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Message don't look at me like that - Ft Abbagail › Ven 12 Mai - 19:35
don't look at me like that
Abbagail ft. Keith



Il n’était pas rare de voir Keith au cimetière, il n’y allait peut être pas tout les jours, mais au moins une fois par semaine quelque soit le temps. Il venait de sortir du lycée, il avait une classe en moins à cause d’une sortie, alors il en profitait pour venir voir sa femme. Comme d’habitude il s’asseyait face à la tombe en tailleurs, et commençait à lui parler de choses triviales, du temps, de son dernier cours, des dernières perles qu’il avait trouvé dans une copie. Puis de ça il en venait à parler de leur fils, de comment il allait, de leur dernière dispute, c’est en général à ce moment là qu’il ouvrait sa flasque et commençait à en boire le liquide ambré. Il avait toujours sa flasque remplie de whisky avec lui. Enfin, remplie, jusqu’à ce qu’il la descende. Et si cela arrivait, il en avait de toute façon une de secours dans son sac. Il était peut-être alcoolique, mais au moins il était prévoyant. Enfin, Il était là en face de la tombe de sa femme ou il avait déposé une orchidée bleue, pour la simple raison que c’était sa fleur préférée. Pour une fleur représentant la gaieté les circonstances étaient pourtant bien tristes. C’était généralement à partir de ce moment qu’il se mettait à sangloter, et à espérer qu’elle soit là, qu’il voudrait pouvoir échanger sa place avec la sienne, parce qu’elle ne méritait pas ça, et vu ce qu’il est devenu sans elle, il aurait mieux valu que ce soit l’inverse.  

Ouais, il passait le plus clair du temps à se lamenter sur son sort. Ce n’était un secret pour personne. D’ailleurs, plus personne ne lui demandait comment il allait, la réponse était évidente. Mal. Il allait très mal. Pour quelqu’un qui a perdu un être cher, c’est normal, mais ça fait un an. Ces beaux parents comme son fils se plaignent qu’il n’a toujours pas tourné la page. Et bien non. C’était la femme de sa vie, et elle lui manque et il n’est rien sans elle. Alors oui, depuis sa mort il est tombé bien bas, il boit beaucoup trop, c’est un fait, mais ça aide. La douleur qu’il a à affronter tous les matins quand il se réveille seul, celle de vivre avec ce poids sur le coeur, et l’impression d’avoir un boulet aux pieds et aux poignets quand il est sobre. Tout ça parce qu’elle n’est pas là, parce qu’un mec a décidé que ça ne valait pas le coup de s’arrêter au feu rouge, parce qu’un mec a pris une décision qui a tué sa femme. Non. Il n’avait envie d’affronter la réalité, il n’en avait pas le courage. Pas encore. Peut-être un jour cela viendra. Mais pour le moment il préfère vivre avec un brouillard qui rend la réalité plus facile à aborder, ces poids plus léger. Il aimerait trouver une autre solution, mais pour le moment, il n’en a pas le coeur. Il essaie pourtant. Pour son fils.

Il avait eu du mal à se relever, il était temps de partir. A peine trois pas qu’il finit les fesses au sol, en jurant contre lui même puis s’excusant auprès de la tombe dans laquelle il s’était pris les pattes. En se relevant il tomba sur mademoiselle Abbagail Williams. Tient donc, ça faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vu celle là. Elle l’avait vu tomber, tant pis, il récupéra sa flasque tombée au sol et vide maintenant la levant en l’air comme pour la saluer. Il tanguait un peu sous l’alcool. Pas encore complètement ivre, ce qu’il avait bu n’était plus suffisant pour ça, mais l’effet de désinhibition était bien présent. Elle le regardait étrangement. Beaucoup de gens aurait eu le même regard en le voyant de toute façon. Il commençait à s’y habituer à ce genre de regards.

Comment ça va? J’ai quelque chose sur le visage, tu me regardes bien bizarrement!

Il y avait de quoi le regarder bizarrement, il avait un peu de mal à se tenir droit, clairement on entendait les effets de l’alcool dans sa voix, et surtout il était un peu éméché dans un cimetière, pas franchement respectueux pour les morts.

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Don't look at me like that - Keith & Abba

Une journée entre filles et en famille - Trish & Abba

And if we spoke a little - Lazlo & Abba

Message don't look at me like that - Ft Abbagail › Mer 17 Mai - 13:45

Keith & Abba
Le cimetière. Voilà bien un lieu où Abbagail se rendait rarement. Trop glauque, trop austère et lui rappelant bien trop de mauvais souvenirs. Néanmoins, elle était la seule de sa famille à venir aussi souvent sur la tombe des siens: au moins une fois toute les deux semaines. À chaque fois c'était pour se recueillir sur la tombe de ses parents et de sa chère petite sœur, tous trois morts il y a près de dix ans maintenant. Dix ans déjà. Malgré tout, la blessure était encore présente, et profonde pour Abba. Elle avait été si proche de sa sœur et de ses parents, que leur mort fut sûrement la plus grande épreuve qu'elle a eut à vivre dans sa courte vie, après son histoire avec Rick bien sur. Et pourtant les deux épreuves étaient liées l'une à l'autre: c'est parce que ses parents étaient morts qu'elle s'était mise à faire la fête non-stop à New York, et c'est ainsi qu'elle avait rencontré l'homme qui lui avait plus de mal que de bien.

Renfouant ses terribles souvenirs au fond d'elle, la jeune Williams se pencha sur la tombe de ses êtres chers qui lui manquaient afin de s'occuper des fleurs présentes. Elle enleva le bouquet qu'elle avait apporté lors de sa dernière visite et le remplaça par un nouveau. Puis, elle prit quelques minutes pour arroser les autres plantes.
Une fois cela fait, elle s'accorda encore quelques minutes de recueillement avant de prendre la direction de la sortie. Il était temps pour elle de rentrer au manoir pour s'occuper de sa fille qui devait l'attendre.

En marchant à travers les nombreuses allées du cimetière, elle croisa quelques vagues connaissances et habitants venus eux aussi se recueillir. Elle les salua tous d'un signe de la tête, un léger sourire aux lèvres.
Alors qu'elle approchait de la sortie, elle entendit sur sa droite un bruit sourd, comme si quelqu'un venait de chuter. Et en cherchant l'origine du bruit, elle vit bien quelqu'un étaler sur le sol. Personne qu'elle reconnut immédiatement comme étant Keith McAvery. Un Keith complètement saoul d'ailleurs, qui, de sa voix tiraillée par l'alcool la salua et lui demanda pourquoi la jeune femme le fixait ainsi.
La jeune Williams prit alors une profonde inspiration avant de secouer la négativement, en soupirant. L'état de Keith la désespérait au plus haut point. Elle avait été très amie avec Suzanne lorsqu'elle était encore en vie: après tout elles étaient collègues, et passaient cinq jours par semaine à se voir, à travailler et à régler les problèmes ensembles. Et puis, il faut dire qu'à l'école, tous les membres du personnel éducatif sont très soudés, chacun connaissant en grande partie la vie des autres, sans que cela n'empêche les secrets.
Respirant une seconde fois, elle prit enfin la parole.

- Non mais tu es sérieux Keith McAvery ? Tu es bourré en pleine journée au beau milieu du cimetière ?

Elle soupira à nouveau avant de regarder autour d'elle qu'ils étaient bien seuls. Appréciant beaucoup Suzanne, elle n'avait pas envie que quelqu'un d'autre elle n'aperçoive son mari complètement saoul au beau milieu des morts de la ville. Une fois certaine, elle redirigea son regard sur l'homme face elle, et le dévisagea quelques secondes. Puis elle reprit la parole, pour le sermonner. Pour essayer de lui faire ouvrir les yeux, car elle avait entendu pas mal de rumeurs sur son état, et n'avaient pas voulu les croire. Aujourd'hui, elle devait avouer que ces rumeurs étaient vrais.

- Qu'est ce que Suzanne penserait de toi en te voyant ainsi ? Tu y a pensé ?


Voyant son ami titubait, elle se précipita pour l'aider à ne pas tomber. Puis, elle l'emmena jusqu'à un banc non loin d'eux, où elle le fit s'asseoir, avant de se remettre à le dévisager, ne sachant que dire de bien plus gentil. Cette situation l'énervait tellement, qu'elle n'arrivait pas à trouver des paroles bienveillantes en cette sublime fin d'après-midi.
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Message don't look at me like that - Ft Abbagail › Mer 17 Mai - 18:32
don't look at me like that
Abbagail ft. Keith



En chutant il s’était fait relativement mal au bras en se cognant contre la pierre tombale, mais il s’occuperait de ça plus tard, il aurait sûrement un joli bleu. Pour le moment c’était le dernier de ces soucis. Il était tombé sur Abbagail, une ancienne collègue de Su’. Il ne s’attendait pas à la voir ici. En même temps, il ne s’attendait que très rarement avoir des gens vu son manque de relations humaines depuis l’accident. Elle l’avait vu tomber. Tant pis, le ridicule ne tue pas. Le regard sur son visage en disait long sur ce qu’elle pensait de lui, ça ne l’empêchait pas de lui faire remarquer. Il se croyait souvent plus malin que les autres quand il était bourré. Il se croyait beaucoup de choses avec de l’alcool dans le sang en même temps. Et en général, c’était pas du courage. Qui a dit que l’alcool donnait du courage, tout ce que ça donne, c’est une option de fuite.

- Non mais tu es sérieux Keith McAvery ? Tu es bourré en pleine journée au beau milieu du cimetière ?

Tient elle se souvient de son nom! Il eut un léger rictus. Qu’est-ce que ça changeait? Qu’il soit bourré ici ou  bien ailleurs, en pleine journée ou en pleine nuit. de toute façon il était rare qu’il soit complètement sobre, les rares fois où cela arrivait, ça ne durait jamais bien longtemps, il finissait toujours par reprendre une verre, et puis cinq. Et puis il faisait chier personne là! même si c’est illégale d’être bourré sur la voie publique, et tant pis! Qu’on appelle les flics, une soirée en prison, c’est pas grand chose il a dormit dans pire endroit durant l’année qui venait de s’écouler. Il avait un peu de mal à rester debout.

“y’a pas d’endroit pour boire! Et puis, j’fais bien ce que je veux!

Tant qu’on ne l’arrêtait pas il continuerait ça c’est sur. Il voulait arrêter, mais il n’y arrivait pas, c’était le seul moyen de tenir, c’était pas le meilleur moyen certes mais ça l’aidait, tout en le détruisant c’est vrai. Mais on en revenait toujours au même, c’était plus facile de se saouler que d’affronter la réalité.

-Qu'est ce que Suzanne penserait de toi en te voyant ainsi ? Tu y a pensé ?

C’était le genre de réflexion qui piquait, et il essayait de faire comme s’il s’en fichait, comme si ça ne l’atteignait pas. Il tanguait vraiment, alors la blonde l’aida et ils s'assirent sur un banc. Au moins il serait plus stable là-dessus. Enfin, c’est pas parce qu’il était assis que le monde autour de lui ne tanguait pas. En plus il avait le ventre vide. ça n’aidait pas vraiment son cas.

Elle peut pas penser! Si elle pouvait elle s’rait toujours là! Et puis je s’rais pas comme ça! mais la question se pose pas elle ne l’est pas.

Non en effet, si elle était là tout irait mieux. Si seulement elle était là. Si seulement, ils étaient la. Mais ils ne le sont plus, et… Il n’arrive pas à faire autrement, il voudrait pourtant, pour son fils, pour la seule chose ayant encore de l’importance à ses yeux. Mais il ne peut pas, c’est plus fort que lui. Il est tombé au fond du trou, et il creuse encore. Il s’y noit même dans son trou. De toute façon, qu’est-ce que ça peut bien lui faire à elle? Qu’elle s’en aille. Qu’elle le laisse tranquille à pleurer la mort de sa femme et de son fils. Pas besoin de lui faire savoir que là où elle est elle doit être sacrément déçue. Il le sait bien, il ressent ça à chaque fois qu’il se regarde dans la glace, où qu’il croise le regard de son fils.  

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