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Message Who let's the dog out ? Who who who who ?!! (ft. Lovia) › Ven 9 Juin - 12:57

To any girl calling them canine
Premiers pas dans cette nouvelle contrée, premières explorations en périphérie de ma récente acquisition pour y exercer mon pouvoir de décision et de confection de l'antidote au malheur des gens. Je n'irai pas jusqu'à parler de leur vendre le bonheur, tant c'est une notion qui ne s'achète pas. Qui plus est, je n'ai pas pour vocation d'offrir cette béatitude au premier quidam qui pousserait les portes de mon magasin-atelier. Ou en franchirait plutôt la double-porte automatique - merci le progrès. Evidemment qu'à travers mon projet long de plusieurs mois de recherches et d'intensification sur les enquêtes de terrain, quant à déterminer la localisation le plus adéquate pour y implanter cette maison du chocolat - une innovation dans le genre sur cette carte de l'Amérique septentrionale - j'avais déjà conscience de l'environnement dans lequel je m'apprêtais à évoluer. Mais certaines zones d'ombre planaient encore jusqu'à ce que je n'aie vu de mes propres yeux à quoi la fresque de Marple Spring ressemblait en trois dimensions.

J'avais posé mes valises, contenant principalement des idées ainsi que quelques vêtements, dans l'Est de la ville. Coïncidence avec mes origines, je relevais chaque détail du destin, aussi illusoire ou banal pourrait-il paraître. C'en était un de remarquer celui-là : zone privilégiée à la création artistique, avec son flux de passage très intéressant dans un cadre de vie propice à la promotion d'une denrée telle que le chocolat, c'était l'endroit idéal. Je me demande après coup, si j'étais vraiment obligé de bluffer face aux candidatures de Los Angeles et de Miami, tant l'évidence m'est apparue bien plus réaliste que des hypothèses élaborées à des milliers kilomètres de là avec pour tout calcul savant des données paramétriques. Je pouvais y rajouter les données sensibles, celle qui corroboraient le possible en certitude. Celle d'avoir fait un choix probant en partant d'un choix tronqué et hasardeux.

Autre chose de certain, c'est que le Nord de la ville ne me serait pas d'une grande utilité. J'ai débarqué par là puisque l'aéroport s'y trouve, et j'ai vu à quoi ressemblaient les parages depuis le siège arrière d'un taxi qui m'a conduit au centre-ville pour mon arrivée. Entrepôts, usines, grandes superficies de conglomérats et leurs parkings de trois mille places pour leurs employés, etc. Rien qui ne pourrait entrer dans les raisons d'aller frapper à leur porte. De toute façon, il me faudrait un badge d'accès. Perte de temps pour un résultat potentiellement maigre. Je m'en passerai volontiers pour me concentrer sur un public beaucoup plus friand. L'Est était la priorité, avec une liaison à conserver dans le centre-ville pour les gens de l'extérieur qui ne prendrait pas la peine de dévier de leur trajet entre boulot et dodo pour venir découvrir la richesse que j'apporte dans leur région. Pour ce qui est de l'Ouest et du Sud de la ville, l'inconnue persistait et ce n'est qu'au bout de plusieurs balades au cours de mon premier mois sur place que je me suis fait une opinion plus tranchée : des quartiers sympathiques, mais peu conciliables d'un point de vue professionnel. Leur touche agréable ne me fera pas dire pour autant que je ferai une croix sur l'Ouest dans le futur. Peut-être aurai-je moins envie de flâner au Sud, relaxant mais peu attrayant à l'exception du lycée où la jeunesse pourrait être un public cible à certaines occasions.

C'est pourtant encore un peu plus loin dans cette partie verte que j'erre une fois encore. Le Marple Sring Garden possède une certaine ambiance apaisante qui diffère d'où je réside actuellement. Ce n'est pas trop loin, alors je viens m'y perdre, blâmant les vendeurs de sucreries qui donnent le mauvais exemple de ce qui est bon à des enfants qui n'ont pas encore les papilles gustatives assez développées pour s'en rendre d'eux-mêmes compte. Un chien laissé libre de toute entrave qui le menotterait à son maître me happe sans dangerosité un doigt. Je n'ai pas une énorme affinité avec les animaux, mais je parviens à m'en accommoder et à les distraire le temps du retour de leur propriétaire. Je tends alors ma main vers le museau de la bête, lui laissant imprégner la paume puis le revers de mes phalanges, pour qu'il accepte ma caresse sur son crâne, entre ses oreilles aplaties en signe de paix. Je m'agenouille et suis alors pris d'un léger tourment. Mon odorat aurait pu me faire entrer dans le domaine des cosmétiques et des parfums, mais je ne m'en suis jamais approché, dépourvu de penchant pour ce domaine là. A tel point que je peu reconnaître une odeur particulière d'entre plusieurs centaines. Et là, mélangée à celle animale du chien, il y a une fragrance intemporelle qui s'en dégage. Praskovia ? Ma lubie me joue assurément des tours, à n'avoir eu qu'elle en tête dès que je me mettais en rapport mes ambitions personnelles avec ce qui m'a permis d'aujourd'hui d'accéder à une nouvelle étape dans cette recherche. Trop affectueux, le chien insiste. Il ne devrait pas. Moi non plus, car l'embrun s'en détache pour m'inonder les narines. Un mouvement un peu brusque fait se dresser les oreilles du labrador. J'essaie de ne pas permettre à ces sensations de se décupler.




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Message Who let's the dog out ? Who who who who ?!! (ft. Lovia) › Mer 14 Juin - 3:07

we built it up to watch it fall like we meant nothing at all
alexei & praskovia
Les temps furent auparavant plus joyeux pour Praskovia. Lorsqu'elle était en Russie, elle avait plusieurs amis à l'Académie et était impliquée dans divers clubs étudiants et sportifs, ce qui lui avait permis d'obtenir une bourse d'admission à Colombia University. Elle était considérée comme étant une boule d'énergie de par les gens qui la côtoyaient. Maintenant, c'est un peu différent. Depuis un certain mois d'octobre maussade, Praskovia préfère se renfermer à elle-même. Elle a très peu d'amis à Marple Spring et elle se noie constamment dans le travail. Parlant de travail, celui-ci est pratiquemment sa vie. Les gens qui connaissent un peu la jeune demoiselle diraient qu'elle est toujours à Détroit et travaille de longues heures, qu'elle part très tôt le matin, avant l'aube, et qu'elle retourne très très tard en soirée. C'est une vie en soit, après tout. Beaucoup de gens préfèrent une balance entre le travail et la vie quotidienne. Praskovia a peur de cette balance. Trop de temps hors du boulot l'amène à se concentrer sur son passé, et à songer à Alexei. Se noyer dans son travail lui permet d'oublier, et performer dans son emploi lui accorde une joie immense. Praskovia donne tout ce qu'elle peut du lundi au vendredi et parfois même le dimanche. Elle se garde toujours le samedi pour tout de même avoir une journée à elle. Elle est humaine quand même.

Bref, nous sommes samedi matin. Il est 9h30 et Praskovia est déjà réveillée et prête à quitter son chez-soi pour un jogging matinal. Elle le fait à chaque matin, mais la semaine, c'est vers 4h30. Le samedi, elle se permet la grasse matinée. Son chien, Parker, a beaucoup d'énergie à revendre, donc Praskovia l'amène toujours avec elle. C'est un labrador de quelques années, environ cinq ans de ce qu'elle sait. La jeune femme l'avait prise sous son aile alors qu'il avait été abandonné par sa famille et laissé dans un refuge. C'est le meilleur compagnon qu'elle connaisse, il la suit partout quand elle est à la maison et il adore le vaste terrain extérieur. Praskovia s'est achetée une petite maison de campagne dans le Sud de la ville, loin des distractions et avec un grand terrain pour profiter du plein air. Elle adore la tranquillité de ce secteur.

Habituellement, Praskovia fait son jogging dans les chemins de campagne aux alentours de chez elle. La seule exception? Le samedi matin. Cette journée, elle se rend au magnifique Marple Spring Garden et profite des alentours. Elle adore ce parc, en partie parce qu'il est immense et paisible en matinée. En plus, Parker peut s'y promener librement, il adore parcourir les sentiers et sentir chaque petit racoin. Donc, fidèle à ses habitudes, ce matin Praskovia quitta son chez-soi, embarqua dans sa voiture, et se rendit à Marple Spring Garden avec Parker pour y passer quelques heures. Comme toujours, une fois rendu, Parker se mit à courir partout. Il adore cet endroit. Praskovia se mit donc à le suivre, comme elle en a l'habitude. Son parcours de jogging dépend toujours des envies de Parker. Elle voit ça un peu comme une surprise à chaque fois.

Aujourd'hui, Parker décida de s'aventurer vers le chemin qui mène à la grande fontaine centrale, un endroit très fréquenté. Il avait beaucoup d'énergie, et Praskovia le suivait plutôt de loin. Tout à coup, elle le vut s'arrêter auprès d'un inconnu, lui sentir la main et analyser ses alentours. Super! Elle pourrait le rattraper. Praskovia continua donc son chemin pour rejoindre Parker et visiblement s'excuser à l'inconnu pour Parker, qui a toujours beaucoup d'entrain lorsqu'il rencontre des gens.

« Désolé! Parker adore l'attention! »

Le jeune homme se tourna vers Praskovia, et la jeune femme sentit ses jambes la lâcher, ou presque. Alexei. Impossible, il est censé être en Russie. Elle ne l'a pas vu depuis des années. Ça ne peut pas être lui, et pourtant... En quelques secondes, des milliers de souvenirs se mettent à envahir la mémoire de la jeune femme. Des émotions ressurgissent. De la joie, de la frustration. Un mélange de tout.

« Alex... »

Elle est incapable de prononcer quoi que ce soit d'autre. Il n'a presque pas changé, il est toujours aussi splendide. Il semble bien, heureux. Des tonnes de questions se posent dans sa tête. Est-il marié? L'avait-il oublié? Est-il ingénieur maintenant? Sait-il ce qu'elle est devenue? Est-il toujours avec Darya? Et surtout... Que fait-il à Marple Spring?
13 juin 2017
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Message Who let's the dog out ? Who who who who ?!! (ft. Lovia) › Mar 27 Juin - 9:11

To any girl calling them canine
Pralexkoveia

La voix qui se joint au parfum me transporte un peu plus, malgré que l'odorat reste mon sens le plus développé qui me procure des réactions plus ancrées dans mon être. Je ferme les yeux un micro-instant pour façonner un masque devant l'imprévu qui se présente en avance à moi. Dépliant les genoux pour me soustraire d'une position d'infériorité, ca coince et je manque de perdre l'équilibre en pivotant les chevilles. Mine de rien, je pose les doigts d'une main en trépied sur le sol pour me stabiliser et lancer à l'emporte-pièce, avec le peu de contrôle que je réussis à placer dans l'instinct qui me vient.

« Ow, looks like a blast from the past. »

Tout en banalité, avec cette pointe de surprise que je n'ai pu réprimer. Je suis venu à Marple pour elle, et la question à laquelle j'attendais le plus impatiemment la réponse n'était nulle autre du quand la recroiserai-je. Pour autant, je n'étais pas paré à être aidé par la vie qui a pris les devants pour accélérer le timing initial que j'avais estimé : je m'étais donné deux semaines pour la retrouver, de loin, et une semaine de plus pour cerner son quotidien, ses habitudes, son rythme de vie avant de l'aborder à la croisée de ce que j'aurais tenu comme coïncidence. Voilà que je me retrouve avec également son rythme cardiaque que je pourrais lire sur sa montre connectée si Praskovia comblait les derniers mètres nous séparant. J'estimerais ainsi si ses pulsations s'accéléraient en me voyait, ou si au contraire l'indifférence primait sur tout autre état d'âme pour celle qui avait fini par démolir les ponts entre nous.

Je ne pense toutefois pas avoir besoin d'appareil fréquentiel pour déterminer que le malaise l'envahit quelque peu, en lui paralysant les muscles après les deux mouvements de langue nécessaires pour déclamer le diminutif de mon prénom. Voir qu'elle gère moins les retrouvailles m'anime d'une satisfaction de ne pas être le seul à avoir été propulsé aux devants d'une situation inopinée, mais surtout de ne pas être celui qui galère le plus des deux. En une poignée de secondes, j'ai rassemblé des pièces, calculé les marges d'erreur sur les différentes approches vaguement imaginées et qui en sont restées à l'étape d'analyse avant ce moment. Je dois en choisir une, et je vais à la plus personnelle - en admettant que lui dire que je suis là uniquement car elle est tout ce qui m'importe n'est pas une option envisageable.

« T'as vraiment choisi de passer tes vacances là où je travaille depuis peu. Et dire que j'ai tout fait pour éviter New York. »

Dans un jeu de fléchettes, je dirais que j'aurais peut-être touché le triple vingt. Praskovia peut déjouer des experts de l'analyse des expressions corporelles, le fond de son regard mat couvre un choc dont je ne peux cependant pas déterminer l'ampleur. Je poursuis dans l'attitude faussement détachée en reportant ma concentration sur le chien. Mon attention quant à elle n'a pas quitté Praskovia qui émet de nouveaux sons. Je n'en perds pas un seul, hésitant à la couper dans l'unique but de l'enfoncer dans ses retranchements. J'attends quand même qu'elle ait terminé de parler, mais fais mine de ne pas m'être intéressé à ce qu'elle a raconté. Comme si elle s'est adressée à un mur et que cet édifice solide n'a pas la moindre décence de lui rendre la conversation plus aimable. La fermeté dans les traits, j'aurais pu la rajouter tant Pras' a été en partie celle qui m'a appris à vivre avec la distance, à s'en remettre à ce que l'éloignement substitue comme sensation pour une autre. Moins agréable. Parce qu'il y a son chien, je ne le fais pas. J'utilise plutôt la bête comme subterfuge, surtout qu'il se laisse faire. Trop simple.

« Ca va mon Parker ? T'aimes l'attention toi, je vois ca. Mais ce sont les femelles qui ont besoin de ça, mon bon gros. Il faudrait t'affirmer, sinon t'arriveras jamais à draguer la belle golden retriever que je connais et qui je te jure mon vieux est à tomber ! »

Trop affectueux ce chien qui ne reste plus sur ses gardes après quelques frictions sur le pelage ou le museau. Avec les mains qui lui massent l'arrière des oreilles, il pourrait dans mon emportement se faire briser le cou. C'est une alternative que je ne retiens pas, au même rang que celle de le prendre par dessus l'épaule, en porté. Je cherche d'une certaine manière comment faire réagir Praskovia, mais au final je me rends compte qu'être dans son champ de vision et parler suffit.

« Oh tu courrais, c'est vrai. Je ne voudrais pas t'empêcher de te faire rattraper par ce que tu fuis. Tes efforts jusque là seraient en vain... Se slepa kura vcasih zrno najde. »

Je doute que Praskovia ait appris la slovène depuis son départ de Moscou, et puis même si elle comprenait le sens du proverbe ce n'en serait pas dérangeant. Ca me donne l'occasion de caser une des rares expressions que je connais dans cette langue, et de gagner en assurance alors que je la regarde dans les yeux en m'écartant du sentier gravillonné pour lui permettre de poursuivre son footing avec son toutou. Elle ne reprend pas directement sa marche en avant, ce qui accentue le sourire d'un côté de mon visage. Si je n'ai pas planifié de reprendre une discussion avec elle aujourd'hui, je préfère la soustraire de ma journée et la croiser à nouveau quand je serai prêt. Parce que là je sens que je ne le suis pas entièrement. Et avec Praskovia je ne tolérerais que le risque le plus faible, à défaut du zéro qui n'existe pas dans la vie, nos actions, nos décisions.
13 juin 2017
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