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Message ÉVENT 4 ⊰ It's a party in the USA. › Sam 1 Sep - 10:55



It's a party in the USA

Le reste de la nuit s'était heureusement déroulé sans heurts malgré encore quelques fêtards un peu trop remplis et avinés qu'il a fallu emmener au commissariat pour le dégrisement. Les renforts de Detroit étaient arrivés vingt-cinq minutes plus tard et nous pûmes enfin commencer l'enquête pendant que nous avions passé une heure du matin. Sous la houlette de Hopkins et d'Atkinson, les investigations et les premiers interrogatoires des fêtards avaient commencés tandis que Haver supervisait les efforts de l'équipe scientifique et du légiste. Pour ma part, je n'avais cessé d'aller de ci et de là en supervisant tous les efforts des forces de l'ordre présentes. Avec le lieutenant dépêché par Detroit, nous étions les deux plus gradés de la police présents sur place et cette nuit-là, pas grand monde si ce n'est personne ne dormit avec tout ce qu'il y avait à faire ici au bord du lac.

C'était d'ailleurs mon cas et le matin suivant à 08:00 tapantes, un rapport était déjà rédigé et posé sur le bureau du shérif. La veille, il m'avait passé un coup de fil vers deux heures du matin pour connaître l'état de la situation pendant que j'étais en train d'observer le travail de la police scientifique. Ce fut au tour du maire de m'appeler également un quart d'heure plus tard pour également savoir où nous en étions et me glisser des remerciements de sa part pour mon travail. Je pris les remerciements du maire et du shérif pour moi et les autres agents de police car je n'étais pas la seule à travailler, néanmoins cela était assez plaisant d'avoir un retour positif de sa hiérarchie. Le rapport rendu au shérif était le plus exhaustif possible malgré le début des investigations, je passais une bonne demi-heure dans le bureau de mon supérieur afin de discuter avec lui à propos de cette enquête.

On reprit les fondamentaux de l'enquête : la victime était un jeune homme noir de 22 ans du nom d'Andrew Jacobson. D'après les témoignages recueillis par les fêtards, il était assez connu dans le domaine social de Marple Spring, sa profession était surveillant au lycée de Marple Spring, il faisait du bénévolat dans un centre aéré de la ville de Detroit et du militantisme social à Detroit ou Marple Spring, certains le connaissaient de vue pour avoir reçu des tracts de sa part. À quelques variations près, le même portrait ressortait auprès des interrogés, Jacobson était quelqu'un de quasi universellement apprécié voire aimé, considéré par la plupart comme quelqu'un de gentil et d'altruiste mais également grand travailleur dans les tâches qu'il accomplissait pour le bien commun. En gros, beaucoup voyaient sa mort comme une grande perte. Jacobson avait été tué de deux balles, la première sans doute fatale en quelques secondes car selon les premières remarques du légiste, le cœur a été touché de plein fouet et traversé, il n'avait aucune chance de s'en sortir. La seconde balle, en pleine tête, a traversé le cerveau de part en part avant de ressortir du front, tuant pour de bon la victime. Au stade où je fis mon rapport au shérif, personne n'était encore considéré comme suspect mais une chose avait été retenue, le caractère de la préméditation dans la mise à mort.

L'affaire du gang de cambriolages en parallèle, je menais donc l'enquête criminelle, mon unité ayant été détachée pour résoudre cette affaire embarrassante pour la ville, Marple Spring étant une agglomération connue pour sa tranquillité. Ce fut à compter de cet instant que je passais presque tout mon temps au travail, épluchant les témoignages des fêtards et rassemblant les premiers éléments d'enquête avec l'aide de la police de Detroit. Toute mon unité se consacra essentiellement à l'enquête du meurtre bien que les investigations de l'enquête sur les cambriolages se poursuivirent aussi et arrivèrent à leur conclusion en la personne du second du chef cuisinier Preston. Cette affaire résolue, mon unité transformée en cellule d'enquête travailla sans relâche sur le meurtre. Pour Kosta, c'était une grande première mais pour les autres, c'était une tâche plus difficile mais assez commune dans le travail de policier, Haver et moi en savions quelque chose. L'enquête progressait à défaut de dire qu'elle piétinait, certaines personnes avaient de nouveau été interrogées au commissariat afin d'avoir des précisions sur les déclarations mais la plupart du temps, beaucoup ne se rappelaient plus trop ce qu'il s'était passé. J'étais frustrée de voir que l'on n'avançait pas, je ne pouvais pas faire non plus appel à Hendrix ou Reddick pour un coup de main, le pire ayant été lorsque la mère de Jacobson était venu reconnaître le corps de son fils, celle-ci s'était mise à sangloter et à tempêter contre moi et mes agents, arguant que si nous aurions mieux fait notre travail, son fils serait encore vivant. L'accusation de racisme envers moi flottait dans l'air mais elle ne fut pas proférée à mon grand soulagement car une riposte l'attendait sinon. Haver s'était occupée de calmer Jacobson mère et de lui parler en lui offrant un café. Bien vu car la mère se calma et ressorti du commissariat plus apaisée quoique encore meurtrie, qui peut se relever aussi facilement du meurtre de son fils aîné lorsque l'on est une mère ?

Ce fut au bout de deux mois d'enquête que le fin mot de cette histoire fut connu. Les résultats de l'autopsie confirmèrent les premières impressions du légiste et aucune empreinte autre que la sienne ne fut retrouvée sur le corps. Mis à part quelques résidus de terre suspects mais d'une terre qu'on retrouvait autour du lac, nous n'avions que peu de choses sur lesquelles nous appuyer. Sur une idée de Baird, l'on recoupa à nouveau des témoignages de fêtards et il y avait un détail qui était passé entre les mailles de notre filet. Un homme était cité à trois voire quatre reprises par les témoins, quelqu'un comme étant étonnamment calme dans la panique et qui obéissait sans rechigner aux instructions de la police. Difficile de dire de qui ces gens parlaient, seule l'une d'entre elles savait qu'il s'appelait seulement John. Cela réduisait la liste des suspects potentiels malgré le fait qu'il y avait au moins plus d'une vingtaine de John parmi nos témoignages. Ce fut en recoupant les comptes-rendus des témoignages de ces John que l'on put réduire la liste des suspects à cinq personnes. Revigorée par ce nouvel élément, on se remit en chasse avec mon unité et les cinq John suspects furent interrogés séparément. Sur ce coup, ce fut moi qui me chargeait des interrogatoires car il fallait mettre la pression sur eux pour qu'ils se mettent rapidement à table et dire tout ce qu'ils savaient. Les quatre premiers John ne donnèrent que des résultats peu concluants, la plupart d'entre eux restaient calmes mais n'avaient pas approché le rivage du lac Michigan ou alors s'étaient baignés un temps avant de rejoindre les fêtards. Le dernier John en revanche était beaucoup plus étrange et surtout, il possédait alors déjà un casier judiciaire au contraire des quatre autres suspects.

John Martin, 34 ans, un homme sans emploi en procès avec son ancien employeur et vivant d'allocations sociales devint alors notre principal suspect. Une rapide recherche sur son passé nous fit froid dans le dos : il avait été arrêté pour coups et blessures, injures à caractère racial, vol avec violence, outrage à agents, vandalisme et avait déjà effectué des peines d'emprisonnement allant de quelques semaines à un an. En d'autres termes, un criminel endurci qui était d'ailleurs connu pour ses sympathies envers des idées ouvertement racistes voire son appartenance à des partis radicaux politiques identitaires de bord d'extrême droite, le genre que même les Républicains de Washington ne veulent pas fréquenter. Nous avions une belle enflure entre les mains mais il y avait bien une chose que le bougre n'avait encore jamais faite qui était le meurtre. L'interrogatoire était dur et tendu, il essayait de m'attaquer sur le fait qu'il refusait que ça soit une femme qui l'interroge mais je ne m'étais pas laissée faire et je le renvoyai directement dans ses retranchements en lui faisant miroiter la peine à perpétuité si le caractère raciste était retenu par le juge et le jury et s'il n'avouait pas son meurtre. Une perquisition à son domicile sur mandat du juge avait permis de retrouver l'arme du crime et les incohérences entre ses premières déclarations et le recoupage des témoignages lui furent envoyé en pleine face et je vis avec satisfaction qu'il se sentait coincé et au pied du mur. Martin signa peu après une déclaration d'aveux sous serment après avoir avoué qu'il avait détesté le meurtre même s'il en avait fait l'apologie lors de ses réunions secrètes avec les milieux racistes de la droite américaine. Pauvre type va, belle grosse merde raciste en plus.

Martin nous avait également fait une confession, pensant certainement que cela l'aiderait car il était évident pour lui qu'il n'y serait plus le bienvenue. Il faisait partie d'un groupe qui se considérait comme le successeur du KKK et qui commençait à prendre de l'ampleur à Detroit voire sa région alentour. Je le menaçai presque qu'il m'avoue qui d'autre était impliqué dedans mais il ne put m'avouer aucun nom car comme leurs horribles prédécesseurs, les membres de ce groupe extrémiste cachaient leur visage derrière des cagoules blanches. Ma simple réaction face à ce mince aveu fut de dire par dépit que lui et ses acolytes ne valaient pas mieux que les terroristes de Daech ou les talibans, mes souvenirs de l'armée revenant alors. Martin fut peu après mis en détention provisoire à Detroit en l'attente de son procès qui se conclurait sûrement par une peine de plusieurs dizaines d'années équivalant à une perpétuité. En revanche, je câblai ma hiérarchie et à Detroit que nous avions sûrement un groupe d'obédience raciste et dangereux dans les environs, il fallait peut-être s'attendre à d'autres meurtres. Je demandais de plus des renforts au shérif pour la ville de Marple Spring car il nous fallait sans doute garder un œil sur les habitants d'ici. C'était notre travail en tant que police locale.

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W. Oskar Hopkins
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Lost in my mind.

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TalyaMielle

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Message ÉVENT 4 ⊰ It's a party in the USA. › Dim 9 Sep - 18:53


IT'S A PARTY IN THE USA.
ft - Everbody
Que venait-il de faire ? Ce baiser, tel un baiser d'adieu... Non ce n'était pas ça et si... Il ne savait plus. Le voilà qui venait de faire volt-face et son esprit avait complètement buggé mais il devait se ressaisir, l'heure était grave à présent. En arrivant à la hauteur des deux policières, proposant son aide. La chef, du moins la plus haut gradé ici, Jane, lui indiqua quoi faire. Acceptant son ordre sans broncher, comme au bon vieux temps. Il se détourna alors des deux femmes les laissant à leurs affaires. Lui chercha du regard des membres de la sécurité, son nez en l'air, il trouva l'un d'eux pas très loin. S'approchant, il indiqua son nom, son grade et la mission donné par l'agent Shepard. La désignant de la main et du regard. L'homme ne chercha pas plus, c'était trop la cohue et la confusion pour chercher à comprendre davantage. De l'aide fut rapidement sur place malgré tout et Oskar, guidait les quelques membres de la sécurité parfois un peu dépassée. Il répondit à quelques questions posées ici et là et évita que deux personnes ne sortent de la zone délimitée. Si une femme ne comprenait pas, malgré des explications d'Oskar, il eût réussi à la calmer après un moment avec l'aide d'un policier venu en renfort de Detroit. Sacrée soirée...

Une fois une partie de la nuit passée, des couvertures apportées ainsi que des boissons chaudes pour tous. La liste des membres présents enfin faite, chacun put doucement rentrer chez lui, choquer par cette soirée, qui restera longtemps dans les mémoires des habitants et de la ville. C'était certain.

Hopkins, chercha de nouveau celle qui avait accompagné sa soirée, Talya. Il tenait à présent à la raccompagner chez elle. Le trajet fut relativement silencieux, entre la fatigue et le choc, cela semblait assez normal. Ils auront tout le temps un autre jour, de parler de ce qui s'était passé.

Deux mois, il aura fallu seulement deux mois d'enquête pour savoir qui avait fait cela et pourquoi... Un crime horrible, commis pour des idéologies archaïques et dépassées. Oskar avait suivi l'affaire de prêt. Et pour sûre, il garderait un œil bien ouvert à présent. Non pas qu'il craint pour sa vie, mais peut-être peut-être protéger de pauvres personnes, dites de "races inférieurs", au détour d'une ruelle.

410 mots. Fiche créée par ©️ Summers


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