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Message are we out of the woods ? (ciarán) › Lun 29 Mai - 16:34

Are we out of the woods ?
Feat Ciarán E. Scrymgeour
« Eh gamine, debout ! ». Une secousse sur son épaule et Olive ouvrait les yeux, sortant bien difficilement des bras de Morphée. Il y eut un petit instant de flottement, ses pupilles s’habituant bien difficilement à la lumière du soleil couvrant l’habitacle. Et puis, il y avait cette présence, debout devant elle, et cette main qui ne cessait de la secouer. Elle mit quelques secondes à reprendre ses esprits, finalement consciente qu’elle n’était pas dans son lit, mais bel et bien dans ce bus aux sièges inconfortables. « Tu entends ce que j’te dis ? ». Les muscles engourdis, Olive se redressa, attrapant son unique bagage composé d’un sac à dos et se leva de son siège sous le regard sévère du vieux chauffeur. Elle descendit du véhicule, étouffant un bâillement alors que la gare routière de Marple Spring était complètement déserte. Jetant un coup d’œil à la montre en plastique qu’elle portait à son poignet gauche, Olive se rendit compte qu’il était encore tôt, probablement trop tôt pour qu’il y ait quelqu’un à qui parler. Inconsciente du danger, elle devinait tout de même la probable panique de sa grand-mère. Elle était partie comme ça, sans un mot, vidant le contenu de sa tirelire. Elle allait passer un sale quart d’heure, mais peu importait. Olive en avait marre. Deux années auparavant, sa mère l’avait récupérée devant l’école, la voiture remplie de bagages, direction Seattle, ville où vivait sa grand-mère. Ça faisait deux ans que sa mère s’absentait bien trop souvent et que son père ne faisait plus parti de sa vie. Deux années à poser sans cesse des questions. Deux années à rester dans l’ignorance. Et elle en avait assez. Marre qu’on la prenne pour une gamine incapable de comprendre. Pourtant, elle était la première touchée. On l’avait arrachée à ses racines, privé d’un père aimant et attentionné. Elle ne comprenait pas pourquoi elle n’avait pas le droit de l’appeler ou même de lui écrire une lettre. C’était le silence complet et, alors que sa mère était, une fois de plus, partie sans explication, Olive avait pris les choses en main. Elle avait regroupé quelques vêtements dans un sac à dos, une bouteille d’eau, des biscuits au chocolat et avec ses quelques économies, avait pris un ticket de bus direction Marple Spring. Et la voilà, après presque deux jours de trajet en bus et un changement à Chicago, elle était de retour à Marple Spring. Deux années d’absence, ce n’était pas long, mais pour une enfant de dix ans, ça semble être une éternité. Olive reconnaissait les lieux, mais ses souvenirs de la ville commençait à se flouter un petit peu. Pas sûre qu’elle parvienne à s’y retrouver. Alors, attrapant une carte routière sur un établi à l’extérieur de la gare, Olive se décida à bouger. Rester ici ne la mènerait à rien. Pour autant, elle s’approcha tout de même d’une cabine téléphonique, bien décidée à contacter sa grand-mère, histoire qu’elle ne s’affole pas complètement… Seulement, manque de chance, l’appareil était hors de fonction. Olive se contenta d’un soupire avant de passer à autre chose. Elle le ferait plus tard. Une fois chez son père. Oui, après de tendres retrouvailles, il s’occuperait de tout et si elle avait un peu de chance, elle allait même réchapper à une punition sévère. De toute façon, elle n’avait qu’un seul but : celui de retrouver son paternel, peu importe les risques et les conséquences. Sa mère n’avait qu’à lui expliquer les choses au lieu de la laisser dans un tel flou ! Elle était en droit de savoir. Du moins, c'est ce qu’elle pensait sincèrement.
Carte à la main, Olive commença alors son périple. La gare routière était un petit peu excentrée, elle se retrouva rapidement en bordure de forêt, longeant la route complètement déserte. Marple Spring n’était pas une grande ville et l’heure bien matinale n’aidait franchement pas. Le soleil s’élevait peu à peu dans le ciel et Olive commençait à trouver le temps long. Sur la carte, ça ne lui paraissait pas aussi loin le centre ville… Mais bon, c’était son unique chance, là-bas, elle trouverait bien ses marques, un endroit qu’elle avait fréquenté par le passé et pourquoi pas, des gens pouvant l’aider à retrouver son paternel… Elle s’imaginait déjà, le serrer tout contre elle, humant ce parfum dont elle avait été privée pendant deux longues années. Ce serait un moment de joie pure et intense… Olive fut rapidement sortie de ses pensées lorsqu’elle se rendit compte de la présence non loin d’elle. Un homme, qui lui semblait bien plus vieux qu’elle, bien qu’à cet âge là, sa perception des âges était un peu bancale. Elle ne le connaissait pas et bien qu’assez inconsciente des dangers, elle savait bien que les gens pouvaient parfois être mal intentionnés. Bien décidée à l’esquiver, la gamine s’engagea alors dans la forêt, slalomant habilement entre les arbres.
© FRIMELDA

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Message are we out of the woods ? (ciarán) › Mer 31 Mai - 9:47


“tu peux tenter de mentir à ce qui se trouve dans ta tête mais tu n'arriveras jamais à mentir à ce qui se trouve dans ton coeur.”



 Ciarán E. Scrymgeour & Olive J.
Hamilton


are we out of the woods ?
L’aube n’était même pas encore levée quand Ciaran se réveilla. Chose inhabituelle pour lui qui avait tendance à rattraper les week-ends son sommeil généralement rogné par ses heures de travail. Voulant pour une fois rentabiliser cette journée, il se promit de faire les quelques corvées qu’il avait bien trop longtemps laissées de côté comme allé changer ses cordes de guitare ou faire quelques courses histoire d’avoir autre chose que des pâtes avec du beurre la semaine prochaine.

N’étant pas si loin que ça de la zone commerciale depuis son loft dans le quartier est, il décida une fois descendu sur le trottoir de laisser sa voiture là où elle était et de marcher jusqu’à sa destination.

N’ayant jamais eu un sens de l’orientation aigu, il se contenta de longer la bordure de la forêt. Fredonnant une chanson alors qu’il marchait, il ne fut pas étonné de voir qu’autour de lui la ville de Marple Spring était encore endormie et que les rues étaient désertes.

Carte à la main et sac à dos bien en place, cette gamine aux cheveux bruns fut la première personne de la journée qu’il croisa. Étrange quand même. Que faisait une fille, qui n’était probablement pas assez âgée que pour aller au collège, seule sur une route qui ne voyait généralement passer que quelques voitures une fois de temps en temps ?

Ciaran n’était pas vraiment certain de la manière dont il devait réagir. Il n’avait jamais été un paranoïaque pensant que les enfants devaient être condamnés à jouer dans le jardin familial uniquement. Lui-même avait passé son enfance dans les rues irlandaises à jouer au ballon ou à se faufiler dans les bois pour grimper aux arbres quand il n’allait pas à la salle de jeu avec les quelques pièces qu’il avait trouvées dans les poches de son père… Et il n’en était pas mort.

Mais cette petite ne semblait pas exactement être en train de jouer avec ses amis. Elle semblait plutôt une gamine venant de partir à l’arrache de chez elle pendant que ses parents dormaient encore et ne sachant plus trop où elle se trouve désormais.

Alors qu’il s’apprêtait à lui proposer de la ramener dans le centre-ville, elle courut vers la forêt. S’enfonçant totalement dans celle-ci. Ni une, di deux. Ciaran la suivit tout en tenant la sangle de l’étui de sa guitare afin d’éviter que son précieux instrument ne tombe au sol dans sa course. La forêt de Marple Spring n’était pas un petit-bois fait pour les promenades en famille et les barbecues. Bien que les gardes-chasse fissent un bon travail pour la garder sauve, les seules personnes s’y aventurant vraiment jusqu’au cœur étaient les chasseurs et les marcheurs équestres les plus avertis. Tout le monde savait qu'une fois trop loin de la ville commençait à apparaître les renards, les coyotes, les cerfs, et même les ours et les loups. Pas vraiment un terrain de jeu idéal pour un gosse.

Heureusement pour lui, bien que hautement habile, la gamine était également terriblement lente. Enfin, comme une fillette peut être lente face à un presque-homme dans la fleur de l’âge. Il eut vite fait de la rattraper et après seulement quelques minutes l’attrape par le bras. Il l’arrêta et la retourna.

« Es-tu totalement inconsciente gamine ? » Dit-il sans cacher son énervement. « Bon sang, c’est bien pour ça que je prie pour ne jamais avoir d’enfant, quel calvaire vous êtes ». Soupira-t-il.


par humdrum sur ninetofive

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Le regret me prouve que je ne suis pas sur le bon chemin et rien n'est plus terrible qu'une vie qui s'écroule dans le regret. ▵ ©endlesslove.
IRELANDE, MUSIQUE, FAMILLE ▵
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