrait plus de jour en jour. Alors, elle n'avait pas le droit d'être aidée ou accompagnée. Elle était tout simplement nulle. Vivre pour elle, c'était impensable. Elle mourrait pour Mason, son fond pourrissait pour devenir rien comme l'état de son frangin décédé. Elle rendrait personne fier. Tout lâcher restait la meilleure option à son stade. La belle tentait de garder le sourire. Hasting se livrait un peu à elle quelque part. Il proposait une relation de confiance. Il s'agissait d'une chance et d'une bénédiction que d'avoir un si bon personnage à ses côtés. Oserait-elle aller plus loin ? Pas pour le moment, elle en disait déjà trop. Isidor allait partir. Il offrait encore des recommandations avant de partir.

Bonne tournée alors et merci pour tout. Ses dires lui allaient droit au cœur, personne parlait d'elle de cette manière. Il évoquait les réelles capacités de la jeune fille. Elle devait y mettre du sien pour s'en sortir et avancer plus vite dans son parcours. Pour l'instant, elle se concentrait que sur son malheur alors le reste, demeurait dans l'ombre. Si seulement elle pouvait avoir un vrai avenir... . Elle s'enfonçait. Les conseils et les paroles de Isidor resteraient longtemps gravés en elle. Merci pour tout ! Se répétait-elle, la brune lui offrait son plus beau sourire. Elle le regardait, s'en aller, il avait vraiment la classe !




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