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Membrichou
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Message Quante scuze ho inventato io [Livia, flashback, Manhattan] › Lun 8 Jan - 17:56



Livia & Ewan
Huit heures et quart. Mon réveil décidait de sonner sans fin, m'arrachant un soupir tandis que je tendais le poing pour le laisser tomber sur le pauvre appareil qui s'arrêta net. Je m'étirais longuement, tentant de me réveiller à mon rythme. La nuit avait été difficile, l'hôtel où le FBI avait loué une chambre n'étant pas référencé dans les hôtels de luxe que pouvait posséder Manhattan. Je me demande même si certaines personnes ne s'en servaient pas pour lieux de prostitution. Il y avait de quoi taper dans cette fourmilière géante, sait-on jamais ce qu'il pouvait en sortir. Je décidais de m'étirer en me laissant rouler vers le sol, tombant à plat vers le sol, mes mains me rattrapant juste à tant. Je pouvais remercier les réflexes navy, ils venaient de m'éviter un nez fracturé. J'en profitais pour effectuer quelques exercices, bien décidé à commencer la journée de la meilleure des façons possibles. Je relevais le regard rapidement vers le dossier qui trônait sur ma table de chevet, le logo du FBI inscrit noir sur blanc dessus. J'avais eu moins d'une soirée pour prendre connaissance de la situation, des personnes à surveiller, des risques potentiels mais surtout de cet homme que j'allais devenir durant ma mission. Garder le silence n'était pas chose trop dure pour moi n'étant pas d'un naturel bavard. Mais je voulais que ma couverture soit parfaite, ne voulant ni éveiller les soupçons, ni perdre la confiance de ce qui allait être mon boss durant quelques semaines, voir des mois ou des années selon l'avancée de l'affaire. J'avais à coeur de réussir cette affaire pour la clôturer le plus rapidement possible. Et pour gagner du temps, il fallait que je franchisse cette foutue porte qui allait marquer le début de tout...

J'étais en train de savourer le solo de guitare d'Hotel California, laissant couler l'eau chaude le long de mon torse, yeux clos, lorsque deux coups secs s'abattirent sur la porte de ma chambre, m'inquiétant même de l'état de solidité des murs en les sentant trembler. Je soupirais en coupant le robinet, ne prenant même pas la peine de répondre aux sons tout en me rendant vers la porte d'entrée, une simple serviette autour de la taille. J'observais quelques instants au travers l’œil de bœuf, ma main s'étant saisie du couteau qui ne me lâchait jamais durant mes voyages. Personne. Je me reculais presque serein, enfilant mon boxer tandis que la porte s'ouvrait d'un mouvement aussi sec que les coups précédents, m'offrant face à moi, la pauvre femme de ménage du couloir ainsi qu'une charmante jeune femme que je supposais être l'assistante d'après le dossier que j'avais laissé... à la vue de tous ! J'alternais entre la femme de ménage qui venait de s'excuser tout en se reculant pour me laisser seul avec cette femme qui semblait si fière de cette interruption. Je ne flanchais pas face à son regard bleu, lui offrant même un sourire sarcastique en lui indiquant le siège en bois qui se trouvait face au mur.

"Mais faites donc comme chez vous, je vous en prie, installez vous..." ironisais-je tout en poussant le tabouret vers elle du bout du pied, me dirigeant vers ma valise pour attraper de quoi me vêtir mais surtout ranger ce foutu dossier. Je jetais ma serviette à ses pieds sans même prendre la peine de la regarder, tout en continuant dans ma lancée. Je n'aimais pas être interrompu lorsque je savourais les derniers instants que je pourrais avoir pour moi même.

" A 30°, programme pour le blanc, toutes les machines ont cela non ? Puis rajoutez de l'adoucissant, vos serviettes irritent horriblement la peau..." souriais-je en enfilant un polo et un jean rapidement avant de me retourner face à elle.

"Il vous faut combien de temps pour comprendre que vous vous êtes trompée de chambre ? La prostitution c'est la porte d'à côté..." lui lançais-je sans aucun regret, claquant violemment ma valise tout en croisant mes bras face à elle. Elle ne semblait pas prête à bouger, et je n'avais aucunement envie de perdre mon temps. Si la méthode tendre ne fonctionnait pas, il me restait encore la force n'est ce pas ? Peu m'importe qu'elle soit une femme, j'avais des choses à accomplir. Et rien ni personne ne pouvait se mettre en travers de mon chemin. J'étais formaté telle une machine de guerre. Adieu les sentiments, je me montrais détestable.

Moi en quelques sortes.

... mots & .. lignes complètes. Fiche créée par ©️ Summers


Dernière édition par Ewan Jenkins le Mer 14 Fév - 16:36, édité 1 fois
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Membrichou
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Message Quante scuze ho inventato io [Livia, flashback, Manhattan] › Lun 22 Jan - 19:17






Livia & Ewan
Quante scuze ho inventato io


Les dialogues en italique sont en italien.


Un dernier coup d’œil dans le miroir laissa penser à Livia qu’elle était fin prête pour commencer son petit numéro du jour. Voilà un mois qu’elle jouait les assistantes personnelles d’une petite ordure italienne qui répondait au nom de Alfio Da Lozzo. 52 ans, à la tête d’un petit empire de l’investissement, la cible était suspectée de tremper dans des affaires qui pouvaient bien concerner aussi la mafia. Si le réseau véreux était difficile à démanteler à cause de sa réputation et de la peur qu’il inspirait à tout le peuple, il était plus simple de passer par les « petites mains » qui aidaient à l’alimenter et à étaler son pouvoir. Livia avait été envoyée pour surveiller Da Lozzo et faire son rapport chaque semaine à ses supérieurs, sous la couverture d’Isabella Verdino, une jeune italienne inventée de A à Z, personnage dans lequel Livia s’était glissée sans difficulté. Elle avait d’abord assisté son nouveau patron en Italie, et ils étaient arrivés à New-York la veille. Une conférence y était prévue, rassemblant tous les confrères de Da Lozzo . Cette conférence présentant un haut risque pour ces têtes qu’il fallait par tous les moyens protéger, le FBI avait engagé un homme en guise de garde du corps, qui serait susceptible de rester au service de Da Lozzo après cet événement. Un militaire tout droit sorti de la navy apparemment. Ewan Jenkins, de son nom, avait passé la nuit dans un hôtel à quelques blocks de celui où Livia et son patron logeaient. Cet homme ne pouvait évidemment pas connaître la véritable identité de la rouquine, pour ne pas risquer de compromettre sa couverture. La CIA le lui avait garanti, et même le FBI n’était, normalement, pas au courant. Et c’était ce que la jeune femme gardait en tête alors qu’elle montait dans la voiture qui la conduisit à l’hôtel, une grande mallette à la main. Elle était chargée d’accueillir Jenkins, lui faire un court topo – dont il n’aurait probablement pas besoin étant donné que le FBI lui avait sans doute donné tous les renseignements dont il avait besoin –, et lui fournir ses armes, ainsi qu’un costume pour la soirée qui les attendait d’ici deux jours.

Livia fit la moue en passant les portes du hall d’entrée, suivie de son chauffeur. Ses escarpins vernis se faisaient silencieux sur la moquette vert foncé, tandis qu’elle passait devant le réceptionniste sans s’arrêter. Le jeune homme la jaugea de haut en bas, détaillant sa robe crayon noire, et protesta qu’elle ne pouvait pas continuer plus loin. Cela n’arrêta pas la rouquine qui, sans un mot, laissa le chauffeur régler cette histoire. Elle abandonna l’idée de l’ascenseur, en panne, et grimpa les deux étages à pieds. La porte nécessitait un pass pour être déverrouillée. Livia se contenta de frapper pour commencer, mais il n’y avait pas beaucoup de temps à perdre. Son patron attendait son nouveau garde du corps d’ici trois quarts d’heures, et il ne fallait pas traîner. Livia tourna la tête pour voir une femme de ménage occupée à pousser son chariot le long du couloir. Un léger sourire étira les lèvres de l’italienne qui esquissa quelques pas pour aller à sa rencontre. « Excusez-moi, j’ai besoin d’entrer dans cette chambre. Je suis sortie sans mon badge et mon mari ne doit pas entendre quand je frappe...» La femme posa ses yeux bruns sur sa main gauche en quête d'une alliance qu'elle ne trouva pas. « D'accord. » dit-elle en posant la mallette avant de plonger la main dans son sac à main pour en sortir deux billets de cent dollars avant de les tendre à la femme de ménage. Une seconde plus tard, Livia ouvrait la porte d’un geste vif, pour trouver un jeune homme à moitié nu. Dommage, à quelques secondes près… Il n’eut pas l’air d’apprécier d’être dérangé, mais après, tout, elle avait frappé. Un léger sourire insolent aux lèvres, Livia remercia d’un signe de tête la femme de ménage qui disparut bien vite en refermant la porte derrière elle. Elle ne s’assit pas sur le siège qu’il lui poussa avec tant de politesse. Il ne lui fallut que quelques secondes pour se faire une idée de à quoi allaient ressembler les prochains jours. Livia se contenta de l’observer ranger un dossier qu’elle reconnut immédiatement mais au sujet duquel elle ne fit aucun commentaire. Elle fit tranquillement un pas de côté pour esquiver la serviette qui fonçait vers elle, gardant son regard fixé sur ce Ewan. « A 30°, programme pour le blanc, toutes les machines ont cela non ? Puis rajoutez de l'adoucissant, vos serviettes irritent horriblement la peau... » Livia resta de marbre face à cette pique qui se foulait offensante. Replaçant simplement une mèche de cheveux derrière son oreille, elle n’ouvrit toujours pas la bouche, sans perdre son petit sourire provocateur. Elle ne réagit pas davantage lorsqu’il tenta une nouvelle fois de la vexer – décidément, il n’aimait vraiment pas être dérangé – et attendit qu’il en ait fini avec son petit manège, qu’il lui accorde enfin son attention. Lorsqu’il lui fit face, les bras croisés, elle bougea enfin pour déposer la mallette sur le bureau non loin d’elle. Elle l’ouvrit, trouvant une seconde mallette, plus petite, qu’elle sortit avant de la poser sur le bureau et la déverrouiller à son tour. « Deux Glock 23. Classiques, mais suffisants. J’imagine que vous les connaissez déjà. » dit-elle d’un ton neutre, son accent traînant, en tournant la valisette vers Jenkins. Puis elle sortit de la première mallette une housse soigneusement plissée qui contenait le smoking que Jenkins devait porter à la réception. Elle s’approcha de lui, le frôlant pour déposer l’habit sur le lit. « Un cadeau du boss pour vendredi soir. » Elle pivota pour lui faire face, levant les yeux vers lui, pas tellement dérangée par le peu d’espace qui les séparait. « Maintenant si vous avez fini d’essayer de m’insulter, la voiture nous attend en bas. Monsieur Da Lozzo vous recevra dans sa chambre d’hôtel. Vos affaires seront transférées dans la journée. Il vous veut à portée de main de jour comme de nuit. » Même si au vu de son comportement elle l’aurait bien laissé ici. Sans rien ajouter, elle se dirigea vers la porte d’entrée, le laissant prendre ses armes avant de sortir. Elle adressa un sourire poli au réceptionniste lorsqu’elle repassa devant lui. Visiblement Will avait réglé cette histoire, lui et ses deux mètres et quelques. Il les suivit, leur ouvrit les portes et Livia s’installa à l’arrière avec Jenkins. Elle sortir son téléphone portable et entreprit de répondre à ses mails, ne prêtant aucune attention à l’homme assis à ses côtés. Le trajet fut plus long qu’à l’aller, parce qu’il y a avait plus de monde, mais ils arrivèrent enfin au Mandarin Oriental. Elle se retrouva bien mieux dans l’hôtel. La suite de son patron se trouvait au cinquante-quatrième étage. Livia frappa à la porte et attendit une réponse de son employeur pour entrer, affichant un grand sourire. « Buongiorno, Signor Da Lozzo ! » Elle fit signe à Ewan de la suivre et s’approcha du bureau où était installé son patron, qui l’accueillit avec bonne humeur. « Ah, Isabella ! » Contrairement à certains employés, Livia avait réussi à s’attirer les bonnes grâces d’Alfio, à coups de sourires charmeurs et de décolletés en plus d’un travail efficace, il fallait l’admettre. Il lui embrassa la main et elle se posta debout à côté de lui. « Voici Ewan Jenkins, votre garde du corps. » Livia indiqua au brun un fauteuil de l’autre côté du bureau, puis croisa les mains devant elle, laissant le grand chef passer son nouvel employé au crible.


BY .SOULMATES

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Membrichou
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Message Quante scuze ho inventato io [Livia, flashback, Manhattan] › Jeu 15 Fév - 15:41



Livia & Ewan
- Manhattan ? Vraiment ? demandais-je en attrapant le dossier, le feuilletant en sachant pertinemment qu'aucun Navy n'allait à Manhattan. Mon supérieur hiérarchique posa ses lunettes sur son bureau, croisant les avant-bras sur ce dernier sans pour autant décrocher le moindre mot. Je n'eus pas le temps de poursuivre ma lecture que le dossier se referma net dans mes mains d'un coup sec.

- Ce n'est pas une promenade de plaisir Lieutenant Jenkins. Ôtez vous de la tête toutes visites touristiques que vous pourriez envisager. Quelques grands pontes m'ont demandé mon meilleur soldat...
-...Je vous remercie de me faire cet honneur, Mon Capitaine.
- Qui vous a dit que c'était vous, Jenkins ? Vous êtes trop sûr de vous. Cela vous portera préjudice un de ces jours... Disposez donc. Manhattan vous attend...


Je m'étais surpris à fermer les yeux une fraction de seconde tandis que la jeune femme n'avait toujours pas bougé d'un cil, ses yeux braqués sur moi. J'avais tenté de garder mon regard dans le sien, et pourtant en vain. Elle avait ce petit quelques choses presque animal que laissait dévoiler son regard que je ne pouvais le soutenir. Coupler le tout avec son sourire provocateur, et une soudaine envie de meurtre traversa mon esprit. De meurtre ou de sexe. Mon regard descendit le long de sa robe, avant de faire le trajet inverse et de me retrouver à mordiller ma lèvre inférieure face à sa poitrine généreuse. J'étais un homme, réfléchissant et agissant comme le premier des primitifs. Mon regard se détourna - malheureusement - de ses seins pour atterrir sur la mallette qu'elle venait de déposer face à moi. Deux Glock. J'étais comme un gamin le jour de Noël découvrant avec impatience ses cadeaux au pied du sapin. Je m'approchais des armes, laissant glisser mes doigts sur la crosse avant d'en saisir un et de l'armer en direction de la jeune femme, doigt sur la détente, un léger sourire aux lèvres.

" L'avantage des armes semi-automatiques, c'est qu'il suffit d'un coup de tête pour abattre quelqu'un sans le moindre remords..." Je rabattis l'arme, la glissant à ma ceinture avant d'attraper mes bretelles et d'y glisser le second pistolet. C'est à ce moment là que je sentis sa présence bien trop proche de la mienne, ma main s'égarant contre l'arrière de sa cuisse "malencontreusement" mais sans réaction de sa part. 

Je jetais un coup d'oeil en direction du costume avant de soupirer et de le laisser sur place, emboîtant le pas à la jeune femme sans dire un mot. J'étais souvent perdu lorsque ma première approche ne trouvait pas preneur. Et il fallait avouer que malgré ce que j'avais pu lui dire, elle était restée de marbre, bien trop professionnelle à mon goût. J'avais jeté un rapide coup d'oeil à son chauffeur, bombant instinctivement le torse avant de me glisser sur la banquette arrière aux côtés de la demoiselle dont je ne savais rien. Et il ne fallait pas être expert en décryptage d'expression pour voir que la discussion risquait d'être à sens unique si jamais elle devait avoir lieu. J'aimais les défis mais encore plus la répartie. Alors je la laissais savourer de ce moment de tranquillité, sans pour autant la lâcher du regard, détaillant chacune des parties de son corps. J'en arrivais même à rire entre mes dents, mes pensées m'offrant quelques scènes que j'aurais préféré ignorer. Allais-je devoir supporter ce supplice durant toute ma mission ? J'en avais bien peur... 

Le véhicule s'arrêta et je ne me fis pas prier pour en descendre, me retrouvant face à un hôtel surdimensionnés, typiques des grattes ciels que l'on pouvait trouver dans Manhattan et qui dit beaucoup d'étages, dit trajet en ascenseur. Un rictus se dessina sur mes lèvres lorsque nous montions dans l'ascenseur, me collant à elle, tandis que mon regard se posait sur l'écran LCD qui nous indiquait le nombre d'étage que nous avions encore à parcourir. Quatre...Cinq.... Je glissais ma jambe le long de sa cuisse, venant si près d'elle que mon souffle caressait le haut de son épaule, profitant de son odeur qui était probablement la plus enivrante que je n'avais eu l'occasion de sentir.
Six...Sept....Huit... Elle était si désirable qu'elle en devenait détestable. Je sentais que mon instinct masculin prenait le dessus bien plus que ma raison. L'une de mes mains vint se glisser le long de son flanc, subtilement, tandis que mes lèvres s'approchèrent de son oreille.

" Est ce vraiment Monsieur Da Lozzo qui me désire à portée de main nuit et jour ?" lui demandais-je dans un italien parfait, tandis que je sentais une tension s'installait entre nous deux, un mélange malsain qui risquait de me rendre fou. Je pris une longue inspiration avant de me reculer subitement, m'adossant aux parois de l'appareil qui se mit à ralentir, m'apprenant ainsi que l'arrivée était plus proche que notre départ. Je lui adressais un dernier regard en coin, décoiffant ma mèche d'un mouvement de main calculé avant de bomber le torse, prêt à sortir.

« Nous finirons cette conversation un jour, n'en doutez pas.  » ajoutais-je avant de la suivre de nouveau, me retrouvant bien trop rapidement à mon goût dans le « grand bain ». L'homme d'affaires italien était tranquillement installé, et rien qu'à voir le regard qu'il porte à la jeune femme, je compris très rapidement qu'elle avait réussi à obtenir une place de choix ainsi que la protection probable de ce mafieux.

Je m'avançais dans la pièce, refusant de m'installer d'un signe de tête tout en croisant les bras contre mon torse, observant dans le moindre détail le petit homme qui s'était retourné vers moi. Ses cheveux poivres et sels étaient plaqués avec minutie le long de son crâne, laissant découvrir un vieux tatouage d'un poulpe sur son cou. J'étais à peu près sûr que s'il remontait la manche de sa chemise blanche, on aurait pu y lire « Cosa Nostra » gravé à l'encre noire. Il ne fallait pas être agent d'une quelconque société de défense américaine pour y voir des signes d'appartenance à la mafia sicilienne, loin de là. Et pourtant, j'allais devoir protéger cet individu sans en avoir réellement envie. Je sentis le regard de Da Lozzo se poser sur moi, m'analysant de bas en haut avant de sortir une boîte à cigare de son tiroir, la posant face à nous.

«  Installez vous donc Bambino, cela risquerait d'être long... » riait l'homme d'affaires en allumant l'objet entre ses dents avant de surenchérir. «  Ne dites pas à ma femme que j'en ai fumé un, elle risquerait de m'égorger dans mon sommeil... » rajouta-t-il à l'attention de cette Isabella.

Je jetais un regard à la jeune femme, avant de m'asseoir et de poser l'un de mes Glock sur la table face à lui. Je ne m'étais pas préparer à devoir passer un entretien et pourtant j'avais depuis mon arrivée dans la pièce, analysé tout le contenu et le dispositif de sécurité que je trouvais très mal caché. J'essayais de me rassurer autant que je pouvais sur mes capacités à agir dans cette situation, même si cela était nouveau pour moi.

«  Si vous deviez choisir entre me sauver ou sauver mon fils, qui sauveriez vous Monsieur Jenkins ?  » me surprit Da Lozzo. Et malgré la question quelque peu alambiquée, la réponse semblait avoir de l'importance pour l'homme qui se trouvait en face de moi. Je lui offris  un léger sourire avant de lui répondre du tac-o-tac.

«  Vous, Monsieur. Je ne suis pas payé pour protéger votre descendance, mais pour assurer que ceux-ci aient la possibilité d'avoir leur père à leur côté.  » lâchais-je tout en adoptant un ton calme et posé, bien loin de celui que j'avais pu adopter avec la jeune femme.

«  Et si un traître se trouve dans mes rangs, comment le débusqueriez vous ?  » rempila Da Lozzo, presque content du piège qu'il venait de me tendre. J'espérais au plus profond de moi ne pas avoir rougit ou laisser une quelconque trace de gène paraître. Je relevais mon regard face à la jeune femme, lui offrant un clin d'oeil discret avant d'attraper le Glock que j'avais au préalable poser sur la table, et de me jeter sur elle, l'immobilisant d'une clé de bras, canon posé sur sa tempe. Mes lèvres vinrent se poser sur le haut de son crâne et mon doigt s'installa contre la détente.

«  Sans même réfléchir, une balle aurait déjà fusé. Les dommages collatéraux font partis du métier, Monsieur.  » conclus-je en descendant l'arme le long de sa joue, restant toujours collé à elle. J'aperçus Monsieur Da Lozzo rire en se levant, écrasant son cigare dans le cendrier avant de se tourner vers l'ascenseur, claquant des doigts tel une princesse pourrie gâtée.

«  Vous commencez demain. Aujourd'hui, Isabella vous fera visiter l'hôtel, vous donnera votre agenda, et vous expliquera les quelques règles à connaître. Tachez de ne pas vous entre-tuez.  » riait l'Italien en montant dans l'ascenseur.

Je soupirais, presque rassuré d'avoir réussi à répondre à ses deux petites questions, tandis que je me rendis compte que je gardais toujours contre moi la jeune femme. Je la relachais presque immédiatement, remettant mon arme à ma taille avant de m'asseoir sur le bureau, face à elle.

« Très joli parfum... Tu m'expliques pourquoi tu as une caméra embarquée dans le bouton de ton chemisier ? »lui demandais-je en attrapant le soit disant bouton pour le défaire sans me gêner. « Monsieur Da Lozzo pose des caméras sur chacun de ses employés ? » Ma supposition était surtout rhétorique, imaginant bien que ce genre de mafieux fonctionnait à la parole et à la confiance dans ses hommes. Je tapotais du doigt contre le bois du bureau, attendant qu'elle daigne enfin me répondre, sans pour autant cacher l'exaspération qui venait s'éprendre de moi.

« Je suis aussi heureux que toi de devoir t'avoir dans les pattes alors s'il te plaît, décroche au moins un sourire si tu veux respecter la fameuse phrase : soit belle et tais toi, Isabella. »

Je venais d'appuyer sur son prénom, tandis que je me redressais pour m'approcher vers elle, la défiant un peu plus du regard.

« De toute façon, il me semble impossible que tu sois en capacité de réfléchir. Une bonne petite secrétaire dans toute sa splendeur, n'est ce pas ? Montrer son cul et ses seins pour réussir, ce sont des beaux principes de vie... quoi que... » m'arrêtais-je avant de glisser ma main dans la poche arrière de mon jean, cherchant quelques billets.

« C'est combien pour pouvoir les voir ? Cinquante peut-être ? Cela remboursera le pot de vin que tu as versé à la femme de chambre... » riais-je en glissant le billet dans son soutien-gorge, tout en me mordant la lèvre inférieure pour me moquer.

J'aimais jouer tout en sachant que je risquais de perdre. Mais aurais-je vraiment perdu quelque chose ?

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